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lui-même, mais au momcnl où lotit allait se Icrminrr. lo pi('T('l fui suhilcinciil inaiidr à Paris. Mon |)èrc alU'iiii son retour à !}., i-l ce voyaj^c, qui ne dovail êlrc que de huit jours, se inoioiif^e d('|)uis deux mois! mais hélas! gagnerai je quelque chose au retour? mon père est sous i'inlliience de celle femme allière qui me lient. Oiie deviendrai je? La fièvre me revient chaque nuil, des insomnies ou des rêves cruels me lourmeiilenl. Ah ! j'cîspère qu'on ne peut vivre ainsi, et que si le terme de mes maux n'arrive pas bientôt, celui de ma vie ne se fera pas attendre longtemps.
Jusqu'au dernier soupir, ton amie
Céliive.
DE LA MEMi: A LA MEME.
Je t'écris bien vite, chère amie, car je puis enfin écrire librement et recevoir des lettres. Répondsmoi donc! Mais ajiprends ce qui s'esi. passe après ma dernière leMie. Mon courage était tellement abattu par rinquiélude et raltcnle, que j'éiais sans force, et ne quittais presque plus mon lit ; un jour madame Fille entre vivement et avec une expression de joie qui m'a fait doublement de bien en me montrant son afl'ection : 3Iademoiselle. il faut vous lever promptement, dit-elle, vous habiller , faire une toilette ; il y a du monde à dîner, monsieur
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votre père arrive, et il veut que vous paraissiez à table, et parée.
Étonnée d'abord, je ne pouvais croire à ses paroles; mais elle m'expliqua qu'une lettre de mon père avait appris à sa femme qu'il serait au château dans la journée, et que vers quatre heures ils recevraient le nouveau préfet. Oui, le préfet est changé; et celui qui devait passer ce jour-là près du château pour se rendre à B. a épousé la cousine germaine de ma mère. On avait su qu'elle voulait s'arrêter pour me voir, et on leur préparait une superbe réception à laquelle j'étais nécessaire...
J'avais à peine le temps de me préparer : je m'habillai avec soin ; et ma toilette était à peine finie que la voilure de mon père entrant dans la cour, on me fit dire de descendre. J'étais tremblante, mais mon père me tendit les bras affectueusement... et j'eus un moment de joie. A la même minute la voiture de 31. et madame de Saint-Valior arrivait, et ils purent voir mon entrevue avec mon père.
Il est impossible de dire tout l'intérêt que me montra madame de Saint- Valier, le soin avec lequel elle m'examina. Son mari aussi me parut plein de bienveillance; ils avaient avec eux un jeune homme, nommé 31. de Valblanc. qui ne me quittait pas des yeux... 3Ioi qui étais si oubliée, si dédaignée, je me vis bientôt l'objet de l'attention de tous, au milieu d'un cercle nombreux et brillant, qui d'abord m'a causé beaucoup d'embarras, et qui ensuite est