Il arrive souvent dans la fièvre dont nous 11 ne faut
i in • « i excitey les
parions , sur-tout quand elle tire a sa fan , que le sueurs malade, pendant qu’on le traite suivant la méthode des purgatifs , a de temps en temps la nuit des sueurs abondantes et spontanées. Ces sortes de sueurs diminuent extrêmement tous les symptômes. Il ne faut pas néanmoins s’y fier , ni interrompre aucunement la méthode susdite , parce que si le malade sue trop long-temps , la fièvre que les purgations précédentes avaient en quelque façon emportée , se ranimera de nouveau. En effet, si les sueurs continuent au-delà du temps qui est nécessaire pour dissiper entièrement la matière fébrile , après qu’elle a été préparée par une coction suffisante , elles ne servent alors qu’à enflammer de nouveau le sang. Il est vrai qu’elles peuvent être critiques , en ce qu’elles évacuent la matière fébrile qui est préparée ; mais après cela elles sont purement symptomatiques ? et par conséquent plus nuisibles qu’utiles.
En uQ mot, la chaleur du lit contribue beaucoup a produire ces sueurs nocturnes et spontanées; c’est pourquoi on ne doit pas couvrir da-f
Lettre
Régime.
3io
vantage le malade que lorsqu’il était en santé, ni lui donner aucun remède capable de l’échauffer. Il faut seulement que la matinée d’après la sueur, il demeure un peu plus long temps au lit qu’à l’ordinaire, et ensuite on continuera de le traiter comme nous avons dit.
13. Sa nourriture sera du gruau d’avoine ou d’orge, et de temps en temps une pomme cuite au feu. Après la seconde purgation, il pourra user du bouillon de poulet. Sa boisson ordinaire sera de la petite-bière, ou de la décoction blanche qui se fait avec une once de corne de cerf bouillie dans trois livres d’eau commune que l’on édulcore ensuite avec suffisante quantité de sucre.
14. Après que le malade a été purgé deux fois, rien n’oblige de lui interdire la chair de poulet et d’autres semblables alimens faciles à digérer : car quand on traite cette fièvre par les purgatifs, on peut permettre ce qui ne serait pas permis si l’on suivait une autre méthode. Après la dernière purgation , pourvu que la fièvre se soit ralentie , et n’ait pas tout-à-fait pris le caractère d’intermittente, on donnera au malade pendant quelques jours, trois ou quatre cuillerées de vin de Canarie, matm et soir, et même après le diner, afin de rétablir ses forces , et de prévenir les accès de fièvre.
Le malade 1 5. De toutes les fièvres que j’ai vues , il n’en doit se temr est auCune qui porte si facilement à la tète que
ïeve pendant „ . , 1 ri r . , . 1
le jour, celle-ci; et quand une fois la tete est prise, il est très-difficile de la débarrasser , et on ne saurait en venir à bout sans mettre le malade en grand danger. Voilà pourquoi je recommande soigneusement à ceux que je traite, de ne garder le lit que pendant la nuit ; et s’ils sont trop faibles pour se tenir assis pendant le jour ? je leur permets de
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demeurer couchés sur leur lit , ou sur un lit de repos, pourvu qu’ils soient vêtus, et qu’ils aient la tête un peu élevée. Je ne veux pas aussi qu’il y ait plus de feu dans leur chambre que lorsqu’ils étaient en santé.
16. Ce régime doit être mis en usage dès le commencement de la malad e pour toutes les personnes qui en sont attaquées , excepté pour les femmes nouvellement accouchées ; mais il devient absolument nécessaire lorsque par un régime trop échauffant il est survenu une frénésie , ou des taches de pourpre , ou d’autres marques d’une inflammation violente.
Dans ce cas-là , on aura beau saigner copieusement le malade, le couvrir légèrement , et lui donner toute sorte de liqueurs rafraîchissantes, la fièvre ne cessera pas , à moins que le malade ne se tienne levé pendant le jour; car quand on est couché , la chaleur du lit agite trop le sang, et la situation horizontale du corps contribue beaucoup à produire le transport au cerveau.
