SUR L AFFECTION HTS TEST QUE
d’une sérosité qu’il ne peut retenir , la laisse échapper avant qu’elle ait le temps de prendre la couleur naturelle de l’urine.
86. Il y a près de troisans qu’un homme de con- Preuvo (]e dition me fit appeler pour le traiter d’une maladie cela par «m
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qui me parut être une colique hypocondriaque , approchante de la passion iliaque , par la douleur et le vomissement énorme dont elle était accompagnée. Elle durait depuis long-temps avec beaucoup de violence , et avait presque entièrement épuisé les forces du malade. Je remarquai soigneusement que , lorsqu’il se trouvait le plus mal, son urine était toujours claire et sans couleur; et que, quand il se trouvait un peu mieux, elle était d’une couleur qui approchait de la citrine , et cela dura ainsi pendant toute la maladie.
Un jour étant allé voir mon malade , j’aperçus une urine citrine qu’il avait rendue à trois différentes fois , et qu’on avait gardée dans trois différens vaisseaux. Il se réjouissait de cet heureux changement , et pensait déjà à prendre quelque nourriture légère , me disant qu’il sentait de l’appétit ; mais , dans ce moment-là il survint quelqu’un qui le mit tellement en colère , qu’il se trouva mal à l’instant même ; et ayant demandé le pot , il rendit une grande quantité d’urine qui était claire comme du cristal.
* 87. Il est assez ordinaire aux femmes hystéri- Sputation des
1 1 i i J femmes bysté-
ques de cracher , durant plusieurs semaines, une riques v;ent matière séreuse , ni plus ni moins que si elles de Ia méme avaient été frottées d’onguent mercuriel. Apparemment que cette salivation dépend aussi du trouble que les esprits causent dans le sang , et qu’alors la sérosité ne pouvant s’en séparer par les voies naturelles , c’est-à-dire par les reins, elle se dépose sur les glandes salivaires , et coule
Dissertation
ensuite par les conduits salivaires sous la formç de salive.
On peut dire la meme chose des sueurs nocturnes qui arrivent quelquefois aux femmes hystériques, et qui proviennent uniquement de ce que l’économie du sang étant troublée , sa sérosité est contrainte de se porter à l’habitude du corps.
Comme ans- 88. Quant au froid dont les parties extérieures partLs °1 exté- sont Sl souvent attaquées dans l’affection hystérieuses. riquc , il est plus clair que le jour , qu'il vient de ce que les esprits animaux abandonnent ces parties pour se jeter en foule sur d'autres.
Il ne faut pas douter non plus que les pleurs et les ris immodérés auxquels sont sujettes les femmes hystériques, ne soient produits par les esprits animaux qui ébranlent vivement les organes des* tinés à ces sortes de fonctions.
Les hypocon- 89. Je remarquerai en passant, que les hommes fujets'r jl"' hypocondriaques sont aussi quelquefois su jets à rer sans rai- pleurer sans raison. U ri jour , je fus appelé pour dTcdi*en‘pl voir un homme de condition et de beaucoup d’esprit, qui, depuis peu de jours seulement relevait d une fièvre ; son Médecin l’avait fait saigner ? l’avait purgé trois fois , et lui avait défendu la viande. Comme je trouvai cet homme babillé , et que je l’entendis raisonner sensément sur toutes choses , je demandai pour quel sujet on m’avait fait venir : un de ses amis me dit d’attendre un peu , et que je verrais bientôt de quoi il était question.
M’étant donc assis , et m’entretenant avec le malade , j’aperçus bientôt que sa lèvre inférieure s’avançait avec un mouvement fréquent , comme il arrive aux enfans qui boudent et qui se mettent à pleurer ; cela fut suivi d’un torrent de larmes , accompagnées de soupirs et de gémissemeus qui
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allaient presque jusqu'à la convulsion ; mais peu de temps après , le§ larmes et les soupirs cessèrent entièrement.
J’aitribuai ce symptôme au désordre des esprits, causé en partie par la longueur de la maladie , en partie par les évacuations qu’il avait été nécessaire de mettre en usage dans le traitement , et en partie par l’épuisement où se trouvait le malade, et par l’abstinence de viande que le Médecin avait ordonnée durant quelques jours depuis la convalescence, afin de prévenir plus sûrement la rechute. Je déclarai donc que la fièvre ne reviendrait point , et que le symptôme dont j’ai parlé était uniquement l’effet de l’épuisement. C’est pourquoi je conseillai au malade de manger à son dîner un poulet rôti , et de boire du vin en médiocre quantité. Il le fit, et ayant continué ensuite à manger de la viande modérément , il n’eut jamais plus d accident semblable.
90. Enfin , pour ne rien dire des autres symp- T^s tomes des vapeurs , c’est du désordre des esprits viJ^enTpaanimaux que viennent ces agitations de Fame et reniement du