‹ Médecins amateursChapitre 13 sur 96 · DESCARTES · texte numérisé non relu

DESCARTES

Gravé par Dupin cl’ après la peinture de Fr. Hais (' Collection de l’auteur)

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que, le jour même, son frère prit un premier bain, et que le lendemain dimanche, il lui fut fait une saignée au pied, qui lui lit du bien; car, dit-elle, « lundi, il parla fort toute la journée, le matin à M. Descartes, et l’après-dîner, à M. de Roberval... et il n’en eut point les maux de tête que j’attendais, après cet effort (1). »

Vers la même époque, Descartes était en correspondance suivie avec Elisabeth, princesse Palatine (2), à qui il indique, à maintes reprises, des traitements à suivre.

La jeune princesse se plaignait d’un état de langueur, accompagné d’une toux sèche, de maux de tête et de digestions laborieuses; Descartes, pour la rassurer, lui affirme qu’étant jeune, il a ressenti les mêmes symptômes, et que tous les médecins l’avaient condamné (8). Il l’engage à prendre quelques purgatifs légers, des bouillons rafraîchissants, des viandes peu épicées; surtout qu’elle se libère l’esprit de toutes sortes de pensées tristes et de médications sérieuses, et il lui promet une prompte guérison.

Descartes, dans d’autres occasions, se déclare

1. v Lettre de Jacqueline Pascal 5 sa soeur Gilberte, du 25 sept. 1647. (V. Cousin, op. eit., 3e édit., p. 94).

2. Fille de Frédéric V, roi de Bohême, et d’Elisabeth Stuart; nièce de Charles Ier d’Angleterre.

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