Lorsque les lavemens rendus par la bouche
et es auties signes font connaître évidemment qu 1 y a une vraie passion iliaque, j’ai trois choses en vue; la première, d’arrêter le mouvement déréglé de 1 estomac et des intestins; la seconde, de fortifier les intestins qui ont été affaiblis par l’âcreté des humeurs ; la troisième^ de débarrasser de ces humeurs nuisibles l’estomac et les intestins, îour remplir ces trois indications, voici comment
Comment t’Aut. ur les renqvlit.
je me comporte.
•7. D abord je fais prendre matin et soir nn scrupule de sel d absinthe dans une cnilcrée de suc de limons , et dans la journée, chaque demi-heure, quelques cuillerées d’eau de menthe distillée, sans y ajouter ni sucre, ni aucune autre chose. L’usage seid et réitéré de lean de menthe fera bientôt disparaître le ■y(>rr)issement et la douleur, pendant ce temps là, je fais tenir continuellement sur le ventre à. nu un petit chien en vie. Deux ou trois jours après qne la douleur et le vomissement ont entièrement cessé, je donne un gros de pilules cochées, dissoutes dans l’eau de menthe; et pour
am ANNte i66t ,62, 63, 64.
cvnpecher dune manière plus sure le i^efonr du vomissement, je fais prendre souvent de cette eau pendant tout le temps de la purgation. On n’ôte le ^ petit chien que lorsque le malade commence l’usage des pilules.
58. J’ai observé qu’il est inutile de donner ces pilules, ou tout autre purgatif, jusqu’à ce qu’on ait fortifié l’estomac, et rétabli le mouvement naturel de l’estomac et des instestins. Sans cela , tous les purgatifs pris intérieurement deviendront émétiques, et feront plus de mal que de bien. Voilà pourquoi je n’entrenrends point d’ouvrir le ventre par les pin gatifs avant que d avoir employé, durant quelques temps, tous les remèdes propres à l’estomac.
5(). je réduis le malade à une nourriture trèslégère, ne lui permettant que quelques cuillerées de bouillon de poulet deux ou trois fois le jour. Je lui ordonne de garder le lit pendant toute la maladie, jusqu à ee qu’il paraisse des signes dune entiere guéiison, et meme de continuer, long-temps après la guérison , i’usa^m de lean de menrbe, et de se iiien gaianfirle ventre du froid , en y tenant une étoffe de laine en double , afin de prévenii* les rechutes aux»
quelles eette malaUie est plus sujette qu’aucune autre yij.
(i) Assurément la véritable passion iliaque cedera rarement à des re~ medes SI faillies et en si petit nombie; c’est pourquoi nous ajouterons ici quelques avis sur le traitement de cetté maladie. Lorsqu’elle a efe précédée ou est accompagnée de lièvre , tous les remedes chauds doivent être bannis crainte de causer une infiamaiation des intestins , et d’attirer une ffani gnme mortelle. La saiguee convient , et doit quelquefois être réitérée trois ou quatre lois. Il faut donner d’heure en heure , ou de deux en deux heures un lavement emollient et laxatif Boerliaave , dont la plus -rande parue de cette méthode est piise , dit que plusieurs ont péri , parceVon ne leiu^ ^yau pas donne assez souvent des laveuicns. Ou peut user pour
SF,eTxo« I.
64 Fièvre coNTmuE des années i 66 i , 62 , 63 , 64.
60. Voilà à quoi se réduit toute ma méthode de traiter la passion diaque.' J espere qu elle ne sera pas méprisée des personnes sages, sous prétexte quelle est simple, et n est j)as acCyOm* pagnée de grands raisonnemens , ou d un a])pa-
reil pompeux de remedes.
61. Tels sont les symptômes qui se rencontrent ordinairement dans la fievre continue dont nous parlons. 11 y en a encore d’autres dont nous ne dirons rien, parce qu ils ne demandent aucun traitement particulier, et qu ils cessent d eux-memes lorsque la fièvre a été traitée comme
il faut. ^ ^
C’est là tout ce que nous avions à dire sur
la fièvre continue de cette constitution, et sur
ses symptômes ^ij.
boisson d’une infusion chaude de graine de lin , ou de racine de guimauve , ou de chose semblable , et y ajouter sufïisante quantité de nitre , de suc de limon , d’esprit de nitre dulciüé , etc. Il est à propos de continuer ces remèdes , et de tenir le malade à un régime rafraîchissant , émollient et très léger , pendant deux ou trois jours au moins après que la maladie a cessé , afin de prévenir la rechute. On peut donner les narcotiques avec les
purgatifs. - i r .
Si le mal dépend d’un étranglement causé par une descente, il tant,
avant que de douner aucClu remède , tâcher de réduire l’intesliu , en employant sur la partie affectée les fomeutatious émollientes et les cataplasmes de même nature; et tout cela étant inutile , recourir à l’operation chirurgicale requise en pareille occasion ; mais si le cas r^’est pas extrêmeineut pressant , il faut essayer toute sorte de moyens raisonnables avant que d’en venir à l’opération qui est toujours dangereuse , et demaude dans celui qui la fait une habileté et une adresse extraordinaire. Le bain dans •une décoction chaude de racines de guimauve , de graiae de lin et da féuugrec , de Heurs de sureau et de camomile , de tètes de pavot , et d’autres semblables ingrédieus , faite avëc le lait et l’eau , est un remede admirable , surrlout dans le^ dernier cas dont nous avons parlé. Dans les
cas désespérés, le mercure , prudemment administré , a quelquefois réussi.
I.a méthode est de commeucer par une petite quantité , et d augmenter
par degrés. i • • j
(i) Nous avons remarqué en passant, les défauts de cette histoire du
traitement d’une lièvre , qui nous a paru trop generale , trop hypothétique , et trop incomplète ; il semble que uotre Auteur eu a jugé de meme ,