Tome L
Rougeoles de l'aj^ 1674,
dinaires, me fit appeler. Il n’y avait alors cpa’un Section V. enfans qui eût la rougeole ; les autres , au
nombre de cinq ou six, en furent bientôt attaqués.. Je les traitai tous de la meme façon. Je leur fis
garder le lit pendant deux ou trois jours avant l’éruption , afin d’évacuer par la transpiration les particules morbifiques qui pouvaient aisément se séparer du sang. Je défendis qu’ils fussent plus couverts 5 et qu’on leur fît plus de feu que quand ils étaient en santé. Je leur ôtai le gras, et je leur donnai des décoctions d’orge, d’avoine, et de temps en temps une pomme cuite. La boisson était de la petite biere , ou du lait bouilli avec trois fois autant d’eau. Quand ils étaient tourmentés de la toux, comme il est ordinaire dans la rougeole, je leur faisais prendre fréquemment de la tisane pectorale. Par cette méthode , ils furent entièrement guéris au bout du peu de temps que la maladie a coutume de durer , et soit pendant la rougeole , ou sur la fin , ils n’eurent aucun symptôme extraordinaire à la maladie.
Fièmderou- 4- deux premiers mois que ces sortes de rougeoie, geôles régnèrent , il y eut une fièvre de même genre, et médiocrement répandue, dans laquelle il sortait des pustules sur le tronc, et principalement sur le derrière du cou et sur les épaules. Ces pustules ressemblaient à celles de la rougeole, et en différaient au moins en ce qu’elles n’occupaient pas tout le corps, et se bornaient aux parties que nous avons marquées. La fièvre , quoiqu’entièrement de même genre , était plus violente , et durait jusqu’au quatrième jour, et quel- Saignée et quclois même davantage. La saignée , les lave-
iavemens n’y ^ ^ ^ ^ .
souvenaient mcus iic Convenaient point, et ne taisaient que pas. l’irriter. Mais elle cédait aisément à la méthode . que j’employais pour la rougeole. Voilà ce que j’avais à dire sur cette derniere maladie.
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