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La raison pour laquelle je mets Fintervalle liaisons de

1 J cette meihode

(l) L’Auteur avertit judicieusement de ne pas purger trop tôt , crainte de causer une rechute ; mais il n’est pas toujours nécessaire , et quelquefois même il est nuisible de purger; et quoiqu’il puisse y avoir des cas de le faire utilement deux ou trois fois , il est rare néanmoins que des purgatifs ïong-temps continués ne soient pernicieux ; ainsi on ne doit pas regarder comme uue règle générale ce que dit ici notre Auteur.

Secxzon 1.

Apozème apé ritif.

94 VRES INTERMITTEIYTES

d’une semaine entre chaque purgation , c’est afin de prévenir les rechutes qui arrivent aisément par Fagitation trop fréquente du sang et des humeurs (i;. Mais lorsqu’il n’y a plus à craindre de rechute, on peut souvent mettre en usage l’apozéme qui suit.

Prenez rhapontic , deux onces ; racines d asperge , de petit houx , de persil et de poljpode de chêne , de chacune une once : écorces moyennes de frêne et de tamarisc , de chacune demùonce ; Jeuilles daigremoine ^ de cétérac et de capillaire , de chacune une poignée ; séné mondé et arrosé de trois onces de vin blanc , demi-once ; épithyme , demionce ; trochisques d agaric , deux gros ; graine de fenouil^ quatre scrupules. Faites bouillir tout cela dans suffisante quantité deau de fontaine , jusqu ci la réduction dune Iwre et demie. Ajoutez sur la fn trois onces de suc d orange. Coulez la liqueur et dissolvez-y sirop de chicorée composé de rhubarbe , et sirop magistral pour la mélancolie , de chacun une once et demie. Faites un apozème , dont le malade prendra demi-livre le matin pendant trois jours. On réitérera ce remède toutes les fois quil sera besoin.

(i) L’hydropisie est causée par la purgation fréquente , sur-tout dans la fièvre quarte, et les purgatifs ne font que l’augmenter. Cett« sorte d’hydropîsie entretient la lièvre intermittente , on la change en continue d’un mauvais caractère ; mais eu fortifiant le corps par des astringens , par des remèdes chauds , des stomachiques et antiscorbutiques , l’eau épauchée s’évacue d’eile-mème.

Lorsque la fièvre intermittente est guérie , il ne reste rien à faire , sinon que le malade doit continuer de prendre chaque jour , pendant un mois , un demi-gros de quinquina , ou bien une once dans l’espace de quinze jours après la cessation de la fièvre , et de cette maniéré il n’y aura point de rechute à craindre. Si l’on donne un vomitif ou un purgatif aussitôt après la guérison , la fièvre revient aisément; mais comme alors le malade a ordiiiaiieinent grand appétit, il faut avoir soin de ne pas surcliarges.’ l’estomac» Cffrier , Jïlcé. compond. torn. / , p. i52, 2 74*

DES ANÎfîZES l66t , 62 5 63 , 64. 95

45. Quant aux symptômes qiû accompagnent ^ quelquefois les fièvres intermittentes dans leur symptômes déclin, il faut observer ciue ceux des fievres de des fièvres printemps sont en tres-petit nombre en compa-du printemps raison de ceux des fièvres d’automne. La raison moindre

, , 1 ' 1 • nombre que

de cela est que les nevres de printemps ne sont dans celles pas si longues , et d'ailleurs ne sont pas causées d’a^i^omue. par des humeurs si grossières, ni si malignes.

46. Le principal svmptome dont nous parle- Hydropisie rons , cest ihjdropisie^ qui d abord lait entier d’automne, les jambes, et ensuite le ventre. Elle vient de

de ce que le sang a perdu une grande quantité d’esprits animaux par les fermentations fréquentes que lui a causées la longueur de la maladie , sur-tout dans les personnes déjà avancées en âge.

Cette disette d’esprits animaux fait que le sang ne peut plus assimiler les sucs c|ue lui fournis* sent les alimens. Ces sucs, encore crus, et iudi» gestes, se déposent sur les jambes , et quand elles sont distendues et ne peuvent plus en recevoir, ils s’épanchent dans le ventre , ce qui forme une vraie hydropisie. Il est rare qu’elle attaque les jeunes gens , à moins qu’elle ne soit produite par des purgations souvent réitérées durant le cours de la fièvre.

