‹ Médérine (volume 2)Chapitre 4 sur 30 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

succès pojir être tlcpulL', et deux fois pour (Hrc académicien.

— Kt madame R***, qui a été enlevée à quarante-cinq ans par une maLidie nerveuse?

— Elle ne se dissimulait ])his qiu' sa jeunesse était passée : ou le lui avait prouvé.

— Mais madame de F***, morte à vin{ji-cinq ans d'une maladie de poitrine?

— Oh ! ne me parlez pas d'elle !... Il a fallu ilcuK années de larmes solitaires cl cachées pour détruire cette belle jeune femme sous les reproches d'un mari justement jaloux.

On se récria, tout en avouant que, pour ceux qu'on venait de nommer, ma mère pouvait avoir raison.

— S'il était possible, reprit-elle, de pénétrer dans l'intérieur des familles, d'y chercher, au fond du cœur de chacun, la plaie qui le ronge, il n'en est presque aucune où l'on ne découvrit quelqu'un de ces drames douloureux dont l'action détruit et dévore la paix et le bonheur; plaies secrètes, inguérissables, mortelles, recouvertes de sourires, de fêles, d'opulence et de mensonges.

— Vous voyez les choses aujourd'hui sous un bien triste aspect.

— Ah ! ma réflexion d'aujourd'hui est le fruit de l'expérience d'autrefois. 11 m'a été donné

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