CHAPITRE VIL
De r Esquinancie.
rlsqufnSr I- Cette maladie arrive dans tous les temps attaque, et qui Je Faniiée , et sur-tout entre le printemps et l’été.
Elle attaque particulièrement les jeunes gens et ceux d’un tempérament sanguin , mais sur-tout Sessymptô- roLisseaux , comme je l’ai plusieurs fois obmes. servé (2J. Le mal commence par un frisson qui
(i) Eotre les espèces particulières d’érysipèle, il y en a un que peu de rnodernes out connu, et dont les anciens n’ont pas beaucoup parle; Pline le nomme zoster^ et nous zona , c’est-à-dire ceinture. En effet, il environne le corps comme, une ceinture immédiatement au-dessus du nombril, et de la largeur ordinairement de plusieurs travers de doigts. Il est accompagné d’une chaleur violente et d’une éruption de pustules pointues qui sont brûlantes comme du feu. C’est un mal dangereux, et quelquefois mortel. Mais le plus redoutable de tous les érysipèles, est celui qui vient au-dessous de la poitrine, et aux parties voisines du cœur , ou aux mains , et d’autres parties fort sensibles, ou à des gens âgés et cacochymes , et qui ont perdu leurs forces , ou dans des fièvres malignes et pestilentielles : alors il devient bientôt livide , ensuite noir , et le malade ne tarde guère à périr.
Platérus décrit cette sorte d’érysipèle au second volume de ses Œuvres , page 2 3 , sous le nom de tache large. Langius, dans son Epître 1 10 , montre par deux exemples combien il est dangereux. Tulpius , dans ses Observations médicinales., Liv. 3. Ch, 45 , décrit sous le nom de Herpes exedens piœcordia, line maladie qui semble être la même que celle-ci. Elle a été une fois guérie en quinze jours par l’usage des doux diaphorétiques pris intérieurement, et de l’huile d’œuf appliquée extérieurement.
(2) Hoffmann définit l’esquinancie « une inflammation du gosier , accom- » pagnée d’une douleur brûlante , d’une enflure, d’une rougeur , d’une dif- » ficulté de respirer et d’avaler, avec une fievre provenant d’une stagnation « du sang , ou d’une sérosité âcre et visqueuses qui séjourne dans les vaisseaux » sanguins ou lymphatiques , laquelle fièvre est très-dangereuse » .
Pour avoir une idée juste de cette maladie , il faut remarquer principalement son siège qui est dans le gosier , sur-tout dans les parties qui îormeut le pkarynx et le larynx , et qui sont en grand nombre , d’un grand
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est suivi de fièvre , à laquelle siiceède bientôt la* douleur, riuliamniation et Tenflure du pharinx, de la luette , des amygdales et du larynx; en sorte que le malade ne peut ni avaler ni respirer, et qu’il est prêt à sufloquer.
Chajp. YH.
tJsage , et très-seusibles , comme , par exemple , la racine de la langue , avec Vos liyoïde , les conduits des narines qui s’ouvrent dans la bouche , la partie supérieure de l’oesophage, les muscles internes e externes du pharynx et du larynx , qui sont au nombre de treize , les glandes des amygdales , les muscles qui font mouvoir les mâchoires , les petits rameaux des vaisseaux sanguins et lymphatiques , et les nerfs.
Suivant donc que rmflammation attaque les unes ou les autres de ces parties , elle est plus ou moins violente, et prend aussi différeus noms. La plus ancienne et la plus générale division de l’esquinaneie , est en interne c-l externe , ou en occulte et manifeste. Lesquiuaucie interne a son siège dans les tégomens internes nerveux et musculaires du gosier; c’est pourcjuoi ou n’aperçoit extérieurement ni enflure, ni inflammation , soit au cou , soit daus la bouche; mais il y a une chaleur interne et uue fièvre aiguë; et lorsque la maladie est violente , il y a uue difficulté de respirer et d’avaler, et le danger est grand. L’esquinancie externe s’étend vers les yeux, et occupe principaleïuen’ les parties externes , soit musculaires , soit glanduleuses , les amygdale» la lacine de la langue , la luette , et elle se guérit aussi plus aisément.
