‹ Médecine pratique (volume 2)Chapitre 17 sur 156 · Tome IL · texte numérisé non relu

Tome IL

mori.

Avantages de cette méthode.

Apologie de l’Auteur.

82 Réponse de Thomas Sydenham

3q. Mais pour revenir au régime de nos malades, mon sentiment , qui s’accorde avec l’expérience , est qu’outre les décoctions d’avoine , les panades , le petit-lait , la petite-bière tiède , etc. , on peut et on doit leur pemettre des bouillons de veau , de poulet , et autres semblables en médiocre quantité. Et quand les gencives sont désenflées , et qu’ils peuvent mâcher , il faut leur permettre de manger un peu de poulet, de lapin , d’agneau, et d’autres viandes tendres , et leur laisser la liberté de se tenir au lit , ou assis auprès du feu , selon qu’ils aimeront mieux : car puisque la vérole se guérit par la salivation, et non par la transpiration , je ne saurais m’imaginer pourquoi l’on voudrait , sans aucune nécessité , épuiser un malade à force de l’échauffer.

40, La méthode que j’ai proposée est plus courte que toutes les autres , puisqu’avant la salivation elle n’oblige point à de longues et inutiles préparations , et après la salivation , à ces purgations fréquentes , et ces tisanes que l’on met ordinairement en usage. Je suis bien sûr aussi qu’elle est beaucoup plus facile , moins dangereuse et moins sujette à des rechutes; ceux qui voudront en faire l’expérience , après avoir pratiqué les autres méthodes , reconnaîtront la vérité de ce que j’avance. Je puis dire , du moins, qu’elle m’a très-bien réussi dans un grand nombre de malades , dont queîques-uns , après avoir souffert plusieurs fois une longue et cruelle salivation , étaient toujours retombés par les raisons que j’ai rapportées ci dessus.

41. Je n’ajouterai rien davantage sur le mal vénérien , n’aimant point les longs discours qui ne vont point au fait , et qui ne servent qu’à embarrasser et obscurcir la matière. Quelque peu

a. -Henri P aman.

considérable que soit en toute manière ce petit Traité , je vous prie , Monsieur , de le recevoir en bonne part. Je l’ai composé en vue du bien public , et pour faire connaître à tout le monde l’estime infinie que j’ai pour vous : cette estime m’est commune avec tous ceux qui connaissent aussi-bien que moi votre rare mérite. J’ai toujours regardé l’amitié dont vous m’honorez comme un des plus grands avantages de ma vie; conservez-la moi , et soyez persuadé de l’attachement sincère avec lequel je suis , etc.

DISSERTATION

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