Quand une fois la frénésie est survenue , parce qu’on a trop échauffé le malade , il n’est pas possible de la dissiper tout à coup, et ii serait même dangereux de l’entreprendre en réitérant la saignée ou la purgation au delà des bornes que nous avons marquées. Elle se dissipera peu à peu d’elle-méme, au moyen du régime dont nous avons parle; mais rien n’est si bon contre ce fâcheux symptôme , que de faire raser la tète du malade. Aussi j’ordonne toujours cela en pareil cas; je ne fais appliquer aucun emplâtre , et je veux seulement que le malade ait sur la tête un bonnet médiocrement chaud, afm de se garantir du froid extérieur. Par ce moyen, le cerveau se trouve rafraîchi , et la frénésie s’appaise.
Sur-tout
lorsqu’il y a une inflammation.
Lettre
3 ii
Où tin coma* 17. Ce que je dis ici de la frénésie , doit s’appliquer à l’affection comateuse qui se joint aussi à cette fièvre, et qui de meme que la frénésie, est causée par la matière fébrile qui se porte au cerveau , d’où il arrive qu’excepté la blancheur de la langue , on ne voit aucun signe de fièvre , et le malade semble n’en avoir point du tout. Dans ce dernier cas, de meme que dans le précédent, les purgatifs , les sudorifiques , les vésicatoires et les autres évacuans sont très-dangereux , et meme souvent mortels. C’est pourquoi , après les évacuations générales par la saignée et la purgation , il faut entièrement abandonner au temps et à la Nature la guérison de ce symptôme, quelque frayeur qu’il cause aux assistans. En effet, il ne manquera pas de se dissiper de lui-même au bout d’un certain temps, pourvu que le malade ne garde pas toujours le lit , et qu’il demeure levé pendant le jour , ou du moins qu'il se tienne couché tout vêtu sur son lit ordinaire, ou sur un lit de repos.
Il faut aussi avoir soin de lui raser la tète des le commencement de l’affection comateuse; et sur la fin, on lui donnera deux fois le jour trois ou quatre cuillerées de vin de Canarie. Mais j’ai traité plus au long cette matière dans la Section Y, Chapitre Il du Livre des Maladies aiguës , où j’ai parle d’un coma considérable qui accompagnait la fièvre de la constitution de ce temps là.
18. Pour revenir maintenant à la fièvre meme, s’il arrive que le Médecin , en tâtant le pouls du malade, sente un tressaillement des membres, ou un mouvement convulsif, cela ne doit pas l’empeeher de pratiquer les évacuations que nous avons recommandées ; car, dans certaines affections du genre nerveux , il est absolument necessaire de réitérer plusieurs fois la saignée et la purgation ; c’est
SUR UNE NOUVELLE SORTE DE FlEVRE. 3 1 3
ce que j’ai éprouvé moi-même , et j’en citerai , pour exemple, cette sorte de maladie convulsive appelée communément Danse de Saint- Gui. 3 ai traité cinq personnes qui en étaient attaquées , et je lésai guéries par des saignées et des purgations réitérées de temps entemps Comme cela confirme admirablement la doctrire que j’enseigne , et vient fort à propos à mon sujet, le Lecteur me permettra de dire ici quelque chose de cette maladie singulière.
19. La danse de Saint-Gui , en latin Chorea Sancti Viti , est une sorte de convulsion qui arrive principalement aux enfans de l’un et l’autre sexe , depuis l’âge de dix ans , jusqu’à l’âge de puberté. Elle commence d’abord par une espèce de boitement, ou plutôt de faiblesse d une jambe que le malade traîne , comme font les insensés. Ensuite elle attaque le bras du meme côté. Ce bras étant appliqué sur la poitrine ou ailleurs, le malade ne saurait le retenir un moment dans la meme situation, et quelque effort qu’il fasse pour en venir à bout , la distorsion convulsive de celte partie la fait continuellement changer déplacé.
