Les règles que nous avons établies sur le 1* méthode
o J- . , precedente ne
régime des goutteux , étant observers sciupu- suffit pas pour leusement , pourront bien les mettre à couvert des isftn
violens accès du mal , et procurer assez de vigueur au sang et de fermeté aux solides pour prévenir les accidens dangereux ; mais elles n empêcheront pas que la goutte ne revienne quelquefois ,
sur-tout à la fin de l’hiver.
En été le sang ayant plus de force à cause de la chaleur du soleil , et la transpiration étant plus abondante , les coctions se font beaucoup mieux qu’en hiver , ou la faiblesse du sang et la diminution de la transpiration occasionnent des amas
Traité
La goutte ne doit être traitée que dans les intervalles des accès.
d’humeurs indigestes , qui après avoir séjourné dans Je sang, ne manqueront pas de s’exalter et de produire un accès de goutte , dès que le retour du soleil , ou un excès de vin , ou un violent exercice , ou quelque autre cause semblable , les mettra en mouvement.
59. Il s’ensuit manifestement de tout ce que nous avons dit , que pour guérir la goutte il est nécessaire de changer l’état des solides et des liquides autant que 1 âge et les autres circonstances peuvent le permettre. C’est à quoi l’on doit travailler dans les intervalles des accès , et non dans les accès memes: car comme la matière morbifique est alors non-seulement formée , mais encore déposée dans les articulations , il serait trop tard de vouloir la corriger , ou l’évacuer par d’autres voies; ainsi on doit l’abandonner entièrement à la nature , et se tenir tranquille de ce côté-là.
Il en est de la goutte comme des fièvres intermittentes ; on n’entreprend pas de les guérir pendant l’accès , et quand on se donnerait bien de la peine à combattre leurs symptômes , tels que la chaleur , la soif, l’inquiétude et les autres, on ne serait pas plus avancé. De même il serait absurde de croire guérir la goutte , parce qu’on en diminuerait les symptômes : on ne ferait au contraire qu’empêcher ou retarder la guérison. Plus on adoucirait les douleurs , plus aussi on mettrait d’obstacle à la coction des humeurs ; et plus on garantirait les articulations , plus on empêcherait l’expulsion de la matière morbifique. D’ailleurs , à proportion que l’on modérerait la violence des accès , on les rendrait plus longs , et leurs intervalles plus courts et moins exempts de tout symptôme goutteux. C’est de quoi l’on conviendra aisément , si Ton examine avec attention
de la Goutte.
ce que j’ai dit ci-dessus touchant l’histoire de la maladie.
60. Il ne faut donc rien tenter de considérable Régime pen durant l’accès de la goutte, mais seulemenîremédier daut lacetiS aux accidens que produit quelquefois une mauvaise méthode de la traiter. Et comme cette maladie, de l’aveu de tout le monde, vient d’une abondance excessive d’humeurs indigestes, il sera bon de s’abstenir de viande dès le commencement de l’accès, et d’y substituer des décoctions d’avoine, et autres alimens semblables qui, par leur légèreté , diminueront beaucoup le volume de la matière morbifique , et en faciliteront la coction.
Néanmoins , comme les tempéramens sont très-différens les uns des autres, et qu’il y a des gens qui ne peuvent faire maigre sans en être aussitôt incommodés, et sans éprouver des symptômes semblables à ceux que causent les vapeurs hystériques, il faut que ces gens là ne fassent maigre qu’autant de temps que leur estomac a horreur de la viande , sans quoi ils s’en trouveront mal. Or , cette horreur de la viande ne dure guère que pendant le premier ou le second jour de chacun des accès particuliers, qui tous ensemble composent l’accès entier de la goutte.
Au reste, soit qu’on se mette plus tôt , ou plus tard à l’usage du gras, il faut avoir un soin particulier de ne prendre durant l’accès, qu’autant de nourriture que la Nature en a besoin pour se soutenir ; et il ne faut pas moins d’attention dans le choix des alimens ; en un mot , on doit apporter tout le soin imaginable pour ne pécher ni dans la quantité, ni dans la qualité du boire et du manger; et, quoique cette précaution soit sur-tout nécessaire dans le temps des accès , elle
Exercice est uécessaii pendant Ta( cès.