47* I-'hydropisie qui vient delà cause rapportée Comment ci-devant , se guérit aisément par les apéritifs et les purgatifs, lorsqu’elle est nouvelle. Je ne suis pas même fâché quand les malades en sont attaqués , parce que cela me donne espérance de leui; guérison. En effet , j’en ai guéri parfaitement cjuelques-uns par l’usage de l’apozème précédent , sans y ajouter même aucun des remèdes qui sont plus appropriés à Fhydropisie.

J’ai observé néanmoins que Fhydropisie c[rii est venue d’une fièvre intermittente , ne peut se

IfeO.

Fièvres rwTERMixTENTEs

SiCTION I.

Infu sions convenables en ce cas.

Description «Ju rachitis et la manière de îe traiter.

‘guérir par des purgatifs, tandis que cette fièvre dure : car la fièvre ne fera par ce moyen que s’enraciner davantage , et l’hydropisie ne cessera point. Ainsi il faut attendre qu’il n’y ait plus de fièvre , et alors on pourra attaquer avec succès riiydropisie (i),

48. Mais si ce symptôme est d’une telle violence , qu’on ne juge pas devoir attendre, pour le traiter , que la cessation de la fièvre permette l’usage des purgatifs , il faut alors attaquer la fièvre par les infusions de racines de raifort sauvage , de sommités d absinthe et de petite centaurée , de haies de genièvre , de cendres de Genêt, etc. , faites dans du vin ; lesquelles non-seulement dissiperont l’hydropisie , en rétablissant les forces épuisées du sang , mais encore aideront fort à propos la nature à triompher de la maladie.

49. Les enfans deviennent quelquefois étiques après les fièvres d’automne , soit continues , soit intermittentes. Leur ventre s’enfle et se durcit ; souvent la toux et les autres symptômes de la phthisie surviennent, et ressemblent entièrement au rachitis. Voici comment je conseille de traiter cette maladie :

On préparera la potion purgative que j’ai ordonnée pour être prise à la fin des fièvres continues (2). On en donnera à l’enfant une ou deux cuillerées , plus ou moins suivant l’âge , le matin , pendant neuf jours , laissant , s’il est besoin , un ou <leux jours d intervalle. Il faudra tellement régler la purgation, soit en augmentant, soit en dimi-

(1) Dans ce cas-là l’eau s’est souvent évacuée d’elle-méine en peu de temps par les conduits de l’urine , sans le secours d’aucun remède. De Gorter, ïïjed. compend. torn, I , p. j52.

(2) Voyez Secc i. Chap. 4 , num. 35.

Chap. V.

DES ANNÉES l66l , 62, 63, 64’, 97

iluant la dose du remède , qu’il n’y ait pas plus de cinq ou six selles chaque jour.

Quand on aura achevé de purger, on lui oindra durant quelques jours tout le ventre avec un liniment apéritif. J’ai coutume de me servir du suivant:

Prenez huiles de lis et de tamarisc^ de r Lmiment apé-

deux onces 5 sucs de racines de hrjone et dache , de chacun une once. Faites bouillir jusqu à ce que les sucs soient consumés. Ajoutez onguent de guimauve., et beurre frais , de chacun une once \ gomme ammoniaque dissoute dans le vinaigre , demi-once ; cire jaune ce au il en faut. Faites un Uniment.

J’ai guéri par cette méthode quantité d’enfans qui avaient meme un véritable rachitis.

Cependant il faut avoir grand soin , comme nous en avons déjà averti (i) , de ne pas purger avant que la fièvre ait entièrement cessé. Il est vrai que la purgation pourra évacuer cjuelque partie de l’humeur peccante qui s’est amassée dans les premières voies. Mais la fièvre en fournira bientôt de nouvelle, qui non-seulement rendra la purgation inutile , mais prolongera encore la maladie , par les raisons que nous avons alléguées auparavant.

