Dysenterie grave; 13* jour; qualre injections de serai
Jusqu'à plus ample informé, ii n'y a donc pas lieu, pour l'application de la sérothérapie, de se préoccuper du type bacillaire en cause; L'essentiel esl de savoir que la dysenterie est de nature bacillaire.
Emploi du sérum pour la prévention de la dysenterie.
254 VA/LLARDETDOPTER.~SÉROTHËRAPIE ANTIDYSENTÉRIQUE.
— Le sérum qui guérit la dysenterie peut aussi en empêcher le développement.
Kruse (1) Ta déjà utilisé dans les conditions où son emploi prophylactique semhle le plus rationnel, c'est-à-dire pour prévenir l'extension delà maladie dans les familles atteintes. Sur 10 sujets injectés, un seul a contracté la dysenterie trois jours après l'administration de 2 centimètres cuhes de sérum ; Fauteur reconnaît que cette dose a été insuffisante et conseille de la porter à 5 centimètres cubes.
Pour Lùdke (2), l'application prophylactique du sérum ne serait guère indiquée en raison de la courte durée de l'immunisation ; il a vu, en effet, la dysenterie survenir deux à quatre semaines après l'injection. Un tel fait n'a rien d'imprévu, car on sait depuis longtemps que la préservation conférée parles sérums est éminemment temporaire et n'excède pas quinze à vingt jours. Chez les lapins traités préventivement par le sérum antidysentérique, l'immunité s'efface rapidement après huit à dix jours.
Mais la seule question qui importe au point de vue prophylactique est de savoir si le sérum antidysentérique est en état de préserver efficacement pendant un laps de temps suffisant pour légitimer son emploi. De cela on ne saurait douter après l'expérimentation chez le lapin : le sérum qui protège l'animal pendant huit à dix jours protégera bien l'homme pendant la même période s'il est injecté à dose convenable, et même plus longtemps si la dose est renouvelée en temps opportun.
Or, il est des circonstances nombreuses où son emploi sera non seulement utile, mais nécessaire. L'histoire de la dysenterie rurale montre avec quelle facilité et quelle fréquence cette maladie se propropage successivement aux occupants d'une maison où elle a pénétré, surtout aux enfants. Des familles entières sont ainsi décimées, parfois tous les enfants succombent. La gravité de la maladie chez les enfants et les sujets débiles justifie donc une mesure qui a si bien fait ses preuves pour la diphtérie, c'est-à-dire l'injection préventive du sérum. Dix centimètres cubes semblent une dose suffisante à une préservation minimale de huit à dix jours ; la durée de l'immunité pourra d'ailleurs être prolongée par une nouvelle injection si les circonstances l'exigent. Ainsi seront évitées ces épidémies de maison, si communes et parfois si meurtrières.
Modes demploi du sérum. — Le sérum antidysentérique préparé à L'Institut Pasteur ne contient aucun antiseptique et peut élit1 donné ù haute dose sans inconvénients; il contient, au minimum,
(h Kitusi:, Oie Blutserumlherapie ici der Dysenterie. (Deutsche med. Woeh., i (03). (.') Lodre, Centr. f. BakU, 1906-1906,