25o Traite
ne laisse pas de l’être extrêmement dans les intervalles, comme aussi i observation exacte de tout le reste du régime dont nous avons parlé au long ci-devant.
11 est vrai que la douleur que les malades res- -sentent dans les accès de goutte, et la grande difficulté qu’ils ont à se remuer , semblent devoir empêcher l’exercice que j’airecommandé par-dessus tous les autres moyens de guérison. Cependant il faut absolument l’entreprendre; car , quoique, dans le commencement, il paraisse impossible au malade de souffrir , par exemple , qu’on le mette en carrosse , et encore moins qu’on l’y promène , il éprouvera bientôt que le mouvement du carrosse lui causera moins dé douleur qu il n en ressentait lorsqu’il demeurait à la maison assis dans, une chaise.
Un autre avantage qu’il trouvera a se promener en carrosse le malin et Taprès-dinée pendant quelques heures, c’est qu’étant fatigué parcel exercice, il dormira une bonne partie de la nuit suivante, et sera. soulagé d’autant; au beu ,qu4 auparavant , lorsqu’il demeurait dans 1 inaction , il passait presque toute la nuit saps doripir. ,D ailleurs cet exercice. epipêçhera la génération de la pierre qui est le plus souvent un effet de la \ie
sédentaire.
Mais le plus granhfruit que les goutteux retireront d’un exercice constant et assidu , c est que cela les empêchera >de devenir totalement impotens , ainsi qu’il arrive à plusieurs après un ou deux accès un peu longs. Car , comme ils ne se donnent aucun mouvement, à cause des douleurs violentes qu’ils souffrent, et qu’ils n ’étendent point les jambes, sur-tout lorsque la dpuleur occupe le genou, cela est cause que les ligamens restent
de la Goutte.
«dans un état de contraction , et qu ’ainsi les jambes et les pieds demeurent pour toujours privés de >imouvement, soit dans les intervalles des accès,
(soit dans les accès memes, que Fon n’évite pas a néanmoins pour cela.
Enfin, dans les vieillards dont les digestions (sont extrêmement aflaiblies, et qui souffrent de- J puis plusieurs années les douleurs de la goutte, i on ne doit pas espérer que la matière morbifii que puisse jamais etre corrigée ou évacuée sans ç le secours de l’exercice. Le mal est alors au-dessus j des forces de la Nature ; et l’humeur goutteuse » également abondante et incapable de subir une i coction et une assimilation convenables , jette ) souvent les malades dans un abattement et une j langueur qui leur causent la mort.
6j. Nonobstant tout ce que j’ai dit de Futilité nfauts’enabsde l’exercice pendant les accès de la goutte, il mencemTuT" peut arriver que ces accès soient si cruels, et du^i^s/ort accablent tellement le malade, que tout exercice devienne alors absolument impossible. C’est ce que l’on voit pour l’ordinaire, lorsque la , goutte est parvenue à son plus haut degré de violence, et n’a pas encore été adoucie par la longueur du temps.
Dans ce cas-là, il faut queie malade se tienne au lit durant les premiers jours de l’accès, c’està-dire, jusqu’à ce que les douleurs soient un peu diminuées. La chaleur du lit suppléera en quelque manière à l’exercice , et par ce moyen la coction de la matière morbifique se fera mieux en peu de jours, sur-tout au commencement de la maladie , qu’elle ne se ferait en plusieurs jours si le malade demeurait levé; pourvu néanmoins qu’il puisse se passer du gras , et se contenter de décoctions d’avoine , de petite-bièxe
Traité
Il faut reméilier auxsymp tomes dangereux.
et d’autres choses de cette nature , sans être attaqué de défaillances et d’autres fâcheux symptômes.
