‹ Médecine pratique (volume 2)Chapitre 20 sur 156 · Supposé donc que le danger vienne unique- . ^ueîle e.st · texte numérisé non relu

Supposé donc que le danger vienne unique- . ^ueîle e.st

> al .. i , °, 1 la cause du

ment du grand nombre des pustules, sans quit grand nombre y ait ni taches de pourpre, ni urine sanglante , des Pustules> il s’agit d’examiner maintenant quelles sont les causes de cette abondante éruption , et ensuite quels sont les moyens de l’empêcher , supposé qu’il soit possible de le faire sans péril. 11 est certain que le principal secours qu’on peut donner à un malade qui se trouve attaqué d’une petite-vérole confluente , consiste à empêcher que les pustules ne sortent en trop grand nombre ; car lorsqu’une fois l’éruption est achevée, il serait extrêmement dangereux d’entreprendre la moindre chose ; et si le malade vient à réchapper, il doit moins son salut aux remèdes de l’art, qu’à quelque hémorrhagie considérable du nez , ou à quelque heureux changement v arrivé dans la maladie.

Cette abondante éruption des pustules me paraît venir de ce que la matière morbifique s'assimile trop promptement , soit parce que le malade est d’un tempérament chaud et vigoureux, soit parce qu’il s’est échauffé excessivement en gardant trop tôt le lit , ou par l’usage des cordiaux , ou des liqueurs spiritueuses. Tout cela dispose le sang à recevoir une grande quantité de

Dissertation

matière vérolique , et par conséquent à produire une infinité de pustules.

Rien n’y con*" 8. Mais rien n’y contribue davantage que de qurf degarder garder trop tôt le lit , c’est-à-dire avant le sixième trop tôt le lit. jour , depuis le premier commencement de la maladie, ou avant le quatrième jour inclusivement depuis l’éruption, qui est le temps où toutes les pustules sont sorties , et où il n’en faut plus attendre de nouvelles.

Il est vrai que de garder le lit, même après les jours dont j’ai parlé , et sans se trop couvrir, cela ne laisse pas de contribuer à produire le transport, l’insomnie et d’autres symptômes dont on peut venir à bout par des remèdes ordonnés à propos, au lieu que la Médecine ne peut absolument rien contre le grand danger où les malades se trouvent le onzième jour par la multitude infinie des pustules.

Avec quel g. Ainsi, pour obvier à ce terrible inconvévker ceiaUt l 'nient , le malade doit se tenir levé pendant la journée , et ne point garder le lit avant le soir du sixième jour; de cette manière il sentira un grand soulagement, et les pustules ne seront pas en si grand nombre (i). Mais depuis le soir du sixième jour il ne pourra guère se dispenser de garder le lit , supposé qu’il y ait quantité de pustules, parce qu’elles l’incommoderont beaucoup , et que s’il se tenait levé il tomberait aisément en défaillance. La nature montre donc elle-même , par l’incommodité que causentles pustules , et par la faiblesse du malade , que c’est alors le temps où il faut l’obliger de garder continuellement le lit.

(i) Un très-bon Praticien dit n’avoir jamais trouvé que le malade pût être sà long-temps sans garder le lit , à moins que la petite verole ne fût très-douce, et les pustules en petit nombre. Hillary , de la petite-vérole , 2. édit, p. 79.

SUR LA PETITE- V jÉRG LE CONFLUENTE. 93

10. Mais afin que l’on voie combien ce que je Nécessité propose est important pour diminuer le danger VatureXu* de la petite-vérole , et afin que l’on sache exacte- petite-vérole, ment la manière dont cette maladie doit être traitée depuis le commencement jusqu’à la fin, je crois

qu’il ne sera pas hors de propos d’en tracer ici le portrait , et d’en examiner la nature et le caractère , non en s’appuyant sur des opinions incertaines et de belles imaginations, mais sur des observations exactes et fideiles.

Page 1