Mais si à raison de la grande quantité de
^ cuascordium.
Potion calmante.
(1) Supposé aussi que quelque symptôme particulier le demande , comme lu suite le fait voir.
(2) Voyez ci-dessus , num. i3.
(3) C’est une eau cordiale en usage en Angleterre. Voici celle de la Pharmacopée d’Edimbourg. Prenez petit cardamome , clous de girofle , cuhèbes, galanga , macis , muscade et gingembre , de chacun un gros ; écorce jaune de citron et cannelle, de chacun trois gros; feuilles de mélisse, trois onces. Pilez tout cela ensemble ; mettez-le en digestion dans trois chopines d’eaude-vie de France , et tirez la même quantité de liqueur par la distillation.
(4) Le calmaut qui est ici ordonné , est très-doux ; mais les raisons que l’Auteur allègue pour l’ordonner ne sont pas fort satisfaisantes , et 1 expérience nous apprend que les narcotiques sont ordinairement pernicieux dans les fièvres. La plupart de ceux qui ont la fièvre dorment d’eux-mémes après qu’ils ont été sufïisarament évacués par la saignée , le vomissement , la purgation , ou les vésicatoires ; et sans ces secours , les narcotiques sont souvent infructueux.
Fièvre cointinue
sang qu’on aura tirée au malarle pendant le tral-
SüciioN 1. tement, ou de la quantité de matière qu’il aura rendue par l’effet du vomitif, ou à raison des fréquentes agitations qu’il a souffertes, ou de la cessation entière ou presque entière de la fièvre, il n’y a plus lieu de craindre que l’on mette le sang dans une trop grande effervescence, alors, au lieu delà potion marquée ci-devant, j'orilonne hardiment une dose assez considérable de diascordium, ou seul, ou joint à une eau cordiale. Le diascordium est un excellent remède, pourvu qu’on en donne une quantité suffisante, (r).
Vîn éméti- ^9- finir ce qua j’avais à dire sur
^ue dang e- les vomitifs, j’avertirai c[ue ceux cpiisont prépacnfans. . avcc 1 iiiiusioii du sairaii des métaux , ne sont
pas sans quelque danger pour les enfans et les jeunes gens au-dessous de'quatorze ans, meme en fort petite dose. Je souhaiterais qu’à la place de ces vomitifs antimoniaux nous en eussions d’autres moins suspects , et en meme temps assez efficaces pour évacuer radicalement rhumeur nuisilde qui, dans le déclin de la fièvre, cause le plus souvent la diarrhée; ou du moins que nous fassions en état , par quelque remède convenable , de corriger l’acrimonie de cette matière corrosive , et de l’adoucir tellement, qu’elle ne pût exciter de cours de ventre (2).
(ij Ou peut demander si les cas rapportés ici ne sont pas de ceux où la lièvre est entièrement domptée , et où par conséquent une bonne nourriture est suffisante , sur-tout en y ajoutant le moindre petit cordial Si cela est, le diascordium- est le pins mauvais remède dans ce cas-là, à cause de i’opium qu’il contient, et dans lequel néanmoins semble. princinalemeut consister sa vertu; car l’opium affaiblit l’estomac et épuise les forces. La plupart des gens tombent naturellement dans un profond sommeil lorsqu’ils u’out plus de fièvre, et ce sommeil soulage beaucoup plus que celui qui est procuré par des narcotiques. Un bon vin pris modérément paraît être ici le meilleur narcotique.
(2) Il me parait que les poudres absorbantes remplissent très-bien celte vue.