‹ Médicaments microbiens (volume 2)Chapitre 57 sur 185 · TRAITEMENT DE LA RAGE DÉCLARÉE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE LA RAGE DÉCLARÉE

pastorienne n'est nullement capable de favoriser l'éclosion de la rage chez les personnes en incubation.

1° Certains mordus viennent suivre le traitement antirabique alors qu'ils présentent déjà, du côté de la morsure, des phénomènes objectifs et subjectifs considérés ajuste titre comme prémonitoires |irougeur, turgescence, douleurs lancinantes, sensations de piqûre, de brûlure, etc.). D'autres fois ces symptômes se manifestent au cours des inoculations. Si la méthode pastorienne était capable de donner un coup de fouet à la maladie, ce serait assurément dans des cas semblables. Or il arrive fréquemment que, soumis à un traitement intensif, ces mordus échappent à la rage.

2° L'action favorisante du traitement pastorien devrait être d'autant plus marquée que celui-ci est plus intense. Or, c'est le contraire qui se produit. Un traitement intensif diminue non seulement les insuccès vrais, mais encore les cas de mort pendant la cure ou pendant la quinzaine qui suit.

3° En principe, tous les mordus qui suivent le traitement pastorien sont en incubation de rage. Dès lors, pourquoi l'action prédisposante est-elle si exceptionnelle et ne s'observe-t-elle jamais dans les cas bénins ?

Nous ne croyons donc pas que le traitement antirabique puisse favoriser l'éclosion de la maladie chez une personne en incubation. Le réveil du paludisme sous l'influence du traitement antirabique est incontestable. Là se borne, semble-t-il» tout le pouvoir favorisant de la méthode pastorienne.

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