Tome L
b 2 Fièvre continue
' "tout autre narcotique, si on le donne au corn-
Sectioj^t 1. I • 1 1
mencement, dans 1 augmentation , ou dans le fort de la fièvre dont il s’agit, n’arrête point la frénésie, et souvent même l’augmente; au lieu qu’élant donné dans le déclin de la maladie et même en dose médiocre, il réussit très-bien.
Je l’ai donné une fois le douzième jour avec succès ; mais je ne l’ai jamais vu réussir étant employé plutôt. Si on ne le donne qu’au quatorzième jour, il fera encore mieux; d’autant que la séparation de la matière morbifique sera alors plus parfaite; et quoiqu’un symptôme aussi terrible que la frénésie épouvante extrêmement les assistans, on peut, sans que le malade périsse, attendre jusqu’à ce jourdà à mettre en usage les narcotiques , car j’ai observé que ce symptôme en donne ordinairement le temps , du moins si l’on a soin de ne pas enflammer davantage le sang par des cordiaux et d’autres remèdes chauds, faute de quoi les malades périssent bientôt. Les narcotiques dont j’ai coutume de me servir, sont le laudanum de Londres , à la dose d’un grain et demi (i); ou bien la potion suivante.
Formules de Prenez fleuri de primevère , une poignée. Faites-
I^Jiarcotiques.
(i) Il est bon d’avertir qn’en employant le laudanum , on doit commencer par nue dose beaucoup moindre , et augmenter ensuite par degrés , suivant le besoin II faut dire la même chose du laudanum liquide que l’Auteur ordonne à la dose de seize gouttes. On ne saurait aller avec trop de précaution dans l’usage des narcotiques j qui sont, à la vérité , de grands remèdes entre les mains d’un habile et sage Médecin ; mais sont très-dangereux entre les mains de tout autre. Cette remarque faite ici au sujet des narcotiques , servira pour tous les autres endroits où l’Auteur semblerait les ordonner en trop grande dose , et on ne la répétera pas ailleurs. La dose des narcotiques , àiusi que de plusieurs autres remèdes , varie suivant les différentes circonstances ; et celle qui serait trop forte pour une personne , et dans certains cas , sera trop faible pour une autre , et en d’autres cas. C’est au Médecin à se régler là-dessus , et à manier prudemliient des remèdes si délicats.
CiiAjf. iV»
DFS ANNÉES I GG I , Ga , G3 , 6/^0
les houillir dans suffisante quantité deau de cerises noires^ et mêlez dans trois onces de la colatine , une demi-once de sit'op diacode ^ et une demi-cuillerée de suc de limon : ou bien ,
Prenez eau de cerises noiies^ une once, et demie eau épidémique { i ), deux gros laudanum liquide^ seize gouttes ; sit'op d œillets , un gr os. Mêlez tout cela ensemble.