‹ Médecins et empoisonneurs au XVIIe siècleChapitre 14 sur 22 · Plus tard, M™e c[e Montespan · texte numérisé non relu

Plus tard, M™e c[e Montespan

5. Marie-Charlotte de la Trémôille, mariée en 1662 au duc Bernard de Saxe-Weimar.

214 MÊDECmS. ET EMPOISONNEURS

Charles I" : « Comjne j'allais souvesnt dans son cloître, raconte M"*' de La Fayette (1), j'y vis la jeone princesse d'Angleterre dont Tesprit et le mérite me charmèrent. Cette connaissance me donna depuis rhonneivr de sa familiarité; en sorte que, quand elle fut mariée, j'e^us toutes les entrées particulières chez elle ; et quoique je fusse plus âgée de dix ans qu'elle, elle me témoigna jusqu'à la mort beaucoup de bonté et eut beaucoup d'égards pour moi...

Jamais princesse, écrivait-elle encore, n'a été également capable de se faire aimer des hommes et adorer des femmes. » L'entourage de Madame répondait donc à ses goûts ; on passait les après-dlner chez elle et on la suivait dans ses promenades. Au retour, le souper avait lieu chez Monsieur.

Une partie de la cour s'y rendait également pour entendre les divertissements de la comédie et du concert et participer au jeu de Monsieur. Henriette était le charme et

(1) Histoire d'Henriette d*Anglete7Te, préface pags 5..

LA mma es miaba'ke

la grâce de ces réuni oas. Louis XIV, si dédaig'B'eux jadis, fut séduit par ces be^ux yeux « qui paroissaient aiieiats du désir de plaire à ceux qui les regardoient et que chacun pouvoit croire attachés sur lui

seul.... (1) »

On s'en aperçut bien vite.

.Monsieur, d'un caractère envieux et jaloîux, s'ouvrit à la reine-mère sur le dépit qu'il ressemiait des assiduités du roi pour sa femme. De son côté, Anne d'Autriche ne craignit pas de faire des représentations à son fils. Il s'ensuivit des commérages de toutes sortes, dont Madame et le roi furent le sujet; et cependant leur liaison était tout amicEfle, car la primcesse ne voyait dans le plaisir de s' attacher son beau-frère qu'ia^n bttt d'agrément très légitime auquel sa n^ssanee et la supériorité de son caractère lui donnaient BatnreUemend: le droit d€ prétendre. Néanmoins Fuiu et l'autre résolureiri: de ne plus Laisser prise à la médisance ; et

(1) Mém, dûVabbê de Choisy, t. H, p. 28.

Page 1