‹ Médecine pratique (volume 2)Chapitre 12 sur 156 · Je ne connais la nature essentielle du mal L’essence de · texte numérisé non relu

Je ne connais la nature essentielle du mal L’essence de

, , . , \ -, . -, . r -.cette maladie

venerien que par les symptômes dont j ai tait est inconnue a mention. Hors de là , elle m’est aussi peu connue lAuteur* que celle d’une plante ou d’un animal. Quoi- Quelle est sa qu il en soit , je suis assure que le virus qui te produit est très-inflammatoire ; et de là viennent tant de fâcheux symptômes. Je tiens aussi pour constant que ce virus doit être évacué , et cela par les remèdes que l’expérience qui est le grand maître en Médecine , a fait voir être le plus effi-

(i) Rieu de plus magnifique, de plus complet, et de plus exact que cette description du commencement et du progrès de la vérole. Ou voit tien qu’elle est faite d’après nature ; et tant que la maladie durera , elle sera une preuve subsistante de la grande expérience de notre Auteur , et de son attention à suivre les pas de la nature. Desault , persuadé qu’on n’y pouvait rien ajouter , l’a copiée dans son Traité de la Vérole ; et à la fin il fait cette remarque :

Par cette exacte description que Sydenham nous a donnée de la vérole , il parait que la gonorrhée , les bubons , le pbymosis , le paraphymosis , les chancres , les verrues , les tumeurs , etc. , ne diffèrent de la vérole que du plus au moins ; que le levain qui les produit est le même , et que ces differens accidens ne tirent leur distinction que de la différence des parties attaquées. Voyez Desault , Traité de la Vérole.

Réponse de Thomas Sydenham

caces ; car on n’a point encore découvert de spécifique capable de guérir la maladie vénérienne sans produire d’évacuation.

Le mercure et les bois sudorifiques ne méritent pas le nom de spécifiques , à moins qiùon. ne cite des exemples où le mercure ait guéri la vérole sans causer de salivation , et les bois sudorifiques sans causer de sueurs. Et comme l’expérience m’a appris que les sudorifiques ordinaires ne sont pas moins utiles dans cette maladie que la décoction des bois, je ne doute point que , si on pouvait trouver dans le règne végétal ou dans le règne animal , un remède aussi propre que le mercure à exciter la salivation , il ne guérît pareillement le mal vénérien (i).

Une simple gonorrhée virulente est bien différente d’une vérole confirmée , dans laquelle le

(i) Turner , après avoir donné une courte histoire du mercure , et avoiE ^rapporté le sentiment de notre Auteur , ajoute qu’il est contraire à celui des meilleurs praticiens et à l’expérience ; car , dit-il , il s’ensuivrait de là que les autres remèdes purgatifs dompteraient aussi-bien le virus vénérien que fait le mercure ; ce qui est entièrement faux , puisqu’il est évident qu’en purgeant deux fois avec le mercure on détruit plus ce virus , qu’en purgeant un grand nombre de fois sans employer le mercure , et que la maladie augmente au contraire quand on emploie les autres purgatifs, Turner Syphilis , édit. 4, th. p. i5i , 1 53.

M. Astruc est aussi d’un sentiment contraire à celui de notre Auteur. Nous avons appris , dit-il , par une longue expérience qui est au-dessits de tous les raisonnemens , que le mercure , lors même qu’il ne fait point saliver, produit les mêmes effets dans le sang que lorsqu’il cause une abondante salivation , pourvu qu’il entre dans le sang en suffisante quantité ; et qu’ainsi il atténue les fluides , débarrasse les vaisseaux , rétablit les oscillations des solides , dissipe les obstructions , évacue le virus vénérien , et détruit entièrement la maladie.

La Méthode de Desault , qui consiste à donner les frictions mercnrielles , en empêchant la salivation par des purgatifs , et en faisant user de l’eau de mercure pour boisson ordinaire , est encore une preuve que le mercure peut guérir la vérole sans exciter la salivation , de quoi cet Auteur cite plusieurs exemples.

Hoffmann donne aussi une méthode particulière de guérir la vérole sans exciter la salivation. Hoffmann, oper. tome 3 ,poge 3a i.

a Henri P aman.

riras a corrompu toute la masse du sang. Aussi Févacuation par laquelle on vide la matière de la gonorrhée , est tout autre que celle qui guérit la vérole.

13. Quant à la gonorrhée dont nous allons Curation de parler d’abord, je trouve que sa curation consiste la soùorrhee principalement dans 1 usage aes purgatifs , au moyen desquels on évacue d’humeur peeeante ,

ou bien on diminue la quantité des sues naturels, qui autrement serviraient à entretenir le virus.

Or , quoique la raison et l’expérience m’apprennent que toute sorte de purgatifs fréquemment réitérés .peuvent guérir cette maladie , il me semble néanmoins que les c bol a go gu es et surtout les hydragogues sont les plus efficaces. En effet j’ai quelquefois employé avec succès la racine seule du jaîap pour les pauvres qui n’étaient pas en état de dépenser beaucoup en remèdes.

Mais , comme la gonorrhée est accompagnée d'inflammation , et que d’ailleurs les purgatifs dont on doit se servir pour la traiter , échauffent nécessairement , il faut ordonner , dès le commencement de la maladie jusqu’à la fin , un régime rafraîchissant.

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