IV
DES ANNi^Es i66[ , 62 , 63, 64. 35
Etant appelé pour des enfans qui avaient la iièvre , j ai souvent vu le cas d’einployer Finfu* sion de safran des métaux qui aurait pu les tirer d’affaire ; néanmoins dans la crainte de quelque accident fâcheux , je n’ai osé la donner ; ce qui ni a fait bien de la peine (i). Mais dans les adultes je n ai jamais observé aucune mauvaise suite de ce remede lorsqa on Ta donné avec les précautions que j’ai marquées ci dessus (2).
20. Le vomissement étant fini, j’examine si, nonobstant les évacuations précédentes, l’effervescence du sang est encore assez considérable pour avoir besoin d’etre modérée , ou si elle s’est ralentie au point qu’il soit nécessaire de la ranimer , ou enfin si , étant réduite à de justes bornes , on peut 1 abandonner a elle-nieme sans danger pour le malade. Disons quelque chose sur chac^un de ces trois articles (3\
21. Si le sang est dans une si grande efferves- Casoùiifaut cence , qu’il y ait lieu de craindre qu’elle ne pro- '''' lavemeut. duise la frénésie ou quelque autre fâcheux symptôme , j ordonne le lendemain du vomitif un lavement tel que celui-ci.
Prenez décoction émolliente , une livre ;
Sjrop violai et sucre , de chacun deux onces.
Melez tout cela pour un lavement.
Je fais réitérer ce lavement suivant le besoin; par-la je rafraîchis le sang, et je modère son effer-
(1) L Auteur connaissait assurément la vertu innocente de l’oxymel scilUtique, puisqu’il l’a ordonné en pareil cas ; mais il ne connaissait pas l’ipétacuanha et la bonne façon de donner le tartre émétique aux enfims.
(2) Voyez ci-dessus , art, 12.
(3) Puisqu on ne peut déterminer l’existence de ces cas-là que par les symptômes , pourquoi n’y avoir pas recours immédiatement L’Auteur a it P us haut qn d emploie les fermentation et à'ep'eivescence plutôt
immiiie des termes d’un usage ordinaire , que comme ayant dans les tièvnc* une signiucation précise.