‹ Médecine pratique (volume 2)Chapitre 14 sur 156 · KM · texte numérisé non relu

KM

(p Voyez ci-dessus nui», *4*

Liniment digestif;

Comment il faut remédier à l’enflure du scrotum.

68 Réponse m tîïomas sydenham

blanc , de sureau , de jusquiame , fleurs de earner* mille , mèlilot , de chacune une poignée ; graines de lin et de fenugrec , de chacune demi-once. Faites bouillir tout cela dans suffisante quantité d'eau de fontaine ; e£ avec cette liqueur fomentez pendant une heure , deux ou trois fois le jour , la partie malade.

Après chaque fomentation , je fais oindre la partie avec de l’huile fraîche de lin , et ensuite appliquer sur les bords tuméfiés du prépuce , l’emplâtre de mucilage , étendu sur de la peau.

S’il y a un chancre sur les bords du prépuce, ou sur le gland, de telle manière qu’on ne puisse qu’avec beaucoup de peine ramener le prépuce en arrière , alors outre la fomentation dont je viens de parler , j’ordonne le liniment suivant.

Prenez six gros d'onguent basilicum ; deux gros d onguent de nicotiane ; demi-gros de précipité lavé dans l'eau rose , et bien porphyrisé. Mêlez tout cela , et faites-en un Uniment dont on mettra sur de la charpie , et quon appliquera sur le chancre apres chaque fomentation (i ).

a3. S’il arrive que la gonorrhée tombe dans le scrotum et le tuméfie considérablement, soit

(i) Si l’inflammation -est considérable , il faut avoir recours à la saignée , et la réitérer suivant le besoin , tenir le ventre libre par des lavemens émoiliens ; et s’il y a fièvre , comme il arrive souvent, il faut tenir le malade au bouillon et à la tisane. On fera de fréquentes injections entre le gland et le prépuce avec l’eau d’orge et le miel rosat , la liqueur un peu chaude , pour emporter les humeurs âcres et nuisibles qui sont cachées sous le prépuce, et on appliquera sur la partie tuméfiée un cataplasme émollient, semblable à celui que décrit notre Auteur.

Mais si la maladie ne cède pas à ce traitement , il faut recourir à l’opération usitée en pareil cas , qui consiste à inciser le prépuce, et qui est exactement décrite par Heister dans ses Instructions de Chirurgie , et par M. Astruc, daus son Traité des Maladies 'vénériennes, auxquels on renvoie le Lecteur. M. Astruc recommande , comme une chose fort nécessaire en ce cas-ià , de tenir la verge attachée au ventre.

a Henri Paman.

parce qu’on a arreté trop tôt l’écoulement , soif à la suite d’un violent exercice , soit par quelque autre cause, alors j’ai recours au cataplasme d’oxicrat et de farine de fèves ; et si ce cataplasme ne diminue pas la douleur de la tumeur , je fais fomenter deux fois par jour le scrotum avec la décoction émolliente dont j’ai parlé.

Durant l’usage de ces remèdes extérieurs , je ne cesse pas d’employer intérieurement les purgatifs et les rafraîchissans, et le régime que j’ai recommandé ci-dessus. Je ne fais pas même de difficulté de saigner, en quelque temps que ce soit de la maladie , si la grosseur de la tumeur et la violence de la douleur me font juger la saignée nécessaire (0, et alors je choisis le bras qui répond au testicule tuméfié, et on tire neuf ou dix onces de sang. Voilà ce que j’avais à dire sur la gonorrhée.

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