‹ Médecine pratiqueChapitre 59 sur 115 · Mais , nonobstant cette ressemblance , aucun Eiiedeman · texte numérisé non relu

Mais , nonobstant cette ressemblance , aucun Eiiedeman

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hommeoe bon sens ne se persuadera que la nevre tement difféen question doive se traiter par la meme méthode que les petites-véroles, puisque , dans ces dernières , les particules enflammées se déposent à la superficie du corps, au moyen des pustules; et que dans notre fievre, elles ne s’évacuent que par la salivation ; par les sueurs copieuses qui arri* valent dans les commencemeus de la maladie , étaient symptomatiques , et non pas critiques, la jMature ne paraissant avoir eu en vue d’autre évacuation cpie la salivation.

Cependant la Nature elle-même la dérangeait

visqueux. L’urine était ordinairement crue et claire, et donnait souvent um sédiment cendré , gluant et imparfait , ressemblant à de la fleur de farine , et qu’Hippocratc appelle sédiment furfiiretiix . Plus le sédiment était parfait , plus il y avait espérance de guérison. La langue n’était pas sèche , mais paraissait couverte d’une espèce de mucosité visqueuse et brunâtre. Vers le déclin de la maladie , sur-tout si l’on avait manqué de faire vomir au commencement , il survenait une diarrhée , et quelquefois une dyssenterie qui étaittrès-violente , et même quelquefois mortelle.

La saignée était inutile, à moins qu’on ne la fit dans le commencement. Le vomissement était extrêmement nécessaire ; et ensuite les vésicatoires appliqués fréquerameut et par degrés , les doux cordiaux , le cinabre, les narcotiques , le petit-lait , les boissons délayantes et un peu acides bues copieusement , étaient très-utiles. Dès qu’il paraissait des signes de coction , et en partii ulier un sédiment dans l’unne , et une diminution de la fièvre, le quinquina faisait merveille. S’il survenait un coma ou un transport de la maladie clans la tête , il était à propos d’appliquer les ventouses sui le cou et les épaules , de saigner , et d’appliquer aussitôt après les vésicatoires denièru chaque oreille et à la tête , et de donner tout de suite un lavement laxatif.

Dans le déclin , les purgations laxatives, sur-tout avec la rhubarbe, emportaient heureusement les restes de pouiriture de la maladie ; mais les foils purgatifs , ou les aloëtiques avaient des effets lrès-dang«reux , car étant employés tiès-mal apropos, ils appauvrissaient le sang, et causaient des tranchées terribles. Après un purgatif, quoit^ue très-doux , une potion calmante était absolument necessaire.

Beaucoup de gens fuient attaqués de cette maladie , mais peu en mouruj'cpt, Uui/cham^ 4^ aerc clmorb, 33, 34.

Fièvre cojsttivüe

souvent , ou par la diarrhée que causaient les sjîGTxoNf . inflammatoires (i), qui , se portant aux

intestins par les artères mésentériques , les obligeaient à se décharger ( ce qui arrive aussi dans la pleurésie et les autres fièvres inflammatoires, à cause de Forgasme du sang et des particules enflammées qui cherchent à s’échapper et à se dissiper), ou bien par les sueurs immenses qui accompagnaient toujours naturel lement la maladie , de même qu’elles faisaient la petite-véroie : et , comme ces sueurs n’ét ♦ierit que symptomatiques , elles détournaient ailleurs la salivation qui , sans cela, aurait été critique ; et si FArt n’y suppléait par quelque autre évacuation , la maladie durait plusieurs semaines , et il ne s’y faisait point de coction, comme dans les autres fièvres.

4. Mais, pourmieux connaître la nature de cette fièvre , et établir en même temps , d’une manière solide, les véritables indications curatives, il faut bion remarquer que, dans la fièvre qui régnait sous la constiiuîion qui produisait les fièvres intermittentes épidémiques , la matière qui devait se séparer du sang était si épaisse , qu’elle ne pouvait le faire sans être auparavant atténuée et digérée pendant le temps déterminé pour cela ; après quoi elle s’évacuait , ou par une transpiration abondante , ou par des déjections critiques ; en sorte que toute l’affaire du Médecin

(1) L’Auteur les appelle des rayons înjlammatoires , expression qui ue donne point une idée nette de la cause de la diarrhée , puisqu’on n entend pas sufiîsamment ce que ces rayons signifient , et que leur existence dans le sang n’est pas clairement prouvée. Ils sont trop subtils pour irriter les intestins , et pour être la matière d’une évacuation. Ainsi la diarrhée semble plutôt être produite par des humeurs âcres que les artères mésentériques déposent dans les intestins , et qui , eu les irritant , occasionnent des déjactioiis fréquentes ; par-là ou rend aisément raison du cours de ventre.

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était de s’accomoder au génie de la maladie et dempécher d’im côté , que le sang venant à entrer dans une trop grande effervescence , ne produisit des symptômes dangereux ; et d’un autre côté , que son effervescence ne fut pas trop faible pour pouvoir chasser la matière morhifique , d’autant que la Nature se servait de la fièvre , comme d’un instrument pour opérer cette

Chai». 111.

sécrétion.

ô. Il V avait aussi dans la peste une matière Matière de

. , 1 *-™/r • 1*1^ peste est'

qui devait se séparer du sang. Mais , comme elle très-subtUe. était composée de parties tres-subtiles et très-inflammables , qui quelquefois lorsqu’elles étaient arrivées à leur plus haut degré d'atténuation , traversaient le sang comme un éclair^ et ne pouvaient y exciter d ebullition ; ct tte matière , disje, passant dans un instant à traversée liquide, ne s’arrêtait que dans une glande ou quelque partie extérieure , où étant engagée , elle enflammait d’abord les chairs voisines , puis y causait un abcès. Or, l’abcès est un moyen dont se sert la Nature pour débarrasser les chairs de ce qui leur est nuisible ; de meme qu’elle se sert de la fièvre pour dissiper ce qui nuit au sang. Dans un tel cas , le devoir du Médecin est de bien conduire l’évacuation de la matière pestilentielle que la Nature entreprend au moyen de l’abcès, à moins qu’il ne croie plus à propos de substituer une autre évacuaiion dont il soit davantage le maître , et qu’il puisse mieux gouverner que l’évacuation naturelle.

La Nature se comporte de la meme façon pour Matière de expulser la maîiere de la petile-verole , quoique I-oie^'esT^^Ius cette matière soit plus épaisse et plus grossière , puisqu’elle s’évacue par des pustules répandues sur tout le corps, et non par des charbons ou

Fièvre co^TTimrE

■Sectios ill.

Malière de eeWe fièvre n’csr pas grossière.

Traitement.

^alep rafrat chissaat.

des büljons. Dans ce cas aussi, les indications curatives doivent tendre à bien conduire l’évacuation naturelle qui se fait par les pustules.

6. Or, comme dans la fievre continue dont il s’agit présentement, il n’y a point de matière éuais e et grossière qui , pour etre évacuée, ait besoin d'étre atténuée anparavant , ainsi que dans la fièvre qui a été décrite ci-dessus , il n'est pas question d’entretenir l’ébuliition du sang : elle serait meme fort dangereuse, en ce qu elle pourrait augmenter la maladie qui consiste essentiellement dans une inflammation déjà trop violente. Ainsi, puisque la nature ne produit aucune éruption dans cette fievre , tout au contraire de ce qu’on voit dans la peste et la petite-vérole , et malgré la ressemblance qui est dans tout le reste entre cette dernière maladie et la fièvre dont nous parlons , il s’ensuit nécessairement de là que tout consiste à appaiser l’inflammation par des évacuations et des remèdes tempérans. C’est là le but que je me suis proposé en traitant cette fièvre , et je l’ai guérie assez facilement par la méthode suivante.

Etant appelé auprès d’un malade, je le faisais d’abord saigner du bras , pourvu qu’il ne fut pas trop faible , et sur-tout pas trop âgé. Je réitérais la saignée deux autres fois de deux en deux jours, à moins que je ne visse des signes de guérison qui m’en empêchassent. Les jours que l’on ne saignait pas , je faisais donner un lavement avec le lait et ie sucre, ou quelqu’autre semblable, et j’ordonnais le jnlep suivant , ou un autre de même espèce , dont on devait user fréquemment durant toute la maladie.

Prenez eaux de pourpier^ de laitue^ de fleurs de primevère ; de chacune quatre onces ; sirop de

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limon ^ une once et demie ; sirop violar ^ une once : faites un julep dont le malade prendra trois onces quatre à cinq Jais le jour ^ ou à sa volonté,

J’accordaib pour boisson ordinaire , du pelitlait , de l’eau d’orge et autres choses semblables; et pour nourriture , des décoctions d’orge ou d’avoine, des panades, des pommes cuites, etc.; mais j’interdisais absolument les bouillons de viande , et même ceux de poulet.

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