‹ Médecine pratique (volume 2)Chapitre 62 sur 156 · îo Lettre · texte numérisé non relu

îo Lettre

nuque , ou clans de Peau admirable , ou dans quelque autre pareille, et je réitère la meme dose une seconde fois dans l’espace de vingt-quatre heures, <5u même plus souvent à des heures réglées , supposé que deux doses par jour , données l une le matin et l’autre le soir , n’aient pu arrêter les tranchées du ventre et les déjections sanglantes.

Quand les matières sont un peu épaissies et ont acquis de la consistance ( ce qui est le premier signe de guérison ) , et que les symptômes sont dissipés , je crois que le plus sûr est de continuer matin et soir l’usage du laudanum liquide, en diminuant chaque jour la dose de quelques gouttes, jusqu’à ce qu’il n’en faille plus du tout.

J’oblige mes malades de demeurer couchés assez long-temps apres chaque prise de narcotique , sans quoi ce remède trouble aisément le cerveau.

28. Pour ce qui est du régime , si le malade avait coutume auparavant de boire du vin , je lui permets de boire de celui de Canarie , mais bien trempé avec de l’eau où l’on a fait bouillir une croûte de pain ; et pour cela on garde dans une bo uteille cette eau toute prête , afin de la mêler avec le vin , quand le malade vent boire.

La décoction blanche préparée avec la corne de cerf et l’eau de fontaine, et bue abondamment, est encore très -utile dans celte maladie. Les bouillons de poulet , les décoctions d’avoine , les œufs frais cuits dans beau , et autres choses faciles à digérer, suffiront pour la nourriture du malade les premiers jours. Ensuite on donnera peu à peu des boissons plus fortes , et des alimens solides et en plus grande quantité , de peur qu’une trop longue abstinence ne produise les symptômes qu’elle a coutume de produire , ou même ne renouvelle la maladie.

SUR UNE NOUVELLE SORTE DE FiÈVRE. 32I

11 faut remarquer néanmoins que, quoique le laudanum tout seul guérisse la dyssenterie dans la constitution présente, cela n empêche pas que, dans les années où il règne des dyssenteries épi* démiques , et où elles dominent sur les autres maladies , il ne soit à propos de mettre d’abord en usage les évacuations dont nous avons parlé dans le Traité des Maladies aigues , au Chapitre de la Dyssenterie (T).

29. Comme le traitement qui convient pour la Passion ;iia. heyre régnante , ne convient pas pour la dvssen- que dans cefle teriequi en dépend , il ne convient pas davantage “”“è! dans le cas suivant qui dépend aussi de cette fièvre fes Par exemple , lorsqu’un malade est saisi d’un friss°n, et qu’il a alternativement chaud et froid, ce qui est un signe manifeste d’une fièvre commençante , il arrive quelquefois que la matière fébrile se jette tout à coup sur les entrailles , et y cause de très-cruelles douleurs. Le malade , au lieu de se faire saigner et purger de la manière que nous avons expliquée ci-dessus , se tourne du côté des remèdes chauds , tant intérieurs qu’extérieurs , afin de dissiper de prétendus vents qu’il croit être la source de son mal.

Mais ces sortes de remèdes , loin de diminuer les douleurs , ne font que les augmenter et les fixer de plus en plus , ce qui occasionne un renversement du mouvement péristaltique des intestins; c est-à-dire , que toutes les matières contenues dans le canal intestinal, au lieu de se porter en bas , comme elles devraient , se portent vers le haut , d’où s’ensuivent des vomissemens , et enfin la passion iliaque.

Alors le Médecin est obligé de s’y prendre d’une

(1) Voyez Torn. I, Sect. 4, Chap. 3 , p. 21 7,

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