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(Seule raison qu’il sera le premier auteur de cette découverte.
6. Il faut encore observer que toutes les mala- Piincipedes dies épidémiques semblent avoir, autant qu’on Smiques jXs en peut juger par leurs phénomènes , un principe suLtii au cous*plus spiritueux et plus subtil , quand elles cornnaencent^ que quand elles sont déjà avancées ; et que plus elles tendent à leur fin , plus ce principe devient grossier. Car quelle que soit la nature des particules morbifiques qui, étant mêlées intimement avec l’air, forment une constitution épidémique, toujours ne peut-on s’empêcher de reconnaître qu’elles sont plus capablesd’agir puissamment lorsqu’elles commencent à se faire sentir, que lorsque le temps les a affaiblies.
C’est ainsi que , pendant les premiers mois Exemple tiré que régnait la peste, il n’y avait presque pas de jours que des gens n’en fussent attaqués tout d’un coup dans les rues , et n’en mourussent subitement , sans avoir auparavant senti aucun mal.
Mais, quand la maladie eut duré plus long-temps, il ne mourait jamais personne sans que la fièvre etles autres symptômes eussent précédé; ce qui montre assez que la peste était plus violente dans son commencement qu’elle ne fut ensuite, quoique d’abord elle enlevât moins de monde.
7. De même dans la dyssenterie dont nous par- de cette Ions, tous les symptômes étaient plus cruels quand la maladie commença : quoique le nombre des malades augmentât chaque jour jusqu’à ce que la maladie fût dans sa plus grande force , où par conséquent il mourait plus de gens que quand elle commença ; néanmoins , comme nous avons déjà dit , les symptômes étaient plus violens dans le commencement que dans l’état de la maladie, et beaiicoiq) plus encore que dans son déclin; et, à
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Les indioatîpns curattfes.
^ï6 DtSSEîTtERïE d’üne partie bE 1669,
proportion du ncrabre des malades ^ il mourut plus de monde.
D’ailleurs, plus la dyssenterie durait, plus elle semblait être humorale. Par exemple , le premier automne qu’elle se fit sentir, il y eut un très-grand nombre de malades qui n’avaient absolument aucune déjection ; mais les tranchées étaient beaucoup plus terribles, la fièvre beaucoup plus violente, les forces beaucoup plus abattues, et les autres symptômes beaucoup plus cruels que les années suivantes : et meme les premières dysserâteries où il y eut des déjections , paraissaient avoirun principe plus spiritueux et plus subtil que celles d’après; car, dans les premières, l’irritation et les efforts pour aller à la selle étaient p4us grands et plus fréquens , et les déjections , sur-tout les stercoreuses, étaient moindres et plus rares. A mesure que la maladie avançait, les tranchées diminuaient , et les déjections devenaient plus stercoreuses, jusqu’à ce qu’eufiii la constitiition épidémique venant à cesser, il n’y avait presque plus de tranchées, et les déjections étaient plus stercoreuses que muqueuses.
8. Pour venir maintenant aux indications curatives, après avoir soigneusement et mûrement réfléchi sur les divers symptômes de la dyssenterie , j’ai trouvé que c’était une fièvre particulière qui agit sur les intestins ; c’est-à-dire , que les humeurs âcres et enflammées qui sont contenues dans la masse du sang, et qui Pagitent, sont déposées sur les intestins, à travers les artères mésentériques, et étant aidées par le mouvement impétueux des liqueurs qui se portent de ce côté-là, elles forcent les orifices des vaisseaux , et donnent moven au, sang de s’épancher par les selles. En meme temps les iiileslins iaisaui tpus leurs efforts pour se dé-
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l^arrasser des humeurs âcres qui les irritent contiiiuellement, expriment la mucosité dont ils sont naturellement enduits, laquelle se décharge avec le sang, tantôt plus, tantôt moins, chaque fois qu’on va à la selle.
Tout cela considéré , il me parut que les indications qui se présentaient naturellement dans cette maladie, consistaient uniquement à faire d’abord par la saignée une révulsion des humeurs âcres, ensuite à adoucir toute la masse du sang, et à évacuer par la purgation ces humeurs nuisibles ( i).