LA FÊTE
mon sang est le véritable breuvage. En effet, la vie est dans le sang, et le sang de Jésus-Christ, Dieu et homme tout ensemble, porte en lui la vie divine et la vie humaine indissolublement nnies. Il verse donc cette double vie dans notre sang, lequel est chargé de tous les ferments transmis, dans la génération par nos parents , principes secrets de nos passions et de nos maladies. Le sang divin de Jésus-Christ infuse sa vertu purifiante dans la masse de ce sang 'plus ou moins impur; il en calme Tardeur, en neutralise les venins accumulés, en précipite les parties malsaines. Il y répand la grace> source intarissable de la pureté , de la chasteté. C'est le vin dont parle le prophète, qui fait germer les vierges (Zach., IX, 27) et qui donne au prêtre, au religieux, à la femme consacrée au Seigneur, la force de résister aux entraînements de la nature pour ne s'unir qu'au céleste époux.
Celui qui communie reçoit Tesprit de Jésus- Christ avec son corps et son sang, et par consé.quent TEsprit-Saint pénètre son esprit de la lumière du ciel. De là Tillumination de la foi, qui nous éclaire assez pour nous faire connaître ce que nous ne comprenons pas, ce qui la mélange . toujours de ténèbres; et à un degré supérieur,, celle de la contemplation des vérités éternelles, ao* cordée déjà en ce monde à quelques intelligences d'élite dont Dieu veut faire les hérauts de sa parole