Lettre XLV ; cf. lettre CXX
3. Arrêtés le 14 mai (1777), Mirabeau et sa compagne arrivèrent à Paris quelques jours plus tard; au moment des
MIRABEAU
Rarement il cracha du sang; tout au plus en estil fait deux fois mention dans sa volumineuse correspondance.
Le 19 juillet 1779, il mande à Sophie, que le temps orageux lui a procuré « un état d’oppression, auquel s’est joint de la fièvre, et quelques crachements de sang qui pouvaient le rendre inquiétant (1). Mais il a tonné et plu et cette explosion l’a soulagé. L’influence météorologique apparaît ici manifeste; mais cette hémoptysie se renouvelle à la saison froide : le 27 mars 1780, il crache, de nouveau, du sang « assez abondamment » et il en rend aussi dans les selles.
Quant à ses urines, elles sont le plus souvent mauvaises. Les reins, c’est là son point faible. La poitrine est-elle mieux, les reins sont plus douloureux et les coliques néphrétiques plus torturantes.
Il en a des accès fréquents (2) ; et sa vessie s’embarrasse chaque jour, « de façon à lui faire craindre qu’il s’y forme une pierre » (3).
Quel traitement suit-il contre cette pénible affection? Comme il ne croit guère aux drogues, il se médicamente peu; tout au plus, cédant aux ins-
adieux, le comte fut pris d’une hémorragie et, en embrassant son amie, remplit de sang sa calèche. (P. Cottin, Le roman d’amour de Sophie de Monnier et Mirabeau , 22-3.)