5o. Une chose qui mérite d’etre remarquée, c’est Eaûure àa. que quand des enfàns ont eu long-temps les fièvres d’automne, il n’y a aucune espérance de les en entons, délivrer, jusqu’à ce que la région de l’abdomen, sur-tout vers la rate, ait commencé de se durcir et de se tuméfier : car à mesure que ce symptôme vient , la fièvre s’en va; et il n’est peut-être pas de meilleur signe pour connaître qu’elle finira bientôt , que lorsqu’on le voit venir. Il en est de même des enflures des jambes qu’on voit quelquefois dans les adultes.

(i) Voytz ci'dessus , num. 35,

Fièvres inter miiteivtes

Section I.

Vrais rachitis €8t rare.

Douleur et inflammation des

amygdales , etc.

mauvais signe.

Ma»ie parficulière ; comment doit être traitée.

51. La tumeur du ventre, qui arrive aux enfans après ces fièvres, dans les années que la constitution de Fair produit des fièvres intermittentes épidémiques, se fait sentir aux doigts, comme si les viscères contenaient quelque matière squirrheuse ; au lieu que la tumeur du ventre qui arrive les autres années , quoique parla meme cause, se fait sentir au toucher, comme si les hypocondres étaient simplement distendus par des vents. Voilà pourquoi les vrais rachitis sont rares , excepté dans les années où les fièvres intermittentes d’automne ont le dessus ; ce qui mérite attention.

52. La douleur et l’inflammation des amygdales, après les fièvres continues ou intermittentes , avec difficulté d’avaler au commencement, et ensuite enrouement, yeux creux, et face hypocraîique , annoncent une mort certaine, et ne laissent pas la moindre espérance de guérison. J’ai observé que ce funeste symptôme était produit le plus souvent par des évacuations trop abondantes dans des sujets que la violence de la maladie a déjà presque épuisés , et par la longue durée de la fièvre.

53. Il y a beaucoup d’autres accidens qui arrivent à la suite des fièvres intermittentes , soit parce qu’on n’a pas purgé du tout , soit parce qu’on n’a pas bien purgé. Je les passerai maintenant sous silence , d’autant que la manière de les traiter est presque la meme , c’est-à-dire , qu’il faut purger les recrémens qu’a laissés la fermentation précédente , et qui occasionent ces sortes d’accidens. Mais je ne saurais m’empècher île parler ici d’un symptôme important qui, bien loin de céder aux purgatifs et autres évacuans , pas même à la saignée, devient au contraire plus

Chap. V-

La

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ms a^^n>:es i66r , 6^ , 63 , 64. 99

violent par ces remèdes Cest une sorte de manie particulière, laquelle vient quelquefois après les fièvres intermittentes qui ont duré fort long-temps, et sur-tout après les fièvres quartes. Elle ne cède point à la méthode ordinaire , et après qu’on a mis en œuvre de fortes évacuations , on a le 'chagrin de la voir dégénérer en une folie qui ne se termine qu’avec la vie,

54* J ai souvent éîé surpris de ce que les auteurs nen disent rien du tout, quoique je laie vue arriver assez souvent. Les autres espèces de nuisibles, manie se guérissent ordinairement par des évacuations abondantes , par la saignée et la purgation ; an lieu que celle-ci résiste à tous ces remèdes; et merne lorsque le malade est sur le point d’etre guéri, si on lui donne seulement uii lavement avec le lait. et le sucre, le mal revient aussitôt.

Si on s’obstine à le combattre par des purgatifs réitérés et par la saignée , on pourra bien diminuer sa violence, mais le malade tombera certainement dans une folie incurable.

Cela ne surprendra pas si l’on fait attention c[ue 1 autre espèce de manie est produite par un sang trop exalté et trop vif; au lieu que celle dont il s’agit vient de la faiblesse du sang, et pour ainsi dire de son évaporation , causée par la longue fermentation que la fièvre a excitée , en conséquence de laquelle évaporation les espriîs sont entièrement incapables des fonctions animales.

55. Voici comment je traite cette manie. Je Méajode a» donne au malade, trois fois le jour, une bonne dose de quelque puissant cordial, tel que la thériaque (i;, ïélectuaire cTceuf , la poudre de la

(î) La thériaque est à la vérité uq électuaire chaud j mais je doute que

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