‹ Médecine pratiqueChapitre 92 sur 115 · PETITES-V^ROLES IRRÉGULIÈRES · texte numérisé non relu

PETITES-V^ROLES IRRÉGULIÈRES

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et qui durent jusqu’à ce que les vapeurs soient epuisees ; mais ce qui reste de la matière des vapeurs peut de nouveau fermenter, comme dans le cas dont j’ai fait mention.

Elle était 4* Pour moi qui ne cherche pas à pénétrer au- J'ur ros^s^èl'e causes sensibles et évidentes , il m’est

et plus pour- fort indifferent qu’on suive cette hypothèse , ou nssante. autrc dans l’explication des phénomènes de la

maladie. Ce que je sais, du moins certainement, c’est que les petites*véroles de 1674 étaient trèssemblables à celles de la constitution précédente, si ce n’est que la matière morbifique paraissait y être plus grossière , et la pourriture plus grande. De là vient que, quand elles étaient fort confluentes, elles enlevaient plus de monde qu’aucune autre petite- vérole que j’aie jamais vue ; et je trouve qu’elles attaquaient un 'aussi grand nombre de gens que la peste même. Mais, quand elles étaient discrètes, elles n’étaient pas plus dangereuses qu’aucune autre espèce ; et la grosseur des pustules , la couleur et les autres circonstances faisaient juger qu’elles étaient d’un bon caractère.

Elle fournis- 5. Quant à la curation , il y a déjà bien des an-

sait des indica- , • •> r . J'T.*

tioas contrai- uecs que je m étonné des indications entièrement contraires que m’a fournies cette maladie. D’un côté, il était manifeste que le régime trop chaud produisait en peu de temps les symptômes qui dépendent d’une trop grande inflammation ; savoir, la fièvre , la frénésie, les taches de pourpre, et autres accidens semblables, auxquels la petitevérole est sujette, plus que toute autre maladie. D’un autre côté , il n’était pas moins évident qu’uu régime trop froid empêchait l’enflure du visage et des mains, qui est si nécessaire ici, et causait uu affa issement des pustules.

Après avoir long-temps et mûrement réfléchi

DES ANNte 1674 et 1675, ^97

là-dessus, je compris enfin qu’on pouvait remédier en même temps à ces deux inconvéniens. D’un côté , j’avais moyen de modérer l’effervescence du sang , en faisant boire abondamment de l’eau laiteuse , de la petite-bière , ou quelque autre semblable liqueur : de l’autre côté, je pouvais aider l’élévation des pustules, et l’enflure du visage et des mains, en tenant continuellement le malade au lit, sans lui permettre de se découvrir seulement les bras. Cette méthode n’a rien qui se contredise :*car, quand l’éruption est finie, le sang est censé avoir déposé à la superficie du corps les particules enflammées , et n’avoir plus besoin d’éguillon pour séparer une plus grande quantité de matière morbifique. Ainsi, comme la suppuration est alors le point essentiel, il s’agit uniquement d’empêcher que les particules enflammées qui ont été poussées à la superficie du corps, ne rentrent dans le sang, et de procurer la maturation des pustules, en entretenant les parties extérieures dans une chaleur douce.

6. Or, quoique la méthode dont je parle , m’eût très-bien réussi dans les autres petites-véroles confluentes , elle me manqua néanmoins dans celles de la constitution dont il s’agit maintenant; et la plupart de ceux qui étaient*violemment attaqués , mouraient, soit qu’on les traitât par cette méthode , ou qu’on employât un régime échauffant et des cordiaux.

Je vis donc bien , qu’outre les remèdes propres à modérer l’effervescence du sang , et à favoriser l’élévation des pustules et l’enflure du visage et des mains, il en fallait encore quelque autre qui fût capable de détruire la pourriture que je voyais plus grande dans ces petites-veroles que dans tour tes les précédentes.

Chap. 1Y.

Elle manque dans cette petite-vérole.

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