‹ Médicaments microbiens (volume 2)Chapitre 112 sur 185 · SÉROTHÉRAPIE DE LA MÉNINGITE ÉPIDÉMIQUE · texte numérisé non relu

SÉROTHÉRAPIE DE LA MÉNINGITE ÉPIDÉMIQUE

les D A. WASSERMANN ET A. LEBER

de l'Institut des Maladies infectieuses de Berlin.

La méningite épidémique (meningitis cerebrospmaiis epidemica), dont la spécificité fut reconnue pour la première fois en 1805, a fait des ravages considérables déjà dans l'antiquité, si l'on peut en croire Arethœus et Paul d'Egine. Cependant la connaissance un peu plus approfondie de la maladie date seulement de Tannée 1875. En effet, à deux périodes d'intensité moyenne (de 1815-1830 et de 1835-1850) a succédé une éruption plus grave, de 1854 à 1875. Depuis lors, cette maladie n'a plus disparu de l'Europe et, pendant l'hiver 1904- 1905, elle s'est propagée surtout en Silésie et dans les provinces voisines de laGalicie et de la Russie polonaise. Cette dernière épidémie, s'élevant à environ 3000 cas avec environ 2000 décès, a permis d'approfondir et de compléter nos connaissances au sujet de ce fléau terrible.

Bactériologie.

En 1887, Weichselbaum découvrit, dans le tissu des méninges et dans l'exsudat céphalo-rachidien de plusieurs individus atteints d'une afFection des méninges, un microorganisme qu'il considérait comme la cause de cette affection. Un peu plus tard cette bactérie fut trouvée durantune épidémie parmi les jeunes soldats à Stuttgart, de sorte que Jaeger également la regarda comme cause de la méningite épidémique.

Ces observations ont été confirmées par tous les auteurs dans la suite et il n'existe plus de doute maintenant que le Diplococcus intracellularismeningitidis, dénomination que Weichselbaum lui adonnée, représente l'agent pathogène de la méningite épidémique.

C'est un coccus très caractéristique, qui cependant présente assez de ressemblances avec le gonocoque. Dans les exsudais, on le trouve en général à l'intérieur des leucocytes, pourvu qu'on

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