Correspondance , t. IX
partisan d’une thérapeutique moins expectante, sinon bien agressive. « Le safran, écrit-il, est utile aux asthmatiques : on le donne à la dose de trois scrupules et demi, avec un demi-grain de musc dans du très bon vin ». « Les fèves abstergent; par leur usage, un individu fut purgé et délivré de la toux ». « La phtisie peut être guérie, en faisant prendre à celui qui en est atteint, une heure avant les autres aliments, deux jaunes d’œuf, peu cuits, saupoudrés de soufre, et, avec cela, une gorgée d’un vin qui n’ait aucune âpreté » (1).
Cette recette, contre la phtisie, était, après tout, assez logique : la médication phosphatée et soufrée ne se trouve-t-elle pas encore aujourd’hui, en bonne place dans les formulaires des affections pulmonaires?
Il s’est encore occupé quelque peu de chirurgie : notamment, il avait essayé de redresser la taille de Mlle de Hooghelande, par un traitement orthopédique.
Mais c’est surtout l’hygiène qui conserve ses préférences; il y revient souvent, et non sans complaisance; son grand bon sens lui avait montré la véritable voie où devait s’engager la médecine : « Si nous nous gardions seulement de certaines fautes, que nous avons coutume de commettre au régime
1. Œuvres inédites de Descartes, publiées par Foucher de Careil, 2e partie, 80.