Mais auand l’ictère est venu de lui-mème , , Traitement
. ^ T MT il de la jaunisse
sans avoir été precede de la colique, il laut donner idiopath^u® les cholagogues une ou deux fois avant l’apozème précédent , et en suite une fois la semaine durant l’usage de l’apozème (oé). Par exemple ,
(i) Cet apozème serait aussi bon avec l’eau seule, puisque la longue ébullition dissipe entièrement la partie spiritueuse du vin , et ne laisse qua de l’eau pure
Le suivant est beaucoup meilleur, et plus propre à remplir les vues qu’oa se propose.
Prenez racmes et feuilles de grande chelidoine , racines de curcuma et de garance , de chacune une once ; eau de fontaine , trois chopines. Faîtes bouillir cela ensemble jusqu à la réduction d' une pinte. La liqueur étant refroidie ^ ajoiitez-y le suc de deux cents cloportes , et deux onces de sirop des cinq racines. Mêlez tout cela ensemble.
(1) Notre Auteur a donné ici fort superficiellement le traitement de la jaunisse , et n’a point fait mention des reraedes volatils ^ savonneux, atténuans , détersifs et martiaux qui , étant judicieusement employés , réussissent souvent dans des cas où la méthode simple de l’Auteur serait inutile. Ainsi pour suppléer eu quelque sorte à ce qu’il n’a pas dit , nous joindrons ici en ab’égé la méthode générale de traiter les différentes espèces de cette maladie , et nous la tirerons principalement du Docteur Huxbam , dans son Traité de Aere et Morb. epid. pag. i43 , etc.
La jaunisse est toujours dangereuse quand elle est accompagnée d’une hémorrhagie ; car cela denote que le sang est fort âcre et fort liquide; et alors les atténuans , les aloetiques , les volatils et les martiaux sont extrêmement nuisibles. Au contraire , les acides , les délayans , les adoucissans , les eaux minérales , et semblables remèdes sont extrêmement utiles.
Si la jaunisse est accompagnée de lièvre et d’un pouls fréquent , une décoction de chenevis dans du lait , ou une émulsion faite avec les amandes douces et la graine de pavot blanc est utile après une médiocre saignée et une purgation convenable.
Il y a encore une autre espèce de jaunisse très-différente , qui vient d’une bile épaisse et gluante, et demande par conséquent une méthode entièrement diffé/’eute. Dans cette maladie le sang étant épais et visqueux produit une bile de même qualité , qui à la fin obstrue les çonduils biliaires ; era
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Prenez électuaire de suc de roses , deux gros ; »oi i^Iqslxïî. rhubcube en poudre subtile , demi-gros ; crème de tartre^ un scrupule \ sirop de chicorée composé de rhubarbe , quantité suffisante. Faites de tout cela un bol , que le malade avalera de grand matin , en buvant par-dessus un coup de vin du Rhin.
Si elle est Si la maladie résiste â ces remèdes long-temps fauTrîcoùrir continués, il faudra que les malades aillent prendre des eaux ferrugineuses , comme par exemple, celles de Tunbrige, et qu’ils les boivent à la source tous les matins jusqu’à ce qu ils soient guéris (i l. Voilà ce que j’avais à dire sur les maladies de cette constitution.
sorte que l’obstmction du foie est platôt l’effet que la cause de la maladie. Dans ce cas-là, il faut d’abord des vomitifs, ensuite des purgatifs aloétiques •t mercuriaux , et après cela des apéritifs , des savonneux, des tartareüx et des volatils. Mais on doit prendre garde de ne pas donner trop tôt le mars , sur-tout avant que d’avoir atténué les humeurs; autrement, loin de guérir le *aal , il pourrait causer au foie un squirrhe incurable. El à cette occasion je ne saurais m’empêcher de relever ici l’excellence du tartre régnéré , ou terre foliée de tartre ^ comme d’un admirable apéritif, non-seulement dans cette maladie , mais encore dan» plusieurs autres ; car il atténue puissamment les humeurs épaisses et visqueuses , et par ce moyen détruit les obstructions. Et quoiqu'il possède de si grandes vertus, il n’a presque aucune âoreté; et ce qui est plus singulier , on peut le donner aussi sûrement dans la pleurésie que dans l’hydropisie. Des remèdes capables par leur poids et leur subtilité de diviser ainsi les humeurs épaisses et visqueuses, ne sauraient manquer d’être fort utiles'; mais on peut encore augmenter leur efficacité en y joignant quelque savon détersif propre à dissoudre et atténuer les humeurs onctueuses et tenaces.
Il faut se souvenir que le mars et les remèdes chauds sont très-pernicieux quand la jaunisse est inflammatoire ; et que les vomitifs ne conviennent pas si elle provient des concrétions calculeuses dans la vésicule du fiel , ce que î’ou peut conjecturer lorsqu’elle revient fréquemment.
(i) L’Auteur, en recommandant les eaux minérales qui sont assurément très-efficaces dans une jaunisse opiniâtre , n’a pas marqué la saison propre à les prendre, qui est sur-tout le commencement de l’eté ; et n’a pas indiqué non plus qu’on peut les prendre utilement loin de la source quand on ne saurait s’y transporter. Quant à la manière de prendre les eaux quelles qu’elles soient, il n’est pas possible de la marquer en détail , parce qu’elle doit être appropriée à la nature de la maladie, au tempérament , à la façon