‹ Médecine pratiqueChapitre 58 sur 115 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Fièvre continue des années 1667, 1668, et dune partie de 1666.

Bescnption I. |^oüii parler maintenant de la fièvre qui do-

25? !a lièvre de -i, .. . •

cette coustitu- niinait pendant cetre constitution , et qui ayant commencé avec les petites-véroles , se soutint et finit avec elles , voici comme la chose se passa. Les malades avaient nue douleur à la fossette du cœur, et ne pouvaient souffrir qu’on comprimât cet endroit. Je ne me souviens pas d’avoir observé ce symptôme dans aucune autre maladie , excepté dans celte fièvre et dans la petite- vérole régulière. Il y avait douleur de tête , chaleur de toutie corps,

Fi:kv. coNTiîS’. DES ANNÉES 1667, T 668 , etc. T 85

et on apercevait assez clairernent des taches de pour- pre. La soif u'était pas considérable. La langue paraissait assez soin eut comme celle des gens qui se portent bien ; seulement elle était quelquefois blanchâtre , très-rarement sèche , et jamais noire. H prenait dès, le commencement de la maladie, des sueurs spontanées très-abondantes , mais qui ne soulageaient point le malade; et si on s’avisait de vouloir les exciter par des remèdes chauds et un régime de meme nature , il était dangereux que le transport ne survînt bientôt après ; d’ailleurs elles augmentaient le nombre des taches de pourpre et la violence de tous les autres symptômes. Les urines, qui meme dès le commencement coulaient assez bien , et paraissaient assez louables, donnaient de belles espérances; et cependant les malades ne s’en trouvaient pas mieux ensuite, que des sueurs dont nous avons parié.

Quand cette maladie n’était pas bien traitée , elle durait pour l’ordinaire très-long-teraps , et ne se terminait pas simplement d’eile-même , ou par quelque crise , à la manière des autres fièvres ; mais elle tourmentait 1^ malade durant six , sept ou huit semaines par des symptômes vioiens, à moins que la mort n’y vînt mettre fin. Il survenait quelquefois vers le déclin de la maladie une salivation assez abondante , savoir , lorsqu’il n’y avait eu auparavant aucune évacuation considérable , et qu’on avait fait prendre au malade des juleps rafraîchissans ; et si on n’arrêtait point cette salivation, soit par des évacuations, soit par des remèdes chauds , la maladie se terminait contre toute espérance.

5,. Comme cette fièvre dépendait de la constitution épidémique de l’air qui en même temps produisait les petites véroles, aussi paraissait-elle être

Chaj?. III.

Elle rêsâciV Liait à la petite' vérole.

Fièvre coîîTmuE

SeCI'XON ül.

Elle est nom- TOi’-e a cajae de* cela lièvre de petite - ré tôle.

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presque de meme nature et de meme caractère en toutes choses que ces maladies, à l’exception seulement des symptômes qui étaient des suites ou des efiets nécessaires de rérupîion : car ces deux maladies commençaient de meme. La douleur à

la fossette du cœur , quand on y portait la main, était la même, comme aussi la couleur de la langue, la consistance de Furine , etc. , mêmes sueurs spontanées et abondantes des le commencement ; meme panchant que dans les petites - véroles confluentes, à produire la salivation, lorsque la maladie était violente : et comme d’ailleurs cette fièvre régnait principalement lorsqu’il y avait à Londres une plus grande quantité de petites- \ croies que je n’en ai jamais vu, on ne saurait douter qu’elle ne fût entièrement de meme genre.

Ce que je sais sûrement par des observations très-exaetes que je fis dans le temps que je traitais ces deux sortes de maladies, c’est que toutes les indications curatives y paraissaient absolument les mêmes, à lexception de celles qui regardaient i éruption de la petite-vérole et les suites de cette érupiioo, et qui ne pouvaient avoir lieu dans une maladie où il n’y avait point d’éruption. Ainsi, quoique je baisse autant que personne les nouveaux noms on me permettra , afin de distinguer cette fièvre des autres, de l’appeler y/ècre de petitevéi oie ^ Jehris variolosa (i), à cause de la ressem-

(i) En 1725) , au mois de Juillet , il régna à Plimoutb, en Angleterre , beaucoup de petites-véroles, et en même tem['S une fièvre putride qui, ayant diminue vers la lin de ce mois , et cessé ensuite pendant quelque temps , recommença de nouveau , et deviut fort épidémique ; elle affectait principalis meut festoînac et les lombes, comme lorsque la petite-vérole est sur le ]>oiut de venir , et était accoinpaguée d’oppression de poitrine , de sanglots , et d’une grande faiblesse, (iette maladie était peut-être ce que Sydenham appelle pcs’re de ^etitc-'vérole. Elie attaquait snr-toui les enfaus , les femmes , les geunos gens , et les perscuuei faibles. Le sang que l’on tirait était lareuiai^î

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bJance qu’elle avait avec les petites- véroles régulières.

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