La plus violente et la plus dangereuse espèce d’esc|uiuancie , si on la considère par rapport aux parties affectées , est celle qui a son siège daus les muscles internes du larynx, et dans laquelle il ne paraît point de rougeur extérieurement , soit à la partie antérieure , soit à la partie postérieure du cou ; mais d y a intérieurement uue douleur brûlante: non-seulement la parole se perd à cause de la contraction du larynx . mais il y a aussi difficulté de respirer , et quelquefois même la respiration devient toul-à-fait impossible , et cela en si peu de temps , que le malade périt en vingt-quatre heures , ou le troisième jour. Cette espèce d’esquinancie est appelée par les Grecs cynanché^ Celle qu’ils uoinment synanché , occupe les muscles iutei iies du pharynx, et il n’y a pareillement aucun signe extérieur d’enflure ni de rougeur , mais il y a une plus grande difficulté d’avaler que de respirer, et souvent les liquides sout rejetés avec violence par les narines. L’inflammation qui attaque les muscles externes du pharynx , est appelée par les anciens parasjnanché \ celle qui attaque ceux du larynx , paracynanché.
Les Lraticiens divisent l’esquinaneie en vraie et en fausse. L’esquinancie vraie provient d’une stagnation du sang, et la fausse d’une collection inflammatoire de sérosité dans le gosier et les parties internes du cou. La première est une maladie aiguë, et elle est toujours accompagnée de frisson et de fièvre, La seconde est accompagnée d’une fièvre lymphatique et catarrhale , plutôt que d’une fièvre aiguë. Daus l’esquinancie vraie, il y a non-seulement une douleur brûlante et pungitive qui se fait sentir dans les parties internes du gosier , mais encore la langue paraît gonflée de sang , et d’un rouge obscur ,
De l’Esquinai^cie.
^ L esquiriancie est extrêmement dangereuse, car Section VI, eiileve quelquefois le malade en peu d heures ; savoir , lorsqu’il se jette sur les parties que nous avons nommées , une grande quantité de
le visage est pareillement rouge, les artères temporales battent fortement, et quelquefois il survient des défaillances ; et si la maladie est fort violente, il y a une grande difficulté de respirer , une anxiété et une agitation extrêmes , et une froideur des extrémités ; ainsi elle est très-dangereuse, et demande un prompt secours. L’esquinancie fausse n’a pas des symptômes si violens ; elle est moins dangereuse , pourvu qu’on la traite comme il faut.
On peut encore diviser- l’esquinancie en sèche et brûlante, et en humide ou pituiteuse. La premiere est produite par le sang, et se trouve accompagnée d’une fièvre très aiguë , comme nous avons remarqué de l’esquiuancie vraie. La seconde est plutôt chronique , et accompagne les fièvres catarrhales Elle est très-commune dans les sujets cachectiques et scorbutiques; elle tapisse la langue et le gosier d’une mucosité épaisse et gluante , et elle est accompagnée d’une haleine puante.
Toutes ces espèces d’esquinancies doivent être distinguées des autres maladies du gosier. L’esquinancie vraie et sèche ne doit pas être prise pour cette inflammation pituiteuse de la bouche et de l’oesophage , qu’on nomme en latin pruniiella alba ; car dans celle-ci la langue et toutes les parties du gosier sont tapissées d’une mucosité blanche , lalangueest couverte de fente* douloureuses , avec une grande chaleur qui s’étend jusque dans la poituue. Cet accident arrive souvent dans les fièvres malignes , et il est ordinairement d’un mauvais augure, parce qu’il indique une inflammation actuelle de l’estomac et de l’oesophage Toute inflammation du gosier n'est pas non plus une esquinancie , mais seulement celle qui est accompaguée de fièvre et d’une difficulté de respirer et d’avaler.
Souvent aussi l’esquinancie est symptomatique, car elle peut survenir dans une, diarrhée et une dyssenterie , sur-tout si on a arrêté mal à propos l’évacuation, ou dans le cas d’un érysipèle rentré, on dans uu goutte répercutée par des remèdes externes , ou dans la petite-v érole , ou dans les fièvres jBaligues et pestilentielles , et toujours avec grand danger.
