COIFFURES DE L’ÉPOQUE, NÉFASTES A LA CHEVELURE
( Collection de l’auteur )
MIRABEAU
Mais il dépense son éloquence en pure perte : Sophie ne nourrira pas son enfant.
Sans doute avait-elle ses raisons, mais elle nous les laisse ignorer. Les conséquences s’en font rapidement sentir : la petite Gabrielle-Sophie est très délicate, alors que ses père et mère sont sains et vigoureux; la faute en est, évidemment, au lait étranger, et aussi, semble-t-il, à la nourrice ellemême, qui ne règle pas son nourrisson et produit chez lui ces dévoiements, conséquence d’une trop grande avidité.
Dans sa paternelle sollicitude, Mirabeau supplée à l’ignorance de la mercenaire à qui on a confié son enfant. Constamment, il recommande qu’on lui rase la tête « et successivement, à mesure que les cheveux reviennent ». De la sorte, « sa tête sera toujours propre, la transpiration point arrêtée, et elle aura une forêt de cheveux. »
Mais, si on la rase, que ce soit un chirurgien qui s’en charge « la nature de son crâne n’étant point formée, et les enfants étant fort mobiles ».
Sur le chapitre de la propreté, Mirabeau n’émet qu’idées saines et judicieuses.
« ... Qu’on la lave beaucoup et toujours avec de l’eau froide; qu’on l’y plonge; elle frémira d’abord, elle s’y plaira ensuite : rien ne renforce comme cela les enfants (1) . »