Quoique l’assoupissementléthargique arrivât
Frénésie dans plus souvent dans cette fièvre que les autres sympçeueiievre. frénésie ne laissait pas de survenir quel¬
quefois. Les malades qui en étaient attaqués , ne dormaient ni jour ni nuit, ils étaient hors de leur bon sens, et avaient d’autres symptômes semblables à ceux que produit la frénésie qui est causée par 'd’autres fièvres, ou par la petite-vérole. Ce symptôme n’attendait pas, comme l’affection léthargique, que la matière peccante fût digérée, mais il enlevait le malade en peu de jours, à moins qu’on n’arrétât l’inflammation. Rien ne fit si bien dans Cons effets cette occasion , que l’esprit de vitriol mêlé par gouttes dans de la petite-bière, que je donnais mte occasion. pour boissou Ordinaire, après une saignée, et un ou deux lavemens. En peu de jours il procurait du sommeil, dissipait les symptômes , et guérissait le malade. Aucune autre méthode ne me réussissait de meme, à beaucoup près. Un grand nombre d’expériences me persuadèrent de la bonté de ce remède.
23. En automne 1675, la fièvre fut suivie de dyssenteries et de diarrhées. Je reconnus d’abord qu’elfes n’étaient que des symptômes de la fièvre, et non pas des maladies idiopathiques et primordiales, comme dans la constitution précédente. Néanmoins, parce que la cause morbifique était renfermée dans le sang, la saignée était indiquée. Ce remède, joint à deux prises de narcotiques que l’on donnait ensuite, suffisait pour dissiper le mal.
êuérîson mois de Septembre 1675, Madame Corn une dyssen- •.'*^'1 r • i
terie qui njsoi ^ qui demeuvait près des ecuries Royales, me succédait à £j- appeler. Elle avait eu la fièvre dont nous par-
cette iievre. , nr r--
Ions, et tout a coup elle tut saisie de tranchées du ventre, qui furent suivies de déjections sangui-
alternent de la diarrhée
Üolentes et muqueuses. Quoique ses forces se trouvassent depuis quelques jours fort épuisées par la longueur de la maladie, et sur-tout par les fréquentes selles qui , la nuit précédente , l avaient beaucoup fatiguée , je ne laissai pas de la faire saigner du bras surde-champ, et peu de temps après, je lui fis donner un narcotique ; la nuit d ensuite les déjections furent stereoreuses ; le matin et le soir du jour suivant, je réitérai le narcotique , et j ordonnai un cordial modéré pour ranimer ses forces. Par ces remèdes, la malade fut bientôt guérie
sS. Quant a la diarrhée, elle donnait encore Ti moins de peine que la dyssenterie. Il me parut .
' ' 4. ’ L • .*1 • ••11 , -C qui lui succc-
qu elle n était ni utile, ni nuisible au malade, soit^ (lait, qu’il y eut assoupissement ou non. Ainsi, je ne pouvais en tirer aucune indication curative lorsqu elle n était pas assez violente pour mettre le malade endanger ; car si elle le mettait en danger , elle demandait sans contredit les narcotiques. C’était la le seul cas ou ces remedes convenaient durant toute cette fièvre ; autrement ils auraient augmenté la grande disposition qu’avaient les malades à tomber dans l’assoupissement, et par conséquent on ne devait jamais les employer que dans une nécessité absolue.
■ab. Il arrivait assez souven t a ceux qui relevaient Soeurs «oc-
de cette fièvre, ou d’autres fièvres , sur-tout à ceux XTTe’nat’ni,' qui en avaient été long-temps malades, et n’en avaient été quittes qu après de longues et de grandes évacuations, principalement s’ils étaient d’un tempérament faible , il leur arrivait , disqe , de suer abondamment la nuit, lorsqu’ils étaient cou ^ chés. Cette sueur les affaiblissait extrêmement 5 ils étaient long-tf-mps à reprendre leurs forces , et ^ême quelques-uns devenaient étiques. Ce s^rnp-
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Section V.
tome me paraissait venir uniquement de ce que le sang était si appauvri et si affaibli par la longueur de la maladie, que, ne pouvant assimiler les nouveaux sucs qu’il recevait, il les évacuait par les sueurs. C’est pourquoi je conseillais toujours à ceux qui étaient dans cet état, d’avaler, tous les matins et tous les soirs , cinq ou six cuillerées de vin vieux de Malaga. Par ce moyen , les forces se rétablissaient et les sueurs cessaient ( i).
Voilà ce que nous avions à dire touchant la fièvre de cette constitution que nous avons jugé à propos de nommer fièvre comateuse^ à cause du grand assoupissement dont elle était presque toujours accompagnée.
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