Elle est quelquefois épidémique ; ce qu’on doit attribuer à une mauvaise disposition de l’air, et alors elle est oi’dinairement accompagnée de malignité. Elle survient ainsi après une longue durée d’un temps humide ou pluvieux, au printemps ou en automne.
Quant au pronostic , l’esquinancie esf fort dangereuse , tant parce qu’elle est souvent jointe à une lièvre aiguë , que parce qu’elle menace de suffoquer ïe malade. Ce dernier accident est sur-tout à craindre lorsque le muscle thyroarithenoidien , qui sert à fermer le larynx , est attaque. C’est un mauvais, signe qu.iüd l’enflure des parties externes s’évanouit tout à coup , et qu’eu même temps les symptômes augmentent au lieu de diminuer; car la maladie se jette alors sur quelque partie nerveuse , attaque le cerveau , et cause le délire et des convulsions ; ou se jette sur les poumaus , et cause une périp-* aeumouje mortelle, comme le témoigne Hippocrate dans ses Aphorismes, sec-
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maïière fébrile , et qu’on n’emploie pas de bonne heure les remèdes capables de prévenir l’orage.
2 Pour traiter cette maladie , je saigne d'abord Traitement copieusement du bras, et ensuite sons la langue.
Je fais toucher de temps en temps les parties enflammées avec le miel rosat et l’esprit de soufre mêlés ensemble jusqu’à une forte acidité; et j’ordonne le gargarisme suivant , dont on se servira , non pas à la matîière ordinaire, en I agitant dans la bouche , mais en le retenant longtemps , jüsc{ü’à ce qu’il s’échauffe; pour lors on le rejettera , et on réitérera de temps en temps la même chose.
Prenez des eaux de plantain ^ de roses rouges , Gargarisme. et de frai de grenouilles , de chacune quatre onces ; trois blancs d'œufs battus ; sucre candi , trois gros.
Mêlez tout cela pour un gargarisme.
Je fais user cliacjue jour, de l’émulsion rafraîchissante , décrite dans le traitement de, la pleurésie , ou de cpielque autre semblable.
3. Le l’endemain matin, en cas cpie la fièvre et la difficulté d’avaler ne soient pas diminuées, je réitère la saignée du bras, remettant la purgation au jour suivant. Mais si la fièvre ef la difficulté d’avaler sont dimninuées, je donne aussitôt
tiou V, apli. X. Mais lorsque la difficulté de respirer diminue , que la douleur et la rougeur sont plus extérieures, et se dissipent peu à peu , cela signifie que la maladie se terminera lieureuseineut ; sinon elle aboutit à uu abcès , ou menace de la mort. Si elle aboutit à un abcès , et que le pus tombe dans les bronches et les poumons , l’événement est fort incertain , comme le témoigne Forestus , liv. i 4 , observation 24* Si elle menace de la mort , cela est annoncé par une écume à la bouche, une enflure considérable , une rougeur obscure de la langue , une froideur des extrémités , un serrement de poitrine , une anxiété , un pouls dur , convulsif et intermittent.
L’esquinancie symptomatique est dangereuse , et très-difficile à guérir , à cause de la faiblesse du malade , et de la virulence de la matière morbifique. y o'^tz Hoffmann , Méd. rat. sjst. tome 4 > i ? /’• d8g , jusq,
De l’Esquif A.î<rcîE.
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faut traiter
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que,
uii cl(3rîx purgatif; Texpéiieuce m’ayant appris qu’il n’est rien de si utile et de si nécessaire après la saignée que de- purger.
Si la fièvre et les autres symptômes persévèrent après la purgation , ce qui est très rare , il faut encore réitérer la saignée du bras, et appliquer sur la nuque du cou un grand et puissant emplâtre-vésicatoire Pendant toute la maladie on donne tous les matins , excepté les jours de purgation , un lavemerit rafraîchissant et émollient.