Mais, si la goutte est invétérée, et le malade sujet à des défaillances, à des tranchées de ventre, à des diarrhées, et à d’autres pareils symptômes, il sera presque immanquablement emporté dans un accès, à moins qu’il ne fasse de l’exercice en grand air. C’est ce qu’il est d’autant plus nécessaire de remarquer, que la mort de quantité de goutteux a été causée par des symptômes qui leur sont survenus pour avoir gardé la chambre , et sur-tout le lit. Or, ces malades auraient vécu plus long-temps s’ils avaient voulu s’assujettir à aller en carrosse une partie de la journée.
Un goutteux qui n’a d’autre symptôme que la douleur des articulations, peut bien, à la vérité, se tenir renfermé dans sa chambre. Mais celui qui, sans souffrir extrêmement, est attaqué de défaillances et des autres symptômes dont nous avons parlé , ne peut le faire sans danger : et c’est un grand avantage que , lorsque les douleurs sont si violentes qu’il est impossible de supporter le mouvement, il se trouve justement que dans ce cas-là on* n’en a pas fort besoin, la douleur elle-même devenant alors un remède qui met à couvert la vie du malade.
62. Quant aux symptômes de la goutte , il faut ; obvier à ceux qui sont dangereux. Le plus ordinaire est une langueur et une faiblesse d’estomae, avec des tranchées causées comme par des vents. Il se rencontre dans ceux qui, depuis plusieurs années, sont sujets à la goutte ou dans ceux qui, l’ayant depuis assez peu de temps , l’ont augmentée en quittant tout à coup les liqueurs spiritueuses pour passer à l’usage des boissons légères et trop rafraîchissantes; ou dans ceux enfin qui, pour
de la Goutte.
adoucir leurs douleurs, ont appliqué sur les parties souffrantes des emplâtres répercussifs , et d’autres : remèdes rafraîchissans , qui , ayant empêché la ma» f tière morbifique de se déposer sur les articulations ,
:l’ont obligée de se jeter sur les viscères.
Dans les accès de goutte que j’ai eus ces denières années, j’ai essayé plusieurs diférens remèdes a pour guérir ce symptôme ; mais rien ne m’a si i bien réussi que de boire de temps en temps,
; dans le fort du mal , un petit verre de vin de [il Canarie. Je ne trouve pas que le vin rouge de t France, ni la thériaque , ni aucun autre cordial liait autant de vertu; cependant il ne faut pas il s’imaginer que le vin, meme de Canarie, ou tout . autre cordial, puisse sauver le malade , à moins I qu en même temps il ne fasse de l’exercice (i).
63. Si la goutte venant à remonter, produit Comment il i tout à coup quelque fâcheux symptôme qui mette gouM^remo^ i la vie du malade en danger, et ne permette aucun té«*
. retardement; dans ce cas-là, on ne doit compter ni sur le vin de Canarie , ni sur l’exercice , mais : recourir aussitôt au laudanum, pourvu que le mal attaque seulement la poitrine et les viscères du bas- ventre , et non pas la tète. Ainsi , on don- » nera vingt gouttes de laudanum liquide dans un j petit verre d’eau épidémique , et le malade se I tiendra au lit (2).
(1) La goutte qui s’est jetée sur l’estomac , et qui est accompagnée d’une violente lièvre , et de fréquentes envies de vomir , demande des saignées , des vomitifs , des purgatifs , des stomachiques , des diaphoniques , des cordiaux spiritueux , des vésicatoires sur les bras et les jambes , des emplâtres stimulans sur les pieds , des fomentations aromatiques sur la partie affligée , des lavemens , et un régime propre à exciter la transpiration.
Un bon verre d’eau-de-vie pure a quelquefois débarrassé l’estomac , après que tous les autres remèdes avaient été inutiles. Voyez Musgrave de arthritide anomalâ.
