‹ Médicaments microbiens (volume 2)Chapitre 20 sur 185 · BACTÉRTOTHÉRAPIE AVEC DES CULTURES EN BOUILLON · texte numérisé non relu

BACTÉRTOTHÉRAPIE AVEC DES CULTURES EN BOUILLON

e£, d'après les recherches de H. Tissier lui-même, l'alimentation végétarienne amène une plus grande abondance du Bacillus Welchii [perfringens) dans le contenu intestinal. Or, c'est le principal ennemi que renferme notre organisme et contre lequel on cherche à lutter. D'un autre côté l'abstention prolongée de tout aliment d'origine animale (lait, œufs, viande) amène souvent des résultats fâcheux. L'observation que j'ai faite sur moi-même, ainsi que dans mon entourage, m'a convaincu que ces aliments pris en quantité modérée sont réellement très utiles. En lisant l'autobiographie du célèbre philosophe anglais, Herbert Spencer (1), j'y ai trouvé quelques renseignements qui me confirment dans mon opinion. Encouragé par L'exemple de ses amis, il devint végétarien. Mais ce régime ne lui convenait pas, ainsi qu'il le dit lui-même. « Je commençai à devenir sceptique toutefois, en constatant qu'après six mois d'abstention de nourriture animale, notre ami Loch donna des signes manifestes d'affaiblissement. Sa voix est devenue tout à fait amoindrie et faible. » Écrivant à son père, H. Spencer disait : « J'ai à peu près décidé d'abandonner le végétarisme, tout au moins pour le présent. Je crois que ce relâchement sous les yeux vient de là » . Et il ajoute « La preuve la plus certaine que j'avais pâti se manifeste après coup. Je m'aperçus qu'il me fallut récrire tout ce que j'avais écrit pendant le temps où j'étais végétarien, parce que cela manquait tout à fait de vigueur » (p. 157).

Le traitement de Cohendy est sous ce rapport beaucoup moins rigoureux que celui de Tissier, car il trouve inutile l'abstention complète de la nourriture animale et ne défend la viande que pour le repas du soir. Les résultats si favorables du Dl Grekoff ont été obtenus chez des malades qui prenaient tous les jours une bouteille de lait et de la soupe aux poules. Dans une conférence, publiée récemment, von JNoorden (2) se prononce aussi contre le végétarisme trop absolu et contre l'abstention de la nourriture animale.

Un autre point de différence entre les procédés de bactériothérapie consiste dans le choix des microbes. Tantôt ce sont les bacilles para- Lactiques et le bacille bulgare en symbiose (laCtobacilline), tantôt c'est le bacille bulgare seul, tantôt le bacille paralactique seul ou en symbiose avec le Bacillus bifidus. 11 est établi que tous ces microbes agissent bien, mais les recherches ultérieures pourront encore compléter les notions actuelles et amèneront peut-être la découverte de quelque nouveau microbe particulièrement bienfaisant.

1 1 1 lli-hi-.mi Spekcrr, Une autobiographie, traduction par II. ds Vakigp^ . Paris, 1907. (2) Afedicinische KUnik, 1908, p. i.

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