4. La viande et les bouillons de viande seront absolument interdits au malade. On le nourrira de décoctions d’orge ou d’avoine et de pommes cuites , et d’autres choses semblables ; il boira de la tisane d’orge ou de la petite-bière , et il demeurera chaque jour hors du lit pendant quelques heures; car la chaleur du lit ne fait qu’augmenter la fièvre et les autres symptômes que je cherche cà combattre par ma méthode.
Mais il est important d’observer que l’esquinancie , qui est simplement un symptôme de la fièvre stationnaire , doit être traitée par la meme méthode cpîe la fièvre primordiale dont elle dépend; c’est-à-dire parles diaphorétiques , ou par toute autre méthode qui convient à cette lièvre primordiale (ij.
(i) Hoffmann observe que le traitement de celte redoutable maladie diffère selon ses différentes espèces , et selon les différentes causes qui la produisent ; ainsi lorsqu’il y a des signes manifestes d’une stagnation considérable da sang dans la tète , ce qui augmente l’inflammation et produit des symptômes fuuestes, le premier et le principal soin du Médecin doit être ù’tn détourner le sang qui s’y porte avec impétuosité , ce qui se fait très-bien en (juvrant la veine ia plus proche. La saignée à la jugulaire soulage très- promptement. Mais si on ne peut la faire, il faut d’abord saigner du bras , et ensuite sous la laugtie Si la maladie vient du séjour' d’une humeur iiere dans les nerfs du go.sier et les tuniques du larynx , sans qu’il y ait «le pléiltoïc manifeste, les scarifications au eou et au menton, ou l'application
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b. Il y a ci autres iievres qui doivent etre mises.— -
au nombre des intercurrentes ^ et que pour Tordinaire on ne regarde pas comme des fièvres , parce cpi'elles ont une manière particulière de se
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des sangsues sont plutôt indiquées. Et lorsque dans des sujets caeochymes et pituiteux , il y a aux parties extérieures du cou une enflure causée par une abondance de sérosité visqueuse , et que la douleur et l’inflamluation sont légères , les scarifications au cou et aux épaules doivent être préférées à la saignée.
Enfin , il faut évacuer les humeurs par en bas. Les doux laxatifs en forme liquide sont ici les meilleurs ; par exemple , une décoction de deux onces de manne , et d un gros et demi de nitre antimouié dans dix onces de petit-lait. Cette décoction non-seulement purge les humeurs , mais encore adoucit leur âcreté et leur salure. Mais si le malade ne peut rien prendre par la bouche , il faut donner un lavement fait avec le lait , le miel , l’huile d’amandes douces , le sel commun et le nitre.
Le trop de sang étant ainsi diminué , et les mauvaises humeurs évacuées , il faut avoir soin de résoudre par des remèdes internes et externes convenables , le sang ou la sérosité qui séjourne dans les vaisseaux , et en même temps de tempérer la chaleur de la fièvre. A cela servent les mixtures dia« phorétiques et légèrement anodines données fréquemment , et les délayans hus en grande quantité. ~
Quant aux remèdes externes , quelques-uns doivent être employés eu forme de gargarisme, et d’autres appliqués si^r le gosier et le cou, afin de diminuer la douleur et la chaleur inflammatoire , d’adoucir l’àcreté des humeurs , et de résoudre les fluides qui séjournent. Loi’squ’il y a beaucoup de chaleur et de douleur , je ne conseille pas d’injecter des gargarismes avec une seringue ; il suffit de laver de temps en temps la bouche avec une liqueur convenable et chaude. Le rob ou le sirop de mûres , le sirop de pavots rouges , ou de violettes , le mucilage de semence de coing , la crème d’orge , le nitre , le sel de prunelle , l’esprit de nitre dulcifié sont utiles pour cet effet, ün peut varier ces remèdes suivant les circonstances, et les mêler avec du lait, ou avec une décoction de réglisse et de figues , ou avec de l’eau de gruau. Une quantité convenable d’une mixture d’hnüe fraîche d’amandes douces ,' de blanc de baleine , de safran , et de sirop de violettes , donnée dans de l’eau de gruau , et tenue quelque temps dans la bouche , est aussi fort utile en ce cas-là.
