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matière de dysenterie, le champ laissé à l'action utile dû sérum se montre assez large parce que l'infection demeure localisée au gros intestin ou à l'un de ses segments et que, d'autre part, l'intoxication ne crée pas souvent <lc- dangers immédiats. Nous avons vu des sujets traités au huitième, dixième, seizième jour de leur maladie, éprouver le soulagement habituel de ions les symptômes el guérir
250 VAILLARD ET DOPtER. — SÉROTHÉRAPIE ANTIDYSENTERIQÙE.
très rapidement (fig, 17 et 19). Mais encore le sérum doit-il
arriver à temps, avant la détresse irrémédiable de l'organisme, à celte période où la défense cellulaire peut bénéficier du secours qui lui arrive. Gomme on ne peut jamais prévoir la gravité ultérieure d'une dysenterie qui commence, il sera toujours prudent d'injecter le sérum de bonne heure. Encore faut-il aussi que le sérum soif donné en quantité convenable, proportionnée à l'intensité de l'infection. Si les doses faibles (20 centimètres cubes) suffisent habituellement aux cas moyens, elles restent au-dessous des nécessités dans les formes graves, surtout quand leur début date déjà de plusieurs jours. Ces formes dangereuses réclament impérieusement et d'emblée des doses fortes (50, 80, 100 centimètres cubes), et un traitement intensif : la guérison est à ce prix. Agir autrement, c'est favoriser des insuccès qu'il serait possible d'éviter (voir fig. 17, 18, 19).
Les formes prolongées ou chroniques de la dysenterie bacillaire ne bénéficient pas moins de la sérothérapie que les formes (ligues : des dysenteries OU diarrhées dysentériformes datant de plusieurs mois ont guéri rapidement sous J'influence du sérum, après avoir résisté jusquelà aux moyens médicamenteux.
Action du sérum sur les différents types du bacille dysentérique. — Des différences biologiques d'ordre secondaire ont permis
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Dysenterie grave; 3° injections de sérum.