CHAPITRE VL
, De la fièvre érysipélateuse.
Besmptîande i. f^ETTE maladie attaque toutes les parties du deTersymptt- ^orps , mais suT-tout le visage. Elle arrive dans tous les temps de Tannée, mais principalement à la fin de Tété; elle prend souvent, tandis que Ton est à Pair (2J. Le visage se tuméfie tout d’un
mes.
(1) Cette poudre se fait avec la racine d’arum fraîchement séchée , deux onces ; les racines de calamus aroraaticus et de pimpiuella saxifraga , de chacune une once ; les yeux d’ccievisses , demi-once ; la canelle , trois gros ; le sel d’ahsynthe, deux gros. Le tout mêlé envemble.
(2) Heister observe que i’érysipèle est uue inflammation de l’épiderme et
De la Fièvre érysipélateuse.
coup , il devient très-rouge et très-douloureux , et se trouve parsemé d’un grand nombre de petites pustules fort proches les unes des autres , lesquelles, à mesure que l’inflammation ^^uginente , se convertissent quelquefois en de petites vessies. Le mal s’étend de là sur le front et sur
toute la tête, et l’enflure devient si grande, qu’elle cache presque les yeux. Les symptômes de ce rnal ressemblent beaucoup à ceux que causent les piqûres des abeilles et des guêpes. Voilà la . description de l’espèce d’érysipèle la plus connue et la plus ordinaire.
2 Quelque endroit du corps que l’érysipèle occupe , et en quelque temps de l’année qu’il arrive, il est ordinairement accompagné de frisson et de tremblement , de soif, d’inquiétude , et des autres symptômes de la fievre. Quelquefois le frisson et le tremblement se font sentir un jour ou deux avant que l’érysipèle se déclare, A mesure que la maladie avance , la rougeur , renflure , la fièvre elles autres symptômes augmentent, et quelquefois même ils se terminent par la grangrène, à moins qu’on ne prévienne ce malheur par des remedes convenables.
de la graisse voisine , laquelle inflammation s’étend quelquefois très-considérablement , avec rougeur , chaleur et douleur. Dès qu’on presse avec le doigt la partie affligée , elle blanchit d’une manière remarquable , et dès qu’on ôte le doigt elle devient rouge comme auparavant. L’érysipèle attaque le plus souvent les bras et les jambes , quelquefois aussi le cou , la tête, les épaulés , le visage , quelquefois le nez , et d’autres parties. Il commence ordinairemeut avec uu frisson qui est aussitôt suivi d’une chaleur semblable à celle des fièvres ardentes ; c’est pourquoi les anciens ont appelé cette maladie feu sacré et feu de Saint Antoine,
L’érysipèle vient des mêmes causes que les autres inflammations , mais sur-tout d’un froid subit qui succède à une grande chaleur, ou à une sueur; d’une transpiration arrêtée, de l’usage des liqueurs trop spiritueuses , et de trop de nourriture , enfin d’un sang fort échauffé et fort âcre, toutes ces choses étant de nature à épaissir aisément le sang , et à le faii'e séjoctriier, Ueiste/'j Inslit. chirur^, P. i. Lib. 4. Cap, 6. p. 290.
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