CHAPITRE PREMIER
Constitution épidémique des années 1667 , 1668 et en partie de 1 669 , à Londres* *
3^-^^ 16(37 "> ^IIX RpppOcllGS (Ig FécjUinOXG du Progrès des
printGmps, les pctitcs-vérolGS qui, durant la cons- fef dV tue' titution pGstilGiiticllG dGS dGux annéGS précédGntGS, coastitutioii. lî avaiGntpoint paru du tout , ou n’avaiGntparu que très-rarGiUGnt , commencèrent à se faire sentir; et augmentant de jour en jour , elles furent trèsépidémiques en automne. Depuis ce temps-là elles diminuèrent peu à peu et à l’entrée de l’hiver elles étaient rares. Mais le printemps suivant elles se renouvelèrent avec violence , et persis-
Medecine , nous joindrons ici une définition de ce terme plus claire et plus complete , tiree du même Hoflmann. « Nous n’entendons autre chose par » nature dit-d , que le mouvement progressif et circulaire du sang et des » autres liqueurs, dependant de la coniraction et dilatation réciproque du » cœur des vaisseaux , et des autres solides qui contienuent les fluides , paç .. lequel mouvement des solides et des fluides il se fait une secrétion cominuelle des parties utiles ou nutritives , qui doivent être retenues pour
• corps, et une excrétion des parties inutiles et excrémentielles
qui oivent etre evacuees par les émouctoires et couloirs convenables. » Dans un autre endroit , Hoffmann explique dune manière plus concise le sens dans lequel il prend le terme de nature. « La nature , dit-il , est uu « terme dont nous nous servons pour signifler la structure et le mécanisme « du corps , agissant avec certaines puissances , et selon certaines lois né- » cessai! es et mécaniques établies par le Créateur. «
Hippociate appelle eu peu de mots la nature « l’assemblage de toutes les
^ une santé pa.*ite., et fait entendre qu’elle aolt eue le Rpdexeat de tout raisonnement en Médecine. ^
bjsca'ioii Hi
Bonne espèce de petites- yéroles.
T'ionTelîe flè- Tfie en même îenips.
Bt dlanliée.
CoWSTItUTlOl^f ÉPlDlêMIQUE
tèrent dans cet état jusqu’à Fhiver , qui les affaiblit corome fan née d’auparavant* Enfin elles se renouvelèrent pour la troisième fois au commencement du printemps suivant , mais elles furent moins violentes et moins fréquentes qu’elles n’avaient été les deux années précédentes ; et au mois d’Aoùt de 1669, elles cessèrent entièrement pour faire place à une dyssenterie épidémique.
Sur la fin des deux années pendant lesquelles cette constitution régna, il y eut à Londres im plus grand nombre de petites-véroles que je ne me souviens d’en avoir jamais vu , ni avant ni depuis ce temps-là; mais comme elles n’avaient rien d’extraordinaire , elles enlevèrent peu de gens , eu égard au grand nombre de ceux qui en furent attaqués.
2. Lorsque les petites-véroles commencèrent , il parut une nouvelle sorte de fièvre , peu différente des petites-véroles d’alors , si on excepte l’éruption des pustules et tout ce qui en dépend, INous traiterons de cette fièvre en particulier dans la suite ; elle attaqua beaucoup moins de gens que ne firent les petites-véroles; mais elle dura aussi long-temps. Elle prit de nouvelles forces en hiver, dans le temps que les petites-véroles diminuaient ; et lorsque celles-ci se renouvelèrent au printemps , elle leur céda la place ; en sorte qu’elles furent lés principales maladies épidémiques de cette constitution. Mais la fièvre dont il s’agit ne cessa jamais entièrement pendant ce temps-là; et ce ne fut qu’au mois d’Août de 1669 c]u’elle disparut tout-à-fait avec la petite-vérole.
d. Ces deux maladies épidémiques furent accompagnées d’une troisième , savoir , d’une diarrhée , surtout pendant le dernier été que dura
Chap. 1.
cette constitution ^ et lorsqu’elle était déjà disposée à produire la dyssenterie C[ui vint ensuite.
Quoiqu’il en soit, il est du moins constant que cette diarrhée avoit tant de rapport avec la fièvre qui régnait alors , qu’elle ne semblait être autre chose que la fièvre meme qui s’était jetée en dedans, et qui exerçait son action sur les intestins.
4. Je traiterai en particulier de ces trois maiTdies, cpji étaient les seules véritablement épidémiques de cette constitution ; et je commencerai par les petites-véroles , sur lesquelles je m’étendrai davantage , parce que celles qui régnèrent pendant ces années-là me parurent les plus naturelles et les plus régulières qu’on puisse voir , d’autant qu’elles offraient les memes phénomènes et produisaient les mêmes symptômes dans tous ceux qui en étaient attaqués; et qu’ainsi on doit se régler sur elles, comme sur les plus parfaites en leur genre , pour connaître la véritable histoire de la petite-vérole , et la véritable manière de traiter cette maladie.
5. Car il faut remarquer que chaque consti- Fièvre et petution particulière cause non-seulement une fièvre par^cuiTèro qui lui est propre, mais encore un genre par- chaque
^ • I . T ^ ,1 . . tV ^ constitutioQ.
ticulier de petites-veroles , qui sont d un meme genre pendant les années de cette constitution , et
d’un autre genre
les années suivantes , quelque
ressemblance qu’elles paraissent avoir , à raison de certains phénomènes qui sont communs à toutes les petites-véroles. Tel est le jeu de la nature dans la production des maladies épidémi¬
ques.
6. Je vais donc décrire , avant toutes choses , l’histoire des petites-véroles des années dont il s’agit maintenant; et je les nommerai régulières ^ afin de les distinguer des petites-véroles irrégu-
1 42 Petites- VÉROLES régulières
Hères qui régnèrent les années suivantes ; en- StcTioiiin. j’ajouterai la méthode qui m’a le mieux
réussi en les traitant.
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