II. Dans S cas, le tétanos est survenu du IIe au 1/* joui
après l'injection du sérum.
Obs. 1 de Jacobson et Pease. 1 1 jours.
Obs. 5 — — .11 —
— de Reynier H —
— do Reclus H —
Obs. de bougie 13 jours.
— de Monod 14 —
— de Reynier 14 —
— de Maunoury. . . 14 —
III, Dans 13 cas, le tétanos est survenu du 2e au 10* joui
après l'injection du sérum.
Obs. de Vidal 2 jours
— de HaltenholT.
— Krafft
— Gronda . . .
— Mauclairc.
— Lotheisen.
2 j. 4/ 2 5 jours ti —
G jours.
Obs. de Kustcr ....
— Bar 7 —
— Wendel 7 —
— TerrieretMercadé. 8 —
— Thiéry 9 —
— Lop 9 —
— Tixicr du 8' au 10' —
(1) Reynier, Société tle Chirurgie, 1907, p. 089.
(2) Sutter, Arch. f. Iclin . Chir., 1903, p. 113.
(3) Jacobson et Pease, Annota nf Surgerij, 1900.
(4) Lotheisen. IPic/i. Iclin. Il och,, n° 21, 1900,
VAILLATtD. — SÉROTHÉRAPIE ANTITÉTANIQUE.
Il est de notion vulgaire que l'immunité conférée par le sérum est ersentiellemenL provisoire et s’efface après un laps de temps toujours court, Dehne et Hamburger ont établi que, chez l'homme auquel on injecte de 12 à 18 centimètres cubes de sérum, la quantité d'antitoxine circulant dans le sang demeure à peu près fixe pendant près d une semaine pour tomber ensuite rapidement en deux à six jours. Les 10 faits où le tétanos est survenu du dix-septième au quatrevingt-septième jour après l’injection préventive ne peuvent donc être retenus comme des insuccès delà méthode, puisque l'antitoxine n existait certainement plus dans le sang des sujets bien avant le moment où la maladie s’est déclarée; la faute n’en est pas au sérum.
Une critique de même genre s’adresse aux 8 faits où le tétanos s’est produit entre le onzième et le quatorzième jour aprèsl'injection du sérum, c’est-à-dire à un moment où l’antitoxine introduite dans le sang avait subi vraisemblablement cette chute rapide constatée par Dehne et Hamburger. Encore faut-il ajouter que les recherches de ces auteurs oui porté sur des sujets ayant reçu de 12 à 18 centimètres cubes de sérum ; or, à six de ces huit blessés, il n’avait été injecté que 10 et même 7 centimètres cubes de sérum (cas de Reclus'. L antitoxine ne se trouvait donc plus en quantité suffisante dans le sang pour neutraliser le poison que le bacille sécrétait dans la plaie. L’issue eût pu être différente si l’injection de sérum avait été renouvelée en temps opportun.
Resten 1 1 3 cas où le tétanos a éclaté de deux à dix jours après l'injection du sérum, c’est-à-dire dans ce délai de préservation qu’il est possible de demander à l’antitoxine. Un d’eux doit être récusé, car le chirurgien (cas de Lop) s’est borné à saupoudrer la plaie arec du sérum sec, ce qui n’équivaut pas à l’injection du sérum liquide. Suivant la très juste remarque de Tuffier, il en est alors du sérum sec comme de la strychnine déposée sur la plaie d'un chien : sur une plaie à nu, la strychnine est rapidement absorbée et produit l'intoxication ; sur une plaie recouverte de gaze aseptique, la strychnine est absorbée, non par la plaie, mais par le pansement, et l'animal ne présente aucun accident. Le cas de Wendel est particulièrement ci Lé par Reynier comme une preuve de l’impuissance des injections préventives. Un serviteur du laboratoire de Behring se blesse avec un instrument portant de la toxine tétanique. L’injection de sérum est aussitôt pratiquée et un tétanos léger apparaît le septième jour; le malade guérit. Cette survenance d’un tétanos léger était facile à prévoir d’après les expériences de laboratoire, car la toxine s'absorbe plus vite que le sérum. Si à un cobaye on injecte simultanément . mais