‹ Médicaments microbiens (volume 2)Chapitre 23 sur 185 · MECANISME DE L'ACTION DES MICROBES LACTIQUES · texte numérisé non relu

MECANISME DE L'ACTION DES MICROBES LACTIQUES

fièvre récurrente et qu'il ne peut contracter lasyphilis quelorsqu'on lui inocule le virus dans l'œil.

L'expérience séculaire de tant de peuples qui se nourrissent avec des laits aigris est là pour démontrer l'utilité et l'absence de danger de ce régime. Les recherches cliniques qui se multiplient dans ces derniers temps confirment ce résultat.

Ln résumé, les microbes lactiques, pris avec du lait ou avec des bouillons de composition diverse, pendant un temps plus ou moins long, constituent un remède indiqué dans toutes les affections dues aux putréfactions intestinales, remède très souvent bienfaisant et inoffensif.

VACCINATION ANTIVARIOLIQUE

E. SACOUÉPÉE

Professeur agrégé au Val-de-Grâce.

La vaccine est une maladie donnée à l'homme dans le but de le préserver de la variole. On provoque la vaccine en inoculant le vaccin ; cette opération constitue la vaccination (1).

Historique. — C'est incontestablement au médecin anglais Jenner que revient tout le mérite de la découverte de la vaccine. Sans doute avant lui des traditions anciennes chez divers peuples permettent-elles de supposer que la vaccine n'était pas complètement inconnue : elle était pratiquée en Perse, dans la tribu des Elliaats (Bruce), dans la Cordillière des Andes (Humboldt), peut-être môme était-elle connue dès la plus haute antiquité. En Angleterre même, certains médecins, tels Sutton et Fewster(1768) avaient constaté que les personnes atteintes de cow-pox étaient réfractaires à la variole. Mais il était réservé à Jenner de comprendre l'importance primordiale de la vaccination, d'établir sa valeur sur des bases expérimentales et cliniques rigoureuses, et de l'imposer par l'ardeur de sa foi.

Médecin du Glowcesthire, Jenner (1) hérita d'une tradition locale suivant laquelleles sujets atteints d'une maladie des vaches, le cowpox, étaient immunisés contre la variole. C'était alors en Angleterre le règne de la variolisation, et Jenner n'eut point de peine à vérifier expérimentalement le bien fondé de la tradition populaire. 11 établit ensuite que le cow-pox peut être inoculé de la vache à l'homme, en provoquant chez ce dernier une affection locale pustuleuse (vaccine, man-pox) analogue au cow-pox; le produit de la pustule, prélevé sur l'homme, et inoculé à d'autres personnes, provoque à nouveau et

il) Gel article étant écrit au point de vue pratique, il ne sera pas traité ici diverses questions ne répondant i>as à ce but ; telles la variolisation, les rapports de la variole et de la vaccine, la nature de l'agent vaccinal, ['origine de la vaccine, etc. : questions palpitantes d'intérêt, mais qui sortent de notre cadre.

Pour la bibliographie, le lecteur voudra bien consulter, outre les auteurs cités au cours de l'article: Layet, YVarlomont, Hubi.k, Delobei. et Cozette, Traités de la vaccine; Longkt,

1 art. Vaccine <lu Dictionnaire Dechambre et du Dictionnaire Jaccood ; Vaillard, .Ma-

nuel pratique de vaccination animale ; Surmont, Goinon, art. Vaccine des Traités de médecine m, Gilbert, Thoihot. — Gharcot, Bouchard ; Sallard, arl. Vaccine du Manuel <le

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