Avant que le malade puisse porter à sa bouche un verre plein de liqueur, il fait mille gestes et mille contours. Ne pouvant l’y porter en droite ligne , parce que sa main est écartée par la convulsion, il le tourne de côté et d’autre, jusqu’à ce que ses levres se trouvant à la portée du verre , il sable proprement sa boisson , et l’avale tout d’un trait. On dirait qu’il ne cherche qu’à faire rire les assista ns.
Comme cette maladie m’a paru venir d’une humeur qui . s’étant engagée dans les nerfs . les irrite , et cause , par ce moyen , les mouvemeus convulsifs dont il s'agit, j’ai cru que les indications curatives
Descriptios de la danse de Saint-Gui.
Sa cause ot
son
traitement.
Potion a niiconvulsire.
Electuaire
Oomaclncjue.
3 i 4 Lettre
devaient tendre en premier lieu à évacuer cette humeur par la saignée et la purgation , et ensuite à fortifier le genre nerveux. Voici la manière dont je remplis ces deux indications.
Je commence d’abord par faire tirer du bras environ huit onces de sang, plus ou moins, suivant l’âge du malade. Le lendemain , je donne la moitié , ou un peu plus, de la potion purgative ordinaire que j’ai décrite ci-dessus ( i) , et qui est composée avec les tamarins, le séné , etc. Je dis la moitié, ou un peu plus , parce qu’il faut proportionner la dose à l’âge du malade , et au plus ou moins de disposition qu’il a à être purgé. Le soir , je donne îa potion calmante que voici :
Prenez de T eau de cerises noires , trois onces ; de T eau épileptique de Langius , une once ; thériaque , un scrupule ; laudanum liquide , huit gouttes', mêlez tout cela ensemble.
20. Je réitère la purgation jusqu’à trois fois, de deux jours en deux jours; et le soir du jour que j’ai purgé, je donne la potion calmante. Après cela, je fais saigner de nouveau, et ensuite purger .comme auparavant; et ainsi alternativement, jus qu’à ce que le malade ait été saigné trois ou quatre fois, et qu après chaque saignée, il ait été purgé autant de fois que ses forces le permettent. J’ai soin de mettre entre les saignées et les purgations assez d’intervalle pour que le malade ne courre aucun risque. Les jours que je ne purge pas, j’ordonne les remèdes suivans ;
Prenez des conserves d absinthe romaine , et dècorce de citron , de chacune une once ; conserve de romarin , demi-once ; thériaque vieille et muscade confite , de chacune trois drachmes ; gingembre
(i) Voyez Tom, I , Sect, i , Chap. 4 , num. 35.
SUR. UNE NOUVELLE SORTE DE FlÈVRE. 3 1 5
confît , une drachme ; sirop de limon , ce quil en faut pour former un électuaire dont le malade prendra la grosseur dune noix muscade le matin et à cinq heures du soir , buvant par-dessus cinq cuillerées du vin qui suit :
Prenez des racines de pivoine , d année , d imp è- infusion cé. ratoire , et d angélique , chacune une once ; des l)hiill(ïue* feuilles de rue , sauge , bétoine , de germandrèe,
de marrube blanc , et des sommités de petite-centaurée , c/e chacune une poignée ; de genièvre ,
six gros ; et les écorces de deux oranges : coupez menu tout cela , et le faites infuser à froid dans trois pintes de vin de Canarie. On ne coulera la liqueur que lorsqu on voudra sen servir.
Prenez eau de rue , quatre onces ; eau êpilep - Iule? de Langius , et eau de bryone composée , chacune une once \ sirop de pivoine , gw.? : mêlez tout cela pour un julep dont le malade prendra quatre cuillerées tous les soirs avant que de se coucher , versera huit gouttes
desprit de corne de cerf.
On appliquera sur la plante des pieds un emplâtre de gomme caragne.
