INE VIEILLE GLOIRE EX
ceux-là je n'existe plus ! moi, je n'ai rien qui me lie à ce nom que j'ai porte ; je ne suis plus moi... et ce qui reste de ma vie, de ma personne, ne s'attache plus à ce qui reste de cette réputation que j'ai désirée; jamais vous ne saurez mon nom. vous qui me voyez ici. Jamais ceux qui coiiiiurcnt mon nom, ne sauront où vit et meurt en ce moment celui qui l'a porté! Ne voulant pas être connu, je ne puis vous tracer qu'une faible esquisse de ma vie... Mais ce que je vois ici m'en rappelle trop vivement l'image, pour qu'il ne vous soit pas i'acile de me comprendre... J'étais comme lui, jeune, ardent, plein d'espoir, et comme lui aussi... j'étais aimé !... Les yeux d'Adelbert et de Pauline se rencontrèrent involontairement en ce moment... et ils rougirent tous deux... Madame de Salvy fil un mouvement, et la tante de la jeune fille |)àlitd"eflroi. Le vieillard avait tout vu, et il coiitiima. Pourtant une différence existait : j'étais moins jeune qu'AdelLert, déjà le travail avait occupé quelques années de ma vie, et, comme lui, il m'avait éloigné de tous les plaisirs de mon âge; et c'était au moment où toutes mes espérances allaient se réaliser, que ma santé, fatiguée par les veilles et l'attente des résultats de mes travaux, me contraignit de chercher le repos et l'air de la campagne. Ce lut au château qu'habitaient les parents de Sophie que j'allai passer un mois... Ils avaient été les amis de mes parents, qui n'étaient plus. Ma fortune était médiocre, la leur considérable, et Sophie, leur unique et chère enfant
13C 1 m; Miui.K (.loiuK i\ 1815.
tloslitiiT ;i l:i riclicsse, cl |iiiii\,iiit cliuisii |i;ii'iiii Ions les iiH'ilInirs |i,iilis de |;i iiKivilicc, jola les >('ii\ sur iiKii... sur iiii»i, dunl J;i ii.iissaiicc cL I.i l'oiluiic ne me pcinicll.iicril piis nicinc dVspcTrr...
Oh! je \()is cticcuc riiiiioccnlc cl adonible lillo, rayoïiiiaïUc (le joie, accourir à inni dans le parc, au milieu (le ces (leurs où je lui avais fait l'aveu involontaire de mon amour; j'élais là, rêveur cl Irisle; je parlais le lendemain... Sophie, oh! (lu'elle était charmante ! elle me cria de loin, cl toute tremblante de bonheur... : Mon i)ère consent... Ah ! le premier nu)uvementdemonàme l'ut pour l'amour, et le bonheur (ut éfîal de part cl d'autre! )la reconnaissance élait inlinie, et mes remercinients s'échappèrent de mon cœur avec transport.
Mais une condition élait imposée à ce mariage : il (allait habiter le château, à quarante lieues de l'aris, vivre dans la Camille toute l'année, être heureux là, et renoncer à mes rêves... prèls à se réaliser... Je ne refusai pas... je n'acceptai pas non plus... Je partis le lendemain... Sophie avait reçu mes coiiddences et mes serments, elle avait répondu en pleurant : J'attendrai!... J'étais amoureux comme un (ou de Sophie en moulant en voiture près du château... Ouaiid j'en descendis à l'aris , je pensais déjà à mes succès futurs.
Ils furent réels... le théâtre retentit plusieurs fois de suite d'ai)plaudissemeiits sincères accordés à mes ouvrages. l'Ius d'un livre attira cette altenlioii vive et curieuse qui s'attache aux productions