Mais pour 11e rien oublier , autant qu’il Commenta
, -ill • ii.-. faut remedier
m est possible , de tout ce qui regarde le traite- à l’hémoptysie
(1) Le docteur Iluxbam assure que rien ne lui a mieux réussi contre la fièvre secondaire , que les purgatifs réitérés , en y ajoutant dans le besoin le calomelas , et donnant de temps en temps des narcotiques. Il dit avoir éprouvé cette méthode sur ses propres enfans, et sur plusieurs autres malades, et qu’elle est presque la seule qui réussisse. Voyez son Traité de Aere et Morb. Epid. p. 31 2]. Transact. Philos, nurn. 390. et Freind , Epist. de Purgant. etc. Voyez aussi le Docteur Hillary , Essai sur la petite-Vérole , p. 1 o5 , etc.
(2) L’expérience de plusieurs grands Médecins , apprend que , lorsque la fièvre secondaire de la petite-vérole confluente est accompagnée des redoutables symptômes qui la rendent si dangereuse , ce qui arrive d’ordinaire environ le quatorzième jour de la maladie, c’est-à-dire à peu près le onzième , depuis l’éruption, rien n'est si utile que de purger. Voyez làdessus Freind , Epistol. de Purgant. etc. Voyez aussi dans le Mercure Suisse, Décembre 174.2, une Lettre de M. Normand, Médecin, dans laquelle il prouve que la purgation est alors la seule ressource.
346 de la Fièvre secondaire
et au pisse- ment de la petite-vérole confluente , j’ajouterai
ment e sai)s- ^Cl quelque chose touchant l'hémoptysie et le pissement de sang qui arrivent quelquefois dans cette maladie. Ces deux accidens , comme j’ai déjà remarqué ailleurs , paraissent dès le commencement , c’est-à-dire avant l’éruption des pustules , ou du moins avant que la plupart soient sorties , et dans des petites-véroles extrêmement confluentes. Ils sont accompagnés de taches de pourpre répandues çà et là sur la peau , et qui n’annoncent rien que de funeste. On peut , à la vérité , dissiper ces taches , en tempérant comme il faut la grande ardeur du sang Mais l’urine sanglante et l’hémoptysie sont toujours des signes mortels. Il y a cependant moyen d’y remédier , et de mettre la vie du malade en sûreté. Comme ces symptômes viennent d’une inflammation et d’une ténuité extrême du sang, les remèdes rafraichissans , incrassans et astringens sont d’un trèsgrand secours en pareil cas.
Voici donc comment il faut se conduire. On fera d’abord une saignée copieuse , et ensuite on donnera un narcotique tel que le suivant.
Potion carco- Prenez eau de coquelicot , deux onces ; laudanum liquide , quatorze gouttes ; vinaigre distillé , trois gros ; shop diacode , demi- once. Mêlez tout cela pour une potion.
On ordonnera ensuite les remèdes suivans , ou d’autres semblables', jusqu’à ce que l’hémorrhagie cesse entièrement.
Pou «Ire astrin- Prenez trochisques de terre lernnos et de bol °ente* d armé nie , de chacun un gros ; terre sigillée ,
pierre hématite , sang-dragon , et corail rouge , de chacun demi-gros ; mastic , et gomme arabique , de chacun un scrupule. Mêlez tout cela , et le réduisez en poudre très- fine , dont le malade prendra
Min demi-gros de trois heures en trois heures dans \une cuillerée de sirop de grande cnnsoude , et il choira par-dessus quatre ou cinq cuillerées du julep i suivant.
Prenez eaux de plantain et de bourgeons deJule P astria* } chêne , de chacune trois onces ; eau de canelle \ orgée , deux onces ; sirop de roses sèches , une j once ; esprit de vitriol , autant quil en faut pour l donner une légère acidité.
Pendant ce temps-là on donnera tous les soirs le narcotique prescrit ci-devant.
Les émulsions avec les quatre semences froides i majeures et la graine de pavot blanc sont aussi l très-utiles (i).
Quand l’hémorrhagie aura cessé , on se conduira pour le reste suivant la méthode qui est expliquée dans le Traité des Maladies Aiguës ,
( au chapitre de la petite-vérole (2).
Avant que de finir cette matière , j’avertirai ici que quand j’ordonne le laudanum liquide , j’en- > tends toujours celui que j’ai décrit dans le Traité î des Maladies Aiguës , au chapitre de la dyssenterie (3). Et pour ce qui est du sirop diacode , j’entends celui qui est fait de la manière suivante.
Prenez quatorze onces de têtes de pavot blanc Si™p
5 bien desséchées ; laissez-les macérer dans huit livres
(1) Dans ces sortes d'hémorrhagies , il faut saigner copieusement , selon l’àge et les forces du malade et la violence des symptômes , et réitérer la
a saignée , si le pouls est élevé , comme il arrive souvent. Les acides rniné- 1 raux, tels que l’esprit de vitriol, ou l’huile de soufre , sont ici d’un grand I secours pour tempérer la violence de la chaleur, et remédier à la trop ! grande ténuité du sang. Les fomentations chaudes sur les extrémités sont i utiles pour relâcher les vaisseaux de ces parties-là , en diminuer la résis- 1 tance , et y attirer une plus grande quantité de fluides. Voyez Hillary , Essai sur la petite- Vérole , p. i33. l34 i36.
(2) Voyez Tom. /, Sect , 3. Chap. 2 . p. 164*
(3) Voyez Tom. /, Sect. 4. Chap. 3. tmm. 14. p, 2i3.
848 de laFièv. second, dans la pet.-Vér. confl.
deau de fontaine pendant vingt-quatre heures. Faites ensuite une forte décoction , que vous passerez en exprimant fortement , et ayant ajouté vingt-quatre onces de sucre , faites cuire le tout en consistance de sirop (i).
Ces deux préparations sont, à mon avis , excellentes dans leur genre , sur-tout le sirop diacode, dont une once opère plus que deux onces de celui où l’on emploie des têtes de pavot moins sèches , où Ton n’exprime pas si fortement la décoction, et où, au lieu de têtes de pavot blanc ou noir , on se sert en grande partie de celles de pavQt rouge , qui n’a pas beaucoup de vertu.
Quand je ne suis pas bien sûr de la bonté de ces préparations , j’y substitue un grain et demi de laudanum solide de la pharmacopée dè Londres , ou même deux grains , que l’on dissout dans une eau appropriée. De cette manière je suis sûr de mon fait , et le malade n’est pas trompé.
(i) Le sirop diacode , suivant le Docteur Hillary , est le plus convenable narcotique dans la petite-vérole , comme étant le plus doux que nous connaissions , et celui qui raréfie le moins le sang. Voyez Essai sur la petite- Vérole . p. 114.
DISSERTATION