‹ Médecins amateursChapitre 23 sur 96 · P. de Rémusat, loe. cit · texte numérisé non relu

P. de Rémusat, loe. cit

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habille à la française; mais, malgré leur nouveau costume, le monseigneur lion, le messire loup et le capitaine renard de La Fontaine n’en restent pas moins le renard, le loup et le lion d’Esope, c’est-àdire des abstractions d’une vérité douteuse (1).»

L’excuse de l’imitation ne nous paraît pas valable. Si nous avons quelque avantage sur nos devanciers, c’est en matière de science : nous devons donc avoir à cœur, en tirant parti de leur travail de ne pas reproduire servilement leurs erreurs. Enfin, comme le dit un admirateur déterminé, cependant, de notre fabuliste (2), si La Fontaine avait eu, en histoire naturelle, la moindre partie des connaissances que certains lui ont complaisamment prêtées, il n’aurait pas versifié, sans y rien changer, la fable d’Esope, L’Aigle et VEscarbot, dont l’absurdité est sans doute le résultat de quelque contre-sens commis par un traducteur ignorant. Il est singulier que ni La Fontaine ni ses commentateurs ne se soient aperçus qu’il était absolument impossible qu’un lapin pût se retirer et s’établir dans un trou qui peut tout au plus livrer passage à un scarabée.

Là où La Fontaine excelle, c’est quand il nous rend, d’un trait qui fait image, la caractéristique

d’un animal. La supériorité de La Fontaine est ici

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