Tome
Lettre
autre façon que pour la fièvre qui a été la eause antécédente de ce terrible symptôme , excepte qu’il faut saigner une fois du bras. Mais tous .es ■pur. "a tifs, quels qu’ils soient, doivent être bannis, car 'ils ne passeraient point , et deviendraient aussitôt émétiques.
Comment elle 30 je crois donc que le meilleur parti , aans ce êtretriaée. cas-là , est de faire d’abord une saignée du bras et de donner ensuite au bout d une heure ou deux un puissant lavement purgatif. Je n en connais point d’aussi efficace que celui de furnee de tabac que Ton fait entrer fortement par le moyen d’une vessie, au bout de laquelle est un tuyau. On peut donner un autre lavement semblable quelque temps après, supposé que le premier ne lâche pas le ventre ; mais , si le symptôme ne cède pas à ce remède , il est absolument necessaire , quelque resserré que soit le ventre , de donner par la bouche un fort purgatif , comme, par exemple , le suivant :
Pilules purga* prenez pilules de duobus , vingt- cinq grains ; tives* mercure doux , un scrupule ; baume du Pérou , suffisante quantité : faites de tout cela quatre pilules que le malade avale? a dans une cudleiee de
sirop violât.
Il ne boira rieti par-dessus , de peur de^ tes vomir. Si néanmoins il les revomit , on lui donnera aussitôt vingt-cinq gouttes de laudanum liquidé dans une demi-once d eau de caneile spiritueuse ; et au bout de quelques heures , on réitérera le même narcotique. 7
Lorsque les envies de vomir et les douleurs uc
ventre auront diminué par ces remèdes , on reviendra aux pilules purgatives que nous avons recommandées ci-devant. La vertu du laudanum empêchera alors que le malade ne les rejette, et
SUR ONE NOUVELLE SORTE 1)E FlÈVRE. 3a3
elles produiront leur effet ; mais si elles ne font rien , et que les envies de vomir et les douleurs recommencent après que l’opération des narcotiques aura cessé , alors , comme il n’y a aucune espérance que le ventre se lâche , il faudra réitérer le meme narcotique , et le donner de quatre en quatre heures , ou de six en six heures , jusqu’à ce que tout soit appaisé , et qu’ainsi le mouvement péristaltique des intestins se soit rétabli dans sou état naturel. Pour lors le purgatif qui avait demeuré sans rien faire, à cause du"ren versement de ce mouvement péristaltique , agira par les selles , quoique les narcotiques , tant de fois réitérés , semblent devoir l’en empêcher entièrement.
C. est ce que jfe viens d’éprouver tout nouvellement dans la personne d’un homme illustre qui était attaqué d’une passion iliaque des plus cruelles.
Il est vrai qu’il lui survint ensuite des aphihes causées par le séjour de l’humeur morbifique , et par lacreté des purgatifs qui avaient long-temps' demeuré dans son corps. Mais elles cédèrent assez facilement à l’usage du quinquina employé de la manière que nous avons décrite ci-dessus et à l’usage fréquent du gargarisme qui suit : ’
Prenez suc de pommes sauvages , demi-livre-, sirop CarRanOTe frojïiboisGS y une 'once * melez celci ensemble. rafraîchissant. 3i. Quand une fois le ventre s’est débouché, il est bon de demeurer quelques jours sans purger le malade, et d’attendre que tout soit parfaitement tranquille. On pourra employer utilement cet intervalle à délayer les humeurs et à tempérer leur acrimonie. A près quoi, s’il reste le moindre vestige (le fièvre, ou leviendra à purger de deux en deux jours, comme nous avons dit plus haut; mais en voilà assez sur cette matière.
3a. Si un enfant est attaqué de la fièvre qui
Comment ü
Lettre
qui cotîe fièvre
ij.it traiter les règne présentement, on lui fera user du gargarisme «nfaas qui ont cjécrit ci-devant , et on lui appliquera des sangsues derrière les oreilles , une de chaque cote i ensnitt on lui appliquera lin emplâtre - vésicatoire sur la nuque du cou , et on le purgera avec une infusion
de rhubarbe dans de la bière. a
Si , après la purgation , la fièvre paraît être intermittente , on donnera le julep avec le quinquina, que nous avons recommandé pour les en fa ns , lorsque nous avons traité des nevres intermittentes , dans la Lettre sur les Maladies épidémiques (i). .