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eriats , beaucoup de rlegine gluant et visqueux. - - ^
Ce symptôme épouvante le malade, et a trompé quelquefois des Médecins peu attentifs, en leur faisant croire que c’était un avant-coureur de la phthisie. Mais j’ai observé que ce symptôme n’est pas fort dangereux. Pour y remédier, je fais boire au malade du vieux vin d’Espagne ou du vin muscat , dans lequel on a trempé du pain rôti.
Cette liqueur donnant de la force au sang qui est affaibli par la fermentation précédente, et qui, parconséquent , ne saurait changer le chyle en sa propre substance, dissipe en très-peu de jours le symptôme en question, comme je l’ai souvent éprouvé (i).
38. En suivant la méthode que nous avons pro- Maiignitëec posee (2;, on garantira le malade de plusieurs lemeut accuautres symptômes que l’on a coutume d’attribuer à la malignité. Car rien n’est plus ordinaire aux Médecins peu expérimentés, que d’avoir recours à cette cause, lorsque par des remèdes trop rafraîchissans , et par des lavemens donnés mal à propos, ils ont relâché le tissu du sang, et, en affaiblissant la nature qui travaillait à la dépurer , ont occasioné des défaillances et autres mauvais
(1) Il semble qae ce symptôme vient plutôt de la faiblesse de l’estomaiï
que de celle des poumons , puisque les amers le dissipent. •
(2) La méthode établie dans ce Chapitre paraît supposer qu’une fièvre ne saurait être guérie qu’après avoir parcouru sou période de quatorze jours ; en effet , c’est ordinairement le temps où celles qui sout abandonnées à elles-mêmes , et qui guérissent, donnent les plus grands signes d’une heureuse crise ; mais il est certain aussi que les évacuations qui se font par la saignée , le vomissement et la purgation , détruisent souvent une fièvre tout-à-fait eu peu de jours, et que si elles ne réussissent pas, l.es vésicatoires en abrègent du moins le période. Il semble que l’Auteur a découvert cela eu d’autres fièvres, qu’il a peut-être regardées parcelle raison, comme étant d’une autre nature , parce qu’il les a guéries d’une autre manière. Mais il en est ici comme d’un problème que l’on peut résoudre par différejalcs voies , dont le» unes sont plus courtes que les autres.
Section I.
•Pvaffaîcliissans et lavemens prolongent quelquefois la maladie *
VRE COiVTmL'E
symptômes, effets naturels des remèdes qu’ils ont administrés.
Mais si la longueur de la maladie ne permet pas d’y faire intervenir de la malignité , alors ils mettent sur le compte du scorbut tout ce qui les embarrasse dans le traitement. jN^éanmoins les symptômes qui accompagnaient la maladie dans sa force , ne venaient réellement d’aucune malignité; et ceux qui l’accompagnaient dans son déclin ne sont point l’effet du scorbut ; mais les uns et les autres doivent être attribués à la mauvaise méthode que l’on a suivie dans la curation , comme je l’ai souvent vu.
Je le sais , et c’est une chose qui ne saurait être ignorée de quiconque est tant soit peu instruit de l’histoire des maladies , qu’il y a des fièvres , lesquelles indépendamment de l’intempérie et de la pourriture des humeurs , sont véritablement malignes, et en ont des signes très-évidens. Je ne nie pas non plus que le scorbut et quantité de maladies ne puissent être compliquées avec la fièvre ; mais je dis seulement qu’on suppose souvent à tort ces maladies.