21. A mesure que le malade guérit , il traîne moins le pied ., il retient plus long temps le bras dans la meme situation , et il porte plus aisément le verre à sa bouebe. Je ne conseille pas défaire ordinairement plus de trois ou quatre saignées ; mais il est nécessaire de mettre en usage les purgatifs et les altérans , jusqu’à ce que le malade soit entièrement guéri : et comme ceux qui ont été attaqués de cette maladie , y retombent aisément, il sera bon l’année suivante de les saigner, et ensuite de les purger plusieurs fois , dans le temps où iis ont commencé d’etre attaqués ? ou r.n peu auparavant.
Lettre
Je serais porté à croire qu’on pourrait guérir par la même méthode l’épiîepsie qui arrive aux adultes , eu proportionnant à leur âge les remèdes que j’ai prescrits pour la danse de Saint-Gui. JNéaninoins , comme je n’ai eu que tres-rarement occasion de traiter cette sorte d ’épilepsie , il ne m’a pas encore été possible de faire là-dessus les expériences nécessaires (i) ; mais cela soit dit en passant.
32. Dans les femmes sujettes aux vapeurs hystériques , il arrive quelquefois , quand on traite Ja fièvre en question par la saignée et les purgations réitérées, cpie la fièvre ne laisse pas de subsister après toutes ces évacuations. Alors elle est entretenue par le trouble que les évacuations ont excité dans les esprits ; et par conséquent , pourvu qu’il n’y ait aucun signe de péripneumonie ou d’inflammation de poitrine , on doit travailler uniquement à calmer et à tranquilliser les esprits.
Pour cet effet , on donnera tous les soirs un narcotique capable de procurer le sommeil , et on donnera deux ou trois fois par jour des remèdes hystériques proprement dits , tels que sont les pilules de galbanum, d’assa fœtida , de castoréum, et d’autres semblables drogues , auxquelles on joindra aussi les juleps hystériques que nous avons décrits dans la Dissertation sur l affection hystérique. De plus , pour rétablir les forces de la malade , et dissiper ses vapeurs ? on lui per-
(i) Peu d’Écrivains ont parlé de cette maladie , et elle n’est pas commune. Il paraît qu’après les remèdes généraux; , ceux qui y conviennent ïe mieux sont les antispasmodiques joints aux toniques et aux apéritifs , de même que dans l’épilepsie ; par exemple , un électuaire fait avec la poudre antispasmodique . le quinquina , la racine de serpentaire de Virginie, et suffisante quantité «de sirop de pivoine.
S UR UNE NOUVELLE SORTE DE FlÈVRE.
mettra , par rapport au boire et au manger, tout ce qui lui fera le plus de plaisir.
o3. Nous avons déjà dit que Tannée dernière , Quinquina et principalement cette année-ci , la fièvre dont jan^cette fié-’ nous parlons, avait tous les soirs un redouble-™ ment semblable à un accès de fièvre intermittente. Les Médecins vaient éprouvé depuis Tan 1677 , jusqu’au commencement de Tan 1680 , que toutes les fièvres où il y avait tant soit peu d’intermittence , et souvent même celles où il n’y en avait aucune , étaient immanquablement guéries par le quinquina : c’est pourquoi ils employèrent aussi ce remède contre la fièvre qui règne présentement. Rien 11e paraissait plus raisonnable ; cependant ils ne réussirent pas , comme les années précédentes , même lorsqu’ils donnaient le quinquina en grande dose: et si quelques malades étaient guéris par ce moyen , la chose arrivait si rarement que je crus devoir plutôt l’attribuer à quelque heureux hasard , qu’à la vertu du remède.
Ainsi le quinquina qui faisait des merveilles dans la constitution précédente , ne fait rien dans la fièvre d’aujourd’hui , laquelle tient un peu du caractère de la quotidienne. Mais , lorsqu’on rencontre une fièvre tierce , le quinquina réussit aussi-bien maintenant qu’il faisait autrefois.
L’inutilité de ce remède dans la fièvre présente, et les mauvais effets qu’y produit le vin , les cordiaux et les autres remèdes chauds , montrent clairement qu’elle est entièrement différente de celles qui ont régné dans la constitution précédente , pour la guérison desquelles toutes ces choses réussissaient assez bien.