(2) Les circonstances peuvent être telles , qu’il serait dangereux de recourir tout de suite au laudanum ; ainsi le conseil que donne ici l’Auteur,
Diarrhée sç 64s Si l’humeur goutteuse, au heu de se jeter I fuJur. par la sur ^es articulations , et de produire un accès de goutte , cause une diarrhée qui soit accompagnée de faiblesses, de tranchées, et d’autres symptômes, et qui continue pendant long-temps, malgré l’usage du laudanum et de toute sorte d’exercices, lesquels sont néanmoins exceliens pour la guérir, l’unique remède que je sache en ce cas-là , est de faire suer la malade pendant deux ou trois I jours, matin et soir, deux ou trois heures de suite chaque fois. La diarrhée s’arrêtera ordinairement par ce moyen, et la matière morbifique se jettera abondamment sur les articulations.
Cette méthode me sauva la vie il y a quelques années. Mon mal venait de ce que je m’étais misa imprudemment à l’usage de l’eau froide pour boisson ordinaire. J’avais essayé auparavant sans aucun succès, différentes sortes de cordiaux et d’astringens (i).
Gomment (35. Un autre symptôme qui n’est pas aussi fré-
il faut traiter ■ * ? • r •
la goutte qui quent que la diarrhée, et que j ai vu neanmoins sejettesur les quelquefois, c’est le transport de l’humeur gout-
po umons. 1 L -, * 1 . . , °
teuse sur les poumons ; ce qui arrive, lorsque le malade ayant eu froid en hiver , dans le temps d’un accès , est attaqué d’une toux qui détermine l’humeur à se jeter sur les poumons, tandis
est trop étendu et trop général. Il est difficile , pour le traitement de la goutte interne , ou de quelqu’autre maladie que ce soit , d’établir des rè gles fixes et universelles ; c’est pourquoi ou doit prendre ses indications de? symptômes , lesquels diffèrent extrêmement suivant que le mal attaque dif-l férentes parties , et des personnes de différent tempérament , et demandent par conséquent d’être traités fort différemment. Cependant on peut dire en général que les narcotiques , qui sont plutôt le dernier refuge que le princi pal remède , doivent toujours être précédés de quelques évacuations.
(i) La goutte dans les intestins doit être traitée à peu près de la même manière que lorsqu’elle attaque l’estomac ; il faut seulement avoir égard à ld diarrhée qui demande un plus grand usage de la rhubarbe jointe à des as tuingens modérés , et un pen de laudanum.
DE LA GOÜTTE.
qu’en meme temps la douleur et la tumeur des articulations cessent entièrement, ou presque entièrement.
Dans ce cas-là, il ne faut point avoir égard à la goutte, mais traiter ce symptôme de la meme façon qu’une simple péripneumonie ; c’est-à-dire, qu’il faut employer les saignées réitérées, le régime rafraîchissant et incrassant, et les remèdes de même nature ; car le sang que l’on tire alors est entièrement semblable à celui des pleurétiques. On doit aussi purger doucement le malade entre les saignées , afin de débarrasser le poumon de la matière morbifique. Quant aux sueurs , quelque bonnes qu’elles soient d’ailleurs pour attirer l’humeurgoutteuse sur les extrémités, elles ne laissent pas d’etre très-nuisibles dans le cas présent, d’autant qu’elles épaississent ,1a matière qui s’est jetée sur les poumons, d’où s’ensuit une suppuration qui ne manque pas de causer la mort du malade (2).
66. Comme presque tous ceux qui ont été long- Douleurs nétemps affligés de la goutte, sont sujets au calcul dansu1 goutte des reins
il leur arrive ordinairement d’être at- comr“ent ?Ql
vent être ad 0 13,*
laqués de la colique néphrétique au milieu d’un accès
eues.
et encore plus souvent sur la fin. Cette colique les fait souffrir cruellement , et achève d’épuiser le peu de forces qui leur restait. La meilleure chose , dans ce cas-là , est de leur faire avaler promptement quatre pintes de posset , où l’on aura fait bouillir deux onces de racines de guimauve , et de leur donner le lavement suivant:
Prenez racines de guimauve et de lis , de chacune
O ' CmoIIlCElt,
une once ; feuilles de mauve , de pariétaire , de
(2) Dans ce cas , la saignée , les doux vomitifs , les vésicatoires , et les remèdes ordinaires contre l’asthme , conviennent extrêmement , et ont souvent un heureux siiccès.
