‹ Medee tragedie en trois actes et en versChapitre 8 sur 56 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

GRÉUSE, la Nourrice, Canéphores.

creuse.

Déesse à la chaste ceinture,

Déesse au léger brodequin,

Reçois, avec ma chevelure,

Ces riants trésors du matin.

Ils croissaient dans une vallée Que jamais encore n’a foulée Le pied des troupeaux insultants ;

La faux respecte ses corbeilles,

Et l’aile ardente des abeilles Y voltige seule au printemps.

Semblable au vallon solitaire,

J’ai longtemps vécu sous tes yeux,

De mes jours n’ouvrant le mystère Qu’aux seuls rayons venus des deux :

Mais la vallée ombreuse et sainte A vu paraître en son enceinte Le coursier aux brûlants naseaux ;

Et soudain, saluant son maître,

Sous les pieds se plut à lui mettre Ses fleurs, ses tapis et ses eaux.

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