I.es remèdes qu’on applique le plus souvent sur le gosier et sur le cott sont des cataplasmes préparés avec des drogues anodines et résolutives , telles que les fleurs de sureau , de mélilot , de camomille et de bouillon hlauc ; les oignons de lis , les figues , le safran , les graines d’anis et d« fenouil , la farine de graine de lin , auxquelles oa ajoute quelquefois du nid d’hirondelle , et de l’album græcum , comme spécifiques. Les emplâtres adoucissans et éuioliieus sont bous aussi pour cela , comme le diachylon
Du SAIGNEMEINT DU NEZ.
terminer , et qu’eiles aboutissent à tel 011 tel Seciiün VI. sy^^ptome ; e<^pendant elles sont originairement
de véritables fievres, et les maladies dont elles tirent leur nom , ne sont proprement que des symptômes qui les terminent. Je ne parlerai maintenant que de deux de ces maladies , savoir, de riiémorrhagie du nez, et de l’hémoptysie, ou crachement de sang.
Saignement l^ HémoT^f Iiagic du uez , OU saignement du nez, auiiez , t .ses CD toutc saison ; il attaque principalement
symptumes» , . ; ^ i • 1 1
les personnes qui ont un sang bouillant, mais
simple , l’emplAtre de mélilot ramolli avec l’huile d’amaudes douces, ou rendu plu.s efhcace en y mêlant le blanc de baleine , le safran et le camphre.
Dans l’usage de.«re!nêdes externes, il faut avoir égard aux différentes sortes d’iollammationsdu gosier, et y approprier les remèdes : ainsi dans les inflammations douloureuses et Lrùlautes de cette partie , le julep de roses avec le nitre et un peu de camphre est très-utile. La geiee de corne de cerf y est encore excellente. Si le gosier est sec et brûlant , la langue enflée, la respiration et la déglutition difficile, le looch suivant est convenable.
Prenez blancs d'œufs battus , deux onces; eau rose, une once ; sirop de grenades et de mures, de chacun demi-once sel de prunelle, douze grains. Mêlez tout cela ensemble.
On frottera le cou et le gosier avec le liniment suivant.
Prenez hude d'amandes douces, un once; huile de pavots blancs , deux gros ; camphre , un demi-gros . Mêlez tout cela ensemble selon T art.
i)ans une escjuinancie occulte , interne , et accompagnée de grande chaleur, il faut se laver souvent la bouche avec du lait seul, ou de la crêiue , ou bien en y ajoutant du sel de prunelle et du sirop de pavot rouge , et boiie frécjucmmeutdu petit lait.
Daa.s riaflammation de l’œ.sophage qui arrive souvent dans les fièvres malignes, il est boude donner intérieiii ement la poudre suivante avec une émulsion d'aaiandes douces , et d’en tenir un peu duus la bouche.
Prenez sucre , une once ; nitre , un gios ; camphre , trois grains. Faites de tout cela une poudre.
La douleur inflammatoire qui vient d’une sérosité âcre et saline qui séjourne dans les parties glanduleuses du gosier, et qui est accompagnée de rongeur , et d’une évacuation abondante de salive , mais sans fièvre, se dissipe très-bien au aommencement , en se gargarisant la bouche et le gosier avec du vin du Rhin
Lorsqu’il tombe une grande quantité d’humeur pituiteuse et viciée sur les glandes du pabus et du gosier , les doux purgatifs et les gargarismes détersifs doivent cire souvent mis en usage.
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qui sont d’un tempérament faible , et plutôt dans le déclin de l’âge que dans la première jeunesse. Il commence le plus souvent avec des signes de fièvre, mais cpii disparaissent dès que le sang coule par les narines, et il reste seulement de la douleur et de la chaleur à la partie antérieure de la tête. Le sang coule dabord pendant quelque temps, puis il s’arrête; ensuite il recommence à couler, et cela à diverses reprises, jusqu’à ce qir enfin il s’arrête entièrement, ou de lui-même, à cause de la quantité que le malade en a perdu, ou par la force des remedes ; en sorte néanmuins c|ue le malade est tous les ans en danger de retomber s’il vient à s’échauffer par l’usage des liqueurs spiritueuses , ou de quelque autre manière.
Chap. VII.