CHAPITRE VI
Hécapitulation,
ous voyons que dans ce nombre d’années cinq difféque comprennent les observations précédentes , il y a eu en tout cinq constitutions, c’est-à-dire décrites par cinq différentes dispositions de l’air qui ont pro- 'duit un pareil nombre de maladies épidémiques différentes, et nommément des fièvres. La première de ces fièvres régnait pendant les années c|ue les fièvres intermittentes étaient le plus épidémiques; et autant que j’ai pu m’en assurer jusqu’ici par des observations exactes, elle est la seule où la nature disposait de telle manière tous les symptômes , que la matière fébrile , après avoir subi une coction et une préparation convenables, était ensuite évacuée par les sueurs, ou par une transpiration abondante. C’est pour-
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Section V.
Fièvres in ter jnittentes sont plus souvent épi«] émiques que les autres maladies.
3i6 Récapitulatioih".
quoi je donne à cette fièvre le nom de dépu^ ratoire.
2. Et de fait je suis porté à croire qu’elle est la principale de toutes les fièvres , soit à cause de la régularité avec laquelle la nature prépare et digère la matière morbifique, soit parce que cette fièvre est la plus fréquente de toutes. Car si nous en croyons les Auteurs qui dans les siècles passés ont tant écrit sur les fièvres intermittentes , il est vraisemblable qu’elles sont plus souvent épidémiques qu’aucune autre maladie; quoique par des causes qui nous sont inconnues elles aient été fort rares en ce pays-ci depuis la peste de Londres. La fièvre pestilentielle précédait toutes les fièvre inflammatoires qui suivirent la peste.
C’est à la première fièvre dont nous avons parlé au commencement de ce chapitre , que conviennent , si je ne me trompe , les fameux axiomes ou aphorismes que nous ont laissés Hippocrate et les autres anciens Médecins; axiomes que l’on doit suivre en traitant cette fièvre; en sorte que l’on prépare la matière fébrile, afin qu’il s’en fasse par les sueurs une évacuation critique. Mais je ne vois pas que ces axiomes puissent convenir aux autres sortes de fièvres qui vinrent ensuite ; car elles sont d’une nature très-différente, et deman*» dent aussi une autre méthode.
Quoiqu’il en soit , il me paraît remarquable que la fièvre qui dépendait de la constitution où les fièvres intermittentes dominaient sur les autres, devenait aisément intermittente si elle durait longtemps, ou si le malade avait été trop épuisé par des évacuations; au lieu que les fièvres des années suivantes devenaient très-rarement intermittentes , quand meme elles avaient duré fort long-temps: preuve manifeste que la fièvre continue et les
IlÉCAPITULATION.
intermittentes dont il s agit , étaient en qu el qu e """
façon de meme nature , ou du moin^ d’une nature
peu différente. Comment on