‹ Médecine pratiqueChapitre 89 sur 115 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Rougeoles de Van 1674»

îîoaTeîle es- î. Commencement de Fan 1674 , c’est-à-dire, de rotgeoie. Hu mois de Janvier, il parut des rougeoles d’une espèce différente de celles qui avaient paru dans le meme mois en 1669 et en 1670. Les rougeoles de 1674 n’étaient cependant pas moins épidémiques que ces autres, mais elles n’étaient pas si régulières et ne gardaient pas si constamment le meme type : car leur éruption se faisait tantôt plutôt, et tantôt plus tard ; au lieu que dans les autres ,

(i) Uue nourriture restaurante , un exercice convenable, et l’usage d’une légère infusion de quinquina dans du vin rouge, manqueront rarement de produire dans cette occasion l’effet que l’on désire. L’élixir de vitriol est ver gardé aussi comme un excellent remède dans le même cas.

DE l’an 1674. 291

elle se faisait toujours le quatrième jour depuis le commencement de la maladie. Déplus, les rougeoles dont nous parlons attaquaient d’abord les épaules et les autres parties du tronc , au lieu que les rougeoles précédentes attaquaient premièrement le visage , et se répandaient ensuite peu à peu sur le reste du corps.

On ne voyait que très-rarement dans les rougeoles de 1674 , l’épiderme s’en aller par petites écailles farineuses à la fin de la maladie; au lieu que dans les autres rougeoles cela était aussi ordinaire qu’à la fin de la fièvre rouge. Les rougeoles de 1674 enlevaient plus de gens, lorsqu’elles étaient mal traitées, que les précédentes; car la fièvre et la difficulté de respirer , qui arrivaient sur la fin de la maladie, étaient plus violentes, et approchaient davantage de la péripneumonie.

Quelque irrégulières que fussent ces rougeoles, par rapport aux symptômes dont je viens défaire mention, elles s’accordaient néanmoins assez Wen, quant aux principaux, avec Thistoire que j’ai donnée de la rougeole, en décrivant les maladies épi* démiques de l’an 1670. Ainsi, je n’aurai pas besoin de répéter ici cette histoire. Les rougeoles de 1674 augmentèrent, de même que les précédentes, jusqu’à l’équinoxe du printemps, après quoi, elles diminuèrent ; et vers le solstice d’été, ou peu après, elles cessèrent entièrement.

2. Gomme la curation ne diffère presque en rien CuratioaJ de celle que j’ai exposée au long dansThistoire de

la rougeole, il faut y avoir recours. J’ajouterai seulement ici , selon ma coutume, un exemple de la méthode que je suivais en traitant les rougeoles dont il s’agit maintenant.

3. Au mois de Février 167^, la Comtesse de Salisbury , Dame d’une vertu et d’un mérite extnipr- taas*

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