Traité
branC'Ursine , et fleurs de camomille , de chacune une poignée ; graines de lin et de ferai grec , de chacune demi- once : faites bouillir tout cela dans suffisante quantité di eau qui seia réduite à une livre et demie ; passez la liqueur , et dissolvez-y deux onces de sucre , et autant de sirop de guimauve .
Dès que le malade aura revomi tout le posset, et rendu le lavement , on lui donnera une bonne dose de laudanum liquide , c’est-à-dire jusqu’à vingt cinq gouttes , ou bien vingt-cinq grains de pilules de Matthieu (i).
Topiques sont 67. Pour ce qui est des remèdes externes contre Sgoutte. ies douleurs de la goutte, quoique j’en aie essayé de bien des sortes , tant sur les autres que sur moi-même , je n’ai trouvé que les simples rafraîchissant et les répercussifs qui fissent quelque chose ; mais ils sont dangereux , comme j’ai dit plus haut: et j’ose assurer, après un grand nombre d’observations , que la plupart des gens que l’on croit être morts de la goutte , ont moins péri par la maladie même , que par des topiques appliqués mal à propos. Celui qui voudra éprouver la vertu des anodins extérieurs qui passent pour les plus efficaces , ne doit pas se faire illusion à lui-même en les appliquant sur la fin d’un accès , car la douleur est alors sur le point de cesser d elle-même ; mais qu’il les applique au commencement de l’accès , il verra bientôt leur inutilité. En effet , ces sortes de remèdes ne peuvent jamais être d’aucun secours , et ils peuvent être quelquefois nuisibles.
(1) Les lavemens arec la térébenthine, donnés de douze en douze heures, et les narcotiques en petites doses , sont utiles en cette occasion ; mais les aromatiques qui conviennent d’ailleurs dans la goutte interne , doivent être employés ici très-légèrement f crainte d’enflammer les parties , et d’augmenter ïes symptômes.
de la Goutte.
C’est par cette raison que depuis plusieurs années je n’emploie aucun topique pour la goutte. Je me suis servi autrefois du cataplasme de mie de pain blanc bouillie dans le lait , où l’on ajoutait du safran et un peu d’huile rosat , et je m’en trouvais mieux que de tout le reste ; et néanmoins cela ne servait de rien du tout au commem cement de raccès(i). C’est pourquoi , si la douleur est extrêmement violente , le malade fera mieux de se tenir au lit jusqu’à ce qu elle soit un peu diminuée , que de recourir aux anodins. Cependant, si elle est tout-à-fait insupportable , il sera bon de prendre , le soir, un peu de laudanum , autrement il vaudra mieux s’en passer.
68. Puisque jé suis maintenant sur l’article des PeuJMtiiité remèdes externes contre la goutte , je dirai quel-^ ?)rûIer !a
, .° partie avec ie
que chose d une certaine mousse deS XndeS , moxa, ou avec appeLée moxa , qui était ci-devant en grande ré-leliacru< putation pour la guérison de la goutte. On allume cette mousse , et on en brûle légèrement la partie affectée. Ce remède que l’on prétend venir originairement des Indes Orientales , et être nouveau en Europe , y est très-ancien , puisqu’Hippocrate qui a écrit , il y a plus de deux mille ans , en fait mention. C’est dans son excellent Traité des Affections , Section V , où , parlant de la sciatique, il s’exprime de la manière suivante : Si la douleur se fixe dans un endroit , quel quil soit , et qtiori ne puisse Tappaiser par les remèdes , il faudra
(i) On a souvent causé de grands malheurs dans cette maladie par des applications extérieures ; ainsi on ne doit y avoir recours que dans une pressante nécessité , et alors il faut avoir un soin particulier d'en faire un choix, convenable. En général elles doivent être stimulantes au commencement et dans le fort de l’accès , diaphoré tiques et fortifiantes dans le déclin. Une flanelle appliquée chaude est peut-être le meilleur topique , et celui qui convient le plus universellement. Dans une douleur extrême , on peut appliquer des compresses trempées dans le laudanum liquide de Sydenhura,