24. Durant tout Tété de Tannée dernière, et sur- Elle est soutout durant celui de cette année , il est arrivé très-
chées , vomiss
3 ï 8 Lettre
ou de souvent que la fièvre a été plutôt accompagnée de
meus, tranchées , tantôt sans déjections et tantôt avec déjections , que de chaleur , d’inquiétude et des autres signes essentiels delà fièvre. Alors les vapeurs inflammatoires du sang ne se portaient pas, comme à l’ordinaire , à l’habitude extérieure du corps, mais se jetaient intérieurement sur les intestins par le canal des artères mésentériques , et quelquefois meme sur l’estomac par les rameaux de l’artère céliaque. Quand elles se jettent de la sorte sur l’estomac , elles causent des vomissemens , surtout dès qu’on a bu ou mangé quelque chose.
! a fièvre , ainsi masquée et revêtue de symptômes étrangers , ne laisse pas de conserver sa nature essentielle ; et par conséquent on doit la traiter suivant la méthode que nous avons enseignée ci-dessus , c’est-à-dire par la saignée et les purgations réitérées , tout de même que si elle était accompagnée de ses symptômes naturels. Il faut seulement observer que , lorsque le malade a de si fréquentes envies de vomir qu’il ne saurait garder une médecine liquide , on peut y substituer les pilules cochées majeures qui , étant données à la dose de deux scrupules, ne manquent jamais d’opérer ; mais il faut que le malade les prenne à quatre heures du matin , afin de pouvoir dormir par-dessus.
On doit aussi lui donner le soir de ce jour-là un narcotique en assez grande dose , par exemple , un grain et demi de laudanum avec pareille quantité de mastic, dont on formera deux pilules ; ou bien dix-huit ou vingt gouttes de laudanum liquide dans une once d’eau de canelle orgée , ou dans quelque autre véhicule spiritueux qui , fortifiant l’estomac, et étant en trop petite quantité pour pouvoir lirriter , l’empéche de rejeter le remède.
SUH UNE NOUVELLE SORTE BE FlÈVRE. 3l9
Mais si le malade peut absolument garder la potion purgative et le sirop diacode , il faudra les préférer aux pilules et au laudanum , parce que ces derniers échauffent davantage.
^5. A propos des tranchées dont j’ai fait mention, Danger des je dois avertir ici que les eaux minérales sont , com- les daus les me je l’ai souvent observé, très-dangereuses dans 4i:anchées , toutes sortes de tranchées , dans la diarrhée , fièvre, dans le vomissement et dans toutes les affections que l’on peut soupçonner avec raison provenir de la fièvre : car ces eaux ne font que troubler le sang et les humeurs qui, dans un pareil cas, ne sont déjà que trop en mouvement ; de telle façon qu’au lieu des symptômes naturels et ordinaires de la fièvre , elles en produisent de tout* à-fait extraordinaires , sans néanmoins contribuer en rien à la guérison de la fièvre.
26. Il y a une autre remarque à foire , et qui est très importante pour le salut d’un grand nombre de malades. C’est que , dans les tranchées qui sont accompagnées de déjections glaireuses et sanguinolentes , c’est-à-dire , lorsqu’il y a une véritable dyssenterie , il est extrêmement dangereux de suivre la longueur de la méthode ordinaire qui consiste à purger d’abord , et ensuite à employer différentes sortes de remèdes adoucissans et astringens. L’expérience m’a appris que le moyen le plus prompt et le plus sûr pour guérir cette dyssenterie, c’est de recourir incontinent au laudanum ; car , si , au lieu de cela , on s’amuse à purger , la maladie ne fera qu’augmenter , et deviendra peut-être mortelle.
27. Voici donc comment je m’y prends lorsque Dyssenterie je suis appelé auprès d’un malade attaqué de cette féTayecLuTdyssenterie. D'abord je lui donne environ vingt gouttes de laudanum liquide dans de l’eau épidé-
Begone.