‹ Médecine pratiqueChapitre 43 sur 115 · Je continuai avec un succès mervei! ” de trop pf.‘5ï · texte numérisé non relu

Je continuai avec un succès mervei! ” de trop pf.‘5ï

Fièvre pestilentielle

leux à traiter plusieurs malades par des sai^oëeâ

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copieuses , en y joignant une tisane et une diete • rafraîchissante ; mais il y en eut quelques-uns où je

ne réussis pas, à cause de l’opiniâtreté des assisetans qui, se laissant aller aux préjugés vulgaires , ne me permirent pas de tirer la quantité nécessaire de sang. Les malades en furent la victime ; car en faisant tant que de les saigner , il eût fallu les sai* gner suffisamment, ou bien ne pas s’en mêler du tout. Me voyant donc ainsi traversé dans ma pratique , je crus qu’il serait avantageux de trouver un autre moyen que la saignée pour guérir cette maladie.

38. Mais avant que d’en parler, je rapporterai ici un exemple du mauvais succès que j’eus une fois, non pour avoir saigné, mais parce qu’on m’empêcha de saigner autant que je voulais, et par conséquent sans qu’il y eût de ma faute.

Preuve de Avaiit été appelé auprès d’un jeune homme d’un

cela par un J ^ J-A .

exeiïjple. tempérament sanguin et robuste . qui depuis deux jours avait une fièvre violente, avec des douleurs de tête , des étourdissemens , un vomissement énorme , et d’autres pareils symptômes, et ne trouvant aucun signe de tumeur, j’ordonnai qu’on lui fît sur-le-champ une saignée copieuse. Le sang , étant refroidi , se trouva couvert d’une coène , comme celui qu’on tire aux pleurétiques. Je prescrivis aussi une tisane rafraîchissante, avec des bouillons et des juleps de même. Après-midi, le malade fut saigné pour la seconde fois, et on lui tira une pareille quantité de sang; ce qui fut encore réitéré de la même façon , le grand matin du jour suivant.

Etant allé voir mon malade sur la fin de ce jourlà, je le trouvai beaucoup mieux. Mais ses amis ne voulaient pas absolument qu’on le saignât davan-

ET PESTE DES AîfNÉES i665 et 1 566 ï3r

tage. Je leur soutins au contraire que cela était ’ nécessaire, ajoutant qu’il ne fallait plus qu’une saignée pour mettre le malade hors de danger; que si on ne la faisait pas, il eût mieux valu n’en point faire du tout, et s’y prendre par les sueurs; en un mot, que le malade mourrait très-sûrement, si on ne le saignait pas. L’événement vérifia ma prédiction ; car cette dispute ayant fait perdre l’occasion d’agir , il parut le le ndemain des taches de pourpre , et le malade mourut au bout de quelques heures ; d’autant que toute la masse du sang fut corrompue et son tissu dissous par les restes de la matière peccante qui y séjournèrent, et qui auraient dû être évacués entièrement, puisque la saignée si souvent réitérée, avait empêché la formation de l’abcès.

39. Gomme donc je rencontrais fréquemment de pareils obstacles , et que cela me chagrinait , je me mis à examiner, avec la plus sérieuse attention, si je ne pourrais pas découvrir, pour traiter cette maladie , une méthode qui fût aussi efficace que la saignée , et qui, cependant , révoltât moins les esprits. Après beaucoup de recherches et de méditations ,jedécouvrisenfinlaméthode suivante, dont je me suis toujours bien trouvé, et qui m’a parfaitement réussi.

40. D’abord, si la tumeur ne paraissait pas en^ core , je faisais faire une saignée médiocre et proportionnée aux forces et au tempérament du ma<* lade ; ensuite de quoi la sueur venait aisément; au lieu que sans cela il était extrêmement difficile de l’exciter, et qu’on risquaitmêmepar-làd’augmenter l’ardeur de la fièvre; et par conséquent de produire des taches de pourpre. Le dommage que la saignée, quelque petite qu’elle fût, aurait causé en d’autres occasions, se trouvait abondamment compensé par la sueur avantageuse qui suivait immédiatement.

CiîAP. IL

MëtîiD(3.e substituée à îa.

saignée.

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