DU TRADUCTEUR
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peu de choix et de jugement ; au lieu qu’ici elles sont le produit de l’expérience, et remplissent les indications naturelles que fournissent les maladies.
C’est au Médecin à se servir plus ou moins de ces formules , à diminuer ou à augmenter les doses des remèdes, suivant que les différens cas l’exigent y et que la prudence le demande.
On avait d’abord résolu de ne point ajouter de notes à la traduction , se contentant de présenter le texte d’une manière claire et fidèle , et laissant à chacun la liberté d’en porter le jugement qu’il lui plairait. On considérait que des notes sur un pareil ouvrage , pour avoir toute l’utilité qu’on en pouvait attendre , ne demandaient rien moins qu’un. Praticien consommé, et qu’elles ne seraient pas moins sujettes à la censure que le texte même. Cependant on s’est ensuite déterminé à en ajouter, dans l’espérance que telles qu’on les donne , elles ne seront pas tout à-fait inutiles ; et on est bien aise d’avertir ici qu’elles sont presque toutes prises du Traducteur 4nglais des œuvres de notre Auteur, qui les a lui-méme tirées la jJupart des meilleurs Ecrivains de différentes nations.
Au reste , quand je parle d’une traduction fidèle, on comprend bien que cette fidélité consiste uniquement à rendre d’une manière exacte le sens de l’Auteur. Je dis cela afin qu’on ne soit pas surpris de ce que j’ai resserré et abrégé certains endroits que je n’ai pas cru pouvoir rendre avec grâce en Français dans la meme étendue qu’ils ont en Latin; de ce que j’en ai retranché quelques-uns qui n’ajoutaient rien au sens; et de ce que j’ai fait de légères transpositions dans quelques autres. Ces petites licences doivent être plus que permises dans un ouvrage de cette nature.
Je ne me suis pas moins attaché à la clarté du
viij AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR.
style , qua la fidélité de la traduction ; et j’espère qu’on me saura quelque gré- d’avoir facilité , par ce moyen , l’intelligence d’un Auteur qui n’est pas toujours fort aisé à entendre , et dont le style , quelquefois un peu trop diffus , embarrasse les Lecteurs qui n’y sont pas accoutumés.