Eléments de physiologie, par Diderot, édition Assézat
t. IX, 427.
pas, qu’il ne voulait tuer personne; que celui de procureur était trop difficile à remplir délicatement; qu’il choisirait volontiers la profession d’avocat, mais qu’il avait une répugnance invincible à s’occuper toute la vie des affaires d’autrui ».
Alors, lui dit l’ami de la famille chargé de la mission : « Que voulez-vous donc être? » — « Ma foi, rien, mais rien du tout; j’aime l’étude, je suis fort heureux, fort content; je ne demande pas autre chose. »
On sait l’existence de travaux obscurs et de privations vaillamment endurées que Diderot s’imposa, durant environ dix années, enseignant les mathématiques, composant des sermons, voire des prospectus pour une pommade contre la calvitie! Puis il se maria, selon son cœur, ce qui n’était pas fait pour augmenter ses ressources.
Trois ans plus tard, sollicité par les libraires au compte desquels il travaillait, de leur donner son avis sur les chances de succès que pouvait avoir une traduction française de la Cyclopœdia, de Chambers, Diderot leur propose, au lieu de traduire servilement cet ouvrage, d’entreprendre une publication conçue sur un plan nouveau « en donnant à la technologie des arts mécaniques une place qui ne lui avait jamais été faite» (1). Mais comme il
JL Grande Encyclopédie, art. Diderot, par Maurice Tour-
NEUX.