‹ Médecine pratiqueChapitre 65 sur 115 · Je fais bouillir un jeune poulet bien tendre Comment ii · texte numérisé non relu

Je fais bouillir un jeune poulet bien tendre Comment ii

T . -, • ^ ^ 1 r • faut le traiter.

dans environ douze pintes deau de rontaine ; en sorte que la liqueur n’ait presque pas le goût de viande. Le malade boit abondamment de cette

(i) Les indications curatives générales dans cette maladie , sont , i.o de corriger et d’adoucir la matière peccante ^ et de la rendre propre à être évacuée , s’il y a moyen de l’évacuer par art ; 2.0 d’arrêter les mouvemens violens ; de fortifier les parties nerveuses qui ont été affaiblies.

i.® Lorsque le choléra morbus est causé par un poison corrosif, on doit faire prendre en grande quantité par la bouche et en lavement , des huiles et des liqueurs mucilagineiises et onctueuses , comme l’huile d’olive , l’huile d’amandes douces , la décoction de rapure de corne de oerf, l’eau de gruau , l’eau d’orge , et aussi le lait qui devient plus efïicace si ou y mêle des poudres absorbantes.

Lorsqu’il est causé par de violens émétiques ou purgatifs , les narcotiques , tels que le mithiidate , la thériaque , et autres semblables , les fomentations spiritueases et fortifiantes faites sur l’estomac et le ventre, et ensuite les embrocations sur ces parties , avec des linimens d’huile de muscade par expression , d’onguçnt nervin , etc. , le guérissent ordinairement.

3. *^ Lorsqu’il est produit par des alimens qui fermentent et se corrompent, il faut aider l’évacuation par de doux émetiques et des laxatifs, par une boisson copieuse de petit lait , d’eau de gruau légère , d’eau de poulet recommandée par noti'e Auteur, et d’autres choses semblables , et ensuite il faut donner des remèdes fortifians pour achever la guérison.

4. ^^ Lorqu’il est produit par une violente colère, il faut bannir entièrement les émétiques et les purgatifs , ne faire boire aussitôt après , ni eau froide, ni petite-bière, ni chose semblable , crainte de causer une inflammation d^stomac ; mais il faut corriger l’acrimonie et la chaleur de la bile par des absorbans convenables mêlés avec le nitre , par la boisson d’eau de gruau , d’eau d’orge , de décoction de. rapure de corne de cerf, et semblables , après quoi on pourra évacuer la matière morbifique par de doux minoratifs , comme l’ipécacuanha , ou par des laxatifs , comme une infusion de rhubarbe où l’on aura dissous de la manne.

L’eau froide est estimée un excellent remède dans le choléra morbus , et d’autant plus efficace , que le climat , la saison et le tempérament du malade sont plus chauds. Elle tempère et abat la chaleur violente que causent dati!» cette maladie le mouvement et le froissement intestinal des parties sulfureuses des fluides ; elle détrempe et émousse l’acrimonie bilieuse des sucs contenus dans les premières voies , et enfin rétablit la force et le ressort des parties solides consider ablemeut affaiblies par la violence du mal.

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Choléra morbus

Potion caîjsiaiite.

décoction tiède , ou à son défaut du petit-lait. En

SEcuoîsn. temps on lui donne plusieurs lavemeiis avec

la décoction. On continue de la sorte , jusqu’à ce qu’il n’en reste plus, et que le malade l’ait rendue par haut et par bas. On pourra ajouter de temps en temps , soit pour la boisson , soit pour les lavemens, une once des sirops de laitue , de violette , de pourpier , de nénufar, ou de l’im d’entre eux ; quoique la décoction seule puisse suffire. Cette grande quantité de liqueur prise par en haut et par en bas , évacuera les humeurs âcres , ou les adoucira.

Un quel temps /, Après cc OTaud lavage , qui dure trois ou

il faut donner -t, ” • ^ i ^

un caimant. quatre heures , on termine la cure par une potion calmante. Je me sers souvent de celle que voici :

Prenez eau de primevère , une once ; eau admirable , deux gros ; laudanum liquide , seize gouttes.

, Mêlez tout cela ensemble.

On pourra substituer à cette potion toute au^ tre préparation narcotique.

Cette me- 5. La méthode que je propose, de détremper

Te que i’ordi- humeurs , guérit beaucoup plus sûrement et

Baire. plus promptement cette dangereuse maladie , que ‘ ne font les purgatifs ou les astringens dont on se sert d’ordinaire ; car les purgatifs augmentent le tumulte et bouleversent tout : au contraire les astringens empêchent l’évacuation de l’humeur , et la fixent au dedans. De plus , la maladie devient plus longue , et par-là même plus fâcheuse ; et d’ailleurs les humeurs corrompues ayant le temps de pénétrer dans la masse du sang, il est dangereux qu’elles n’allument quelque fièvre d’un mauvais caractère.

Fn quel cas si , Rvaut quc le Médecin arrive, le vo-

^Ifaut donuer missement et les déjections qui auront continué

DE l’an 1669. ^07

durant plusieurs heures, par exemple , durant dix ou douze heures, se trouvent avoir tellement épuisé les forces du malade , que les extrémités soient froides, alors, sans s’amuser à aucun autre remède, ilfautrecouririncessammentaiilaudanum,comme à la dernière ressource, et le donner non - seulement pendant le vomissement et la diarrhée, mais encore quand ils ont cessé ; et le continuer tous les jours matin et soir , jusqu’à ce que le malade ait repris ses forces , et qu’il soit guéri.

7. Quelque épidémique que soit le choléra morbus , on voit très-rarement, comme nous avons déjà remarqué ci-d.^ssus, qu’il passe le mois d’août dans le lequel il commence, ce qui me donne occasion d’admirer la conduite merveilleuse et incompréhensible de la Nature dans la production des maladies épidémiques; car , quoique les memes causes qui produisent le choléra morbus au mois d’août, subsisient vers la fin de septembre, je veux dire le trop grand usage des fruits d’automne , nous ne voyons pas néanmoins qu’il en résulte le meme effet (i). Or , quiconque examinera soigneusement tous les phénomènes du choléra morbus légitime , duquel seul il est maintenant question, sera obligé d’avouer que celui qui arrive dans tous les autres temps de l’année , quoiqu’il vienne de la meme cause, et qu’il ait quelques-uns des mêmes symptômes , dilfère entièrement du légitime ; et cela porterait à croire que l’air du mois d’août a quelque qualité particidière et spécifique , pour altérer le levain stomacal d’une manière qui convient à cette seule maladie.

(i) Pour le choléra morbus qui arrive pour avoir mangé avec excès des fruits d'autorane , Baerhaave vante beaucoup t <1^ soujfret tirée par cloche. Voyez Prax. H9l. S , ^.245.

CiiAi> TI tout de suite le laudanum.

Différence' du vrai clioléra morbus d'avec les autres.

2o8 Dyssenterïe d’üne